Faisant suite à l’annonce de Thomas Bach de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du Comité International Olympique (CIO), l’institution a publié ce mardi 13 août 2024 les Directives entourant le processus d’élection du futur Président en vue du scrutin du mois de mars 2025.

Qui se portera candidat à la succession de Thomas Bach à la présidence de la puissante institution qu’est le CIO ?
Si certains noms reviennent régulièrement, la liste officielle des prétendants ne sera annoncée que le 16 septembre 2024, soit dans à peine plus d’un mois et ce, au lendemain de la date limite pour déposer les candidatures.
Dans une lettre adressée au Président Thomas Bach, les prétendants devront en effet faire connaître leur intention de se porter candidat au plus tard le 15 septembre.
Par suite, la campagne électorale débutera dès la publication de la liste des candidats, liste qui comprendra en sus des éléments biographiques de chacun desdits candidats. Cette campagne sera supervisée par le Chief Officer éthique et conformité (CECO) du CIO et reposera sur le respect de Directives dont les contours ont été précisés dans un document de neuf pages adressées à l’ensemble des membres du CIO.
Les candidats devront de facto se conformer auxdites Directives destinées à garantir la stabilité du scrutin qui se déroulera dans le cadre de la 143e Session du CIO prévue du 18 au 21 mars 2025 à Athènes (Grèce).
Dans le détail, les Directives dévoilées ce mardi 13 août 2024 s’appuient sur la Charte Olympique et le Code d’éthique du CIO pour in fine poser les jalons de la campagne concernant la promotion des candidatures – notamment à l’heure des réseaux sociaux – et les rapports entre les candidats et les autres membres du CIO. Cela se traduit en particulier par une limitation et un contrôle des voyages des candidats, l’absence de réunions publiques, ou encore l’interdiction ferme de bénéficier d’une quelconque aide financière, matérielle ou en nature, ou bien de formuler des promesses ou de fournir des cadeaux aux membres du CIO.
Le document intégrant les Directives expose par ailleurs les règles en matière de neutralité dans le cadre des relations entre les candidats et les diverses composantes du Mouvement olympique. Il en est de même en ce qui concerne les rapports avec les médias, avec l’administration du CIO, ainsi qu’avec les autres candidats, le tout dans un souci de respect mutuel dans l’intérêt de l’institution olympique.
De fait, tout manquement ou toute infraction pourra donner lieu à la mise en œuvre de sanctions à l’égard du candidat contrevenant ou d’un membre du CIO épinglé. Les sanctions prévues pourront dès lors aller d’une observation ou d’un simple avertissement en cas de manquement, au retrait du droit de participer au vote, à l’exclusion de la liste des candidats en passant par la demande d’excuses publiques en cas de manquement grave.
Il est à noter enfin que les candidats au poste de Président du CIO seront invités à présenter leur projet respectif devant leurs pairs au cours d’une séquence orale qui se tiendra du 20 au 24 janvier 2025 à Lausanne (Suisse).

En 2013, pas moins de six candidats avaient fait part d’un intérêt pour prendre le relais de Jacques Rogge qui, comme Thomas Bach cette année, achevait à l’époque un double mandat après avoir pris la suite de Juan Antonio Samaranch en 2001.
Outre Thomas Bach, qui fit figure à juste titre de favori, Sergey Bubka, Richard Carrion, Ser Miang Ng, Denis Oswald et Ching-kuo Wu s’étaient également portés candidats.
Au jour du scrutin, l’ancien bras droit de Jacques Rogge se détacha dès le premier tour, en raflant 43 suffrages, contre 23 pour Richard Carrion, 8 pour Sergey Bubka, 7 pour Denis Oswald et 6 chacun pour Ser Miang Ng et Ching-kuo Wu. Après un tour intermédiaire destiné à départager les deux candidats ayant obtenu une égalité de votes en queue de peloton, Thomas Bach s’était confortablement imposé au second tour par 49 voix, contre 29 pour Richard Carrion, 6 pour Ser Miang Ng, 5 pour Denis Oswald et 4 pour Sergey Bubka.
En mars 2021, la course à la présidence fut en revanche inexistante, Thomas Bach étant alors seul candidat à sa propre succession.
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