Présenté comme un équipement unique en Europe, le Pôle de Référence Inclusif Sportif Métropolitain (PRISME) a été inauguré ce samedi 1er février 2025 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Comme un signe supplémentaire de l’héritage des Jeux de Paris 2024, les agitos paralympiques trônent désormais en bordure du parvis de l’imposante structure.

Six ans après le dévoilement du projet et un peu plus de deux ans après la pose de la première pierre de l’édifice, le PRISME a été officiellement inauguré en fin de semaine dernière.
La cérémonie s’est déroulée en présence d’élus locaux et régionaux, parmi lesquels Abdel Sadi, Maire de Bobigny, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, ou encore Valérie Pécresse, Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France, avec aussi la participation de Marie Barsacq, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et de Tony Estanguet qui, après avoir été à la tête du Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024, s’apprête à effectuer son retour au sein du Comité International Olympique (CIO).

Conçu pour être le premier centre européen dédié à une pratique sportive totalement inclusive, le PRISME se déploie sur quelques 13 000 m² entre le Stade de la Motte, l’Hôpital Avicenne et le site de l’Université Sorbonne – Paris Nord.
Au cœur de ce vaste complexe qui pourrait accueillir pas moins de 18 000 sportifs valides ou en situation de handicap, plusieurs équipements ont été agencés, comprenant des terrains multi-usages pour la pratique du handball, du basket 3×3, du volley, du badminton ou du futsal, sans compter également un dojo pour les arts martiaux, une salle d’armes disposant de six pistes pour l’escrime, ou encore d’une salle de boccia.
Une piste d’athlétisme de 50 mètres a aussi été aménagée dans ce nouvel écrin, de même qu’une salle de cours collectifs destinée à la danse, au yoga et au fitness. Une salle d’escalade, une salle de musculation, et un bassin d’apprentissage pour la natation complètent l’ouvrage sur sa dimension sportive.
Car au-delà de ces équipements sportifs de pointe, le PRISME dispose par ailleurs d’un pôle de ressources et de formation consacré au sport inclusif, de salles pour des séminaires, et d’un restaurant.
Autre installation-phare de l’ouvrage, un pôle médical et de recherche offre tout un panel d’équipements comprenant un plateau de recherche et d’innovation pédagogique, un plateau de kinésithérapie et de rééducation, un espace de balnéothérapie, une salle équipée de plateformes de force pour l’analyse et l’entraînement, sans oublier également deux cabinets médicaux.
Accessible au grand public – avec au besoin la mise à disposition gratuite de fauteuils et des espaces multi-sensoriels pour favoriser l’autonomie des usagers – le PRISME se démarque dans le paysage par son implantation voulue comme exemplaire en matière de durabilité.
De fait, les acteurs du projet au premiers rangs desquels le Conseil Départemental ont veillé à la prise en considération de la gestion des eaux pluviales, au respect des critères de construction bas carbone, mais aussi à la valorisation de 70% des déchets issus du chantier.
L’aménagement intérieur et extérieur répond lui aussi à cet engagement d’un projet ancré dans la transition écologique, avec une parcelle végétalisée à hauteur de 65%, se traduisant en particulier par la plantation de 52 arbres, la disposition de patios intérieurs et la végétalisation de la toiture.
Pour mener à bien ce chantier d’envergure – en parallèle des autres travaux réalisés en Seine-Saint-Denis dans l’optique des Jeux Olympiques et Paralympiques de l’an passé – les porteurs du projet se sont mobilisés autour d’une enveloppe budgétaire de quelques 55,4 millions d’euros.
Principal financeur de l’ouvrage qui a accueilli à l’été 2024 les entraînements des équipes de handball, le Département de la Seine-Saint-Denis a contribué à lui seul pour 31,617 millions d’euros, tandis que la Métropole du Grand Paris a abondé pour 13 millions d’euros. Derrière, la Région Île-de-France a participé au chantier à hauteur de 4 millions d’euros et la Ville de Bobigny pour 500 000 euros.
A noter également le concours de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) pour 4,283 millions d’euros et l’appui du Fonds de Solidarité Interdépartemental d’Investissement (FS2i) pour 2 millions d’euros.

Comme l’a exposé Stéphane Troussel, à la tête de l’institution ayant assuré la maîtrise d’ouvrage, avec le Groupement Demathieu Bard en qualité de maître d’œuvre et l’expertise des cabinets Gulizzi Architecte et Agence Romeo Architecture :
Après l’immense succès populaire des Jeux Olympiques et Paralympiques cet été, place à l’héritage.
L’histoire continue de s’écrire en Seine-Saint-Denis avec l’ouverture du PRISME qui est l’un des héritages majeurs de Paris 2024 et qui offre un espace de pratique sportive et para-sportive unique en Europe, pensé pour l’accueil de toutes et tous.
Présente au cœur des préparatifs de Paris 2024 avant d’accéder aux fonctions de Ministre, Marie Barsacq a également vanté les atouts de ce nouvel équipement francilien.
Comme l’a souligné celle qui fut Directrice Exécutive de l’Impact et de l’Héritage au sein du COJO de Paris 2024 :
C’est un superbe exemple de l’ambition d’héritage qui animait tous les acteurs : profiter des Jeux pour rénover ou construire des équipements sportifs au bénéfice des citoyens, notamment ceux qui vivent avec un handicap.
Le PRISME, grâce à sa conception universelle et ses solutions innovantes, va faciliter les pratiques de nombreux sports et para-sports, de la pratique amateur jusqu’au haut niveau.
Au moment où les Jeux Paralympiques ont fortement renforcé l’envie de sport chez les personnes en situation de handicap, nous nous donnons les moyens de mettre plus de sport dans la vie de tous les Français.

L’inauguration du PRISME avait été précédé, au cours des derniers mois, par l’agencement en bordure du parvis, des agitos paralympiques.
Après avoir été hissés au sommet de l’Arc de Triomphe dans la perspective des Jeux Paralympiques de Paris 2024 en offrant une visibilité sans précédent à l’événement, le symbole paralympique avait un temps été envisagé du côté du siège du Conseil Régional d’Île-de-France à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).
A l’issue du rendez-vous paralympique, les agitos ont finalement été présentés à Bobigny au mois de septembre 2024, avec non pas une disposition sur la façade du PRISME comme cela a pu être évoqué, mais une installation en bordure du parvis eu égard au poids conséquent de l’ouvrage, chacun des pétales composant les agitos pesant près de 1,5 tonne.
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