A l’issue d’un processus de sélection ayant mobilisé l’ensemble des athlètes composant la délégation française pour les Jeux Olympiques et Paralympiques, les deux binômes constituant les porte-drapeaux pour Paris 2024 ont été dévoilés cette semaine.

Pour sélectionner les porte-drapeaux tricolores dans la perspective des Jeux d’été de Paris 2024, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) avaient pris la décision d’installer un processus inédit, puisque répondant aux mêmes modalités pour la dimension olympique et pour le volet paralympique, avec de surcroît le souci de proposer deux binômes incarnant la parité.
Aussi, ledit processus formulé ces derniers mois a conduit à l’élection par les athlètes de Mélina Robert-Michon (athlétisme) et de Florent Manaudou (natation) pour être les deux porte-drapeaux de la délégation olympique au soir de la Cérémonie d’ouverture, vendredi 26 juillet 2024. Concernant la soirée inaugurale des Jeux Paralympiques, le 28 août prochain, les suffrages des para-athlètes se sont portés sur Nantenin Keïta (para-athlétisme) et Alexis Hanquinquant (para-triathlon).
Pour Mélina Robert-Michon, la désignation en qualité de porte-drapeau apparaissait comme une évidence, tant au regard de sa détermination et de son état d’esprit, que de son expérience des Jeux. Spécialiste du lancer de disque conciliant sa vie de famille avec son statut d’athlète de haut niveau, elle a été médaillée d’argent aux Jeux de Rio 2016 et demeure la détentrice du record de France. Ayant participé à toutes les éditions des Jeux depuis Sydney 2000, Mélina Robert-Michon sera donc présente pour la septième fois sur la scène des Jeux, soit une longévité remarquable dans l’athlétisme.
Pour Florent Manaudou, l’élection au rang de porte-drapeau constitue une consécration à l’aune d’une riche carrière qu’il a su déployer dans la foulée des performances de sa sœur, Laure. Champion olympique du 50 mètres nage libre aux Jeux de Londres 2012, puis médaillé d’argent sur cette même distance à Rio 2016 et Tokyo 2020, Florent Manaudou a par ailleurs glané quatre titres de Champion du Monde en grand bassin et six titres de Champion d’Europe, avant d’être choisi comme le premier porteur de la flamme olympique de Paris 2024 à son arrivée dans l’Hexagone.
Du côté des porte-drapeaux paralympiques, Nantenin Keïta est l’une des personnalités incontournables du para-athlétisme. Forte de quatre médailles paralympiques, elle a ainsi remporté le titre sur 400 mètres aux Jeux de Rio 2016, après avoir remporté le bronze aux Jeux de Pékin 2008. Cette même année 2008, elle remporta aussi la médaille d’argent sur le 200 mètres, tandis qu’elle fut par la suite auréolée du bronze sur 100 mètres à Londres 2012. Tout comme Florent Manaudou, Nantenin Keïta a récemment eu le privilège de porter la flamme olympique en étant la deuxième relayeuse sur le sol français.
Multiple médaillé depuis 2016 et sa participation à ses premiers Championnats de France, Alexis Hanquinquant est quant à lui un para-triathlète d’envergure au parcours de vie singulier. Après un grave accident du travail, il s’oriente en effet en direction du sport de haut niveau et se lance ainsi dans la pratique du para-triathlon en 2015. Depuis, sa carrière a pris un envol spectaculaire, avec six titres de Champion de France dans la catégorie PTS4, mais encore six titres de Champion d’Europe et six titres de Champion du Monde, avant de devenir Champion Paralympique aux Jeux de Tokyo 2020, les premiers auxquels il a pris part.

Figures populaires et représentants de leur sport respectif, les quatre athlètes seront les têtes d’affiche de l’imposante armada tricolore qui déferlera sur les Jeux de Paris 2024.
D’ailleurs, pour les Jeux Olympiques, la France pourra compter sur pas moins de 571 athlètes et 51 athlètes remplaçants avec une dynamique certaine du fait de l’organisation des Jeux à domicile. De fait, les 32 Fédérations olympiques françaises vont engager des athlètes, permettant à la France de pouvoir aligner des compétiteurs dans toutes les disciplines.
Si les Jeux de Paris 2024 resteront dans l’histoire comme étant les premiers à établir une parité parfaite, avec 5 250 hommes et 5 250 femmes, le CNOSF atteint presque cette parité, avec tout de même un peu plus de compétiteurs (289 athlètes titulaires, soit 50,6%) que de compétitrices (282, soit 49,4%).
Sur l’ensemble de la délégation olympique française, il est en outre à noter que la moyenne d’âge est de 26,8 ans, avec un contingent composé d’athlètes âgés de 14 à 48 ans.
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