Positionnés au sommet de l’Arc de Triomphe à l’occasion des Jeux de Paris 2024, les agitos paralympiques ont été déposés du célèbre monument pour rejoindre la Seine-Saint-Denis où ils orneront bientôt la façade du Pôle de Référence Inclusif Sportif Métropolitain (PRISME) à Bobigny.

Depuis la fin du mois de juin, les agitos paralympiques étaient visibles au-dessus de la Place de l’Étoile, au haut de l’Avenue des Champs-Élysées à Paris (8e arrondissement), tel un écho aux anneaux olympiques quant à eux installés entre le premier et le deuxième étage de la Tour Eiffel (7e).
Une structure monumentale de 12 mètres de largeur pour 9 mètres de hauteur avait alors été agencée sans percement du monument historique et ce, afin de maintenir chacun des pétales composant les agitos, d’un poids unitaire de 1,5 tonne pour 6,7 mètres de haut et 2,5 mètres de large.
Héritage des Jeux Paralympiques de 2024 – qui ont été une référence selon le Président du Comité International Paralympique (IPC) – les agitos de l’Arc de Triomphe restaient depuis la clôture de l’événement en attente d’un nouveau point de chute.
Aussi, en accord avec l’IPC et le Comité d’Organisation des Jeux (COJO), les trois pétales ont pris cette semaine le chemin du Département de la Seine-Saint-Denis.
Un temps espéré du côté du siège du Conseil Régional d’Île-de-France à Saint-Ouen, ils ont finalement été disposés sur le parvis du PRISME à Bobigny au cours d’une opération effectuée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2024.
Dans les prochaines semaines, un remontage complet sera engagé pour permettre une installation pérenne sur la façade du bâtiment conçu comme un témoignage des Jeux Paralympiques et un site unique en Europe du fait de sa multifonctionnalité, de son caractère inclusif et de sa vocation prioritaire en direction des personnes en situation de handicap et dont l’inauguration aura lieu d’ici la fin de l’année 2024.
Comme l’a fait savoir Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, qui a œuvré pour la récupération des agitos sur son territoire :
Cet emblème paralympique, symbole puissant d’inclusion, ne termine pas son parcours en Seine-Saint-Denis par hasard. Nous avons voulu faire de ces Jeux un événement inclusif et populaire. Et c’est une réussite !
Ces agitos viennent compléter cet héritage pour lequel, avec Emmanuel Constant, Vice-Président du Département en charge des Jeux Olympiques et Paralympiques, nous nous battons depuis le premier jour.

Si les agitos de l’Arc de Triomphe ont quitté la capitale, cette dernière disposera également du symbole paralympique dans un avenir proche.
Comme l’a en effet annoncé la Maire de Paris lors d’une conférence de presse conduite plus tôt ce mois-ci, le symbole paralympique pourrait être installé face à la statue du Général de Gaulle, près de la sortie de métro Champs-Élysées – Clemenceau non loin du Grand Palais (8e) qui fut l’un des principaux théâtres des compétitions olympiques et paralympiques de Paris 2024, avec l’accueil successif des épreuves d’escrime et de taekwondo, puis d’escrime-fauteuil et de para-taekwondo.
A l’instar des anneaux olympiques qui demeureront sur la Tour Eiffel après la dépose de l’imposante structure actuelle de 30 tonnes, les agitos resteront dans la « Ville Lumière » au moins jusqu’en 2028, échéance des prochains Jeux d’été qui auront lieu à Los Angeles (Californie, États-Unis).
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