Paris 2024 : Le Conseil de Paris va acter une montée en puissance des investissements

Jusqu’au 17 décembre inclus, le Conseil de Paris va examiner plusieurs centaines de délibérations et sera surtout amené à débattre et à voter sur le budget primitif pour l’année 2021. Une année qui sera marquée par des investissements en hausse concernant les préparatifs d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

(Crédits – Henri Garat / Ville de Paris)

A mesure que l’échéance des Jeux de Paris 2024 approche, les décideurs publics engagent des moyens de plus en plus conséquents pour parvenir à livrer l’ensemble des sites et des prestations attendus à l’été 2024.

Aussi, tandis que la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) a récemment annoncé un budget en sensible croissance à plus de 311 millions d’euros, la Ville de Paris s’apprête cette semaine à voter des dépenses de fonctionnement et d’investissement qui consolideront la participation de la capitale dans l’organisation du plus grand événement sportif au monde.

De fait, 4,3 millions d’euros sont mentionnés dans le cadre des dépenses de fonctionnement, représentant une hausse de 1,1 million d’euros par rapport au budget 2020.

Dans cette section de fonctionnement, la Ville de Paris prévoit trois nouveaux postes liés aux préparatifs des Jeux. Concrètement, un poste est annoncé pour l’organisation de l’Olympiade culturelle et deux postes sont prévus au sein de la Délégation Générale aux Jeux Olympiques et Paralympiques et aux Grands Événements (DGJOPGE) pour coordonner les projets « Célébrations » et « Volontaires ».

Avec la tenue des Jeux au cœur de la « Ville Lumière » et en Seine-Saint-Denis, plusieurs live-sites sont en effet planifiés, dont l’un au niveau du Trocadéro et un autre le long de la Seine. et des manifestations culturelles sont aussi à prévoir selon les modalités fixées conjointement avec le Comité International Olympique (CIO) au travers du Contrat Ville-Hôte. Sur le volet des volontaires, si le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) prévoit de s’appuyer sur 70 000 personnes, Paris devrait, à l’instar de toutes les Villes Olympiques, établir un programme municipal spécifique destiné notamment à l’information des voyageurs-spectateurs à leur arrivée dans la capitale.

Journées Olympiques 2017 à Paris (Crédits – Sport & Société)

Au-delà des frais de fonctionnement, quelques 55,4 millions d’euros seront surtout déboursés par Paris au titre des dépenses d’investissement en 2021, soit une hausse de 14,4 millions sur un an.

Dans le détail, 18,6 millions d’euros seront directement versés à la SOLIDEO pour contribuer aux actions de cette dernière sur l’année à venir, sans compter 24,4 millions d’euros qui sont aujourd’hui projetés pour l’aménagement de l’Aréna de la Porte de la Chapelle dans le 18e arrondissement.

Pour cet équipement structurant – que la Ville de Paris a décidé dès 2016 de porter indépendamment de l’obtention des Jeux – 3 millions d’euros vont ainsi être alloués pour le solde des études de conception, tandis que 7,7 millions d’euros sont prévus pour assurer la finalisation des travaux préparatoires. Enfin, 13,7 millions d’euros vont être orientés pour permettre le lancement des travaux de construction de l’ouvrage de 8 000 places qui, au moment des JO 2024, sera amené à recevoir la gymnastique rythmique, le tournoi de badminton, ainsi que les épreuves de para-haltérophilie et le tournoi de para-badminton, avant de devenir un équipement multifonctionnel majeur du Nord de la capitale.

Des dépenses portant sur des initiatives de la Ville de Paris en relation avec la tenue prochaine des Jeux seront par ailleurs réalisées en 2021.

Ainsi, sur les 4,9 millions d’euros de subventions programmées pour l’accès à l’emploi, 700 000 euros devraient être alloués au financement du programme « Toutes championnes, tous champions » ayant pour objectif de proposer à 1 000 personnes un parcours de formation dans l’optique des Jeux. Toujours sur cette thématique de l’emploi et de l’insertion, une enveloppe de 1,5 million d’euros devrait être accordée pour le programme « Paris Tous en Jeux » qui entend former annuellement 1 000 Parisiens éloignés de l’emploi en direction d’offres de formation aux métiers liés aux Jeux de 2024.

Visuel de l’Aréna de la Porte de la Chapelle (Crédits – SCAU / NP2F)

En ce qui concerne cette fois les recettes qui seront perçues par la Ville de Paris, 43,6 millions d’euros seront versés par la SOLIDEO, soit une hausse conséquente par rapport au versement effectué au cours de l’année 2020 (12,2 millions d’euros).

Durant l’année à venir, l’autorité chargée de superviser la livraison des sites – avec la participation financière de l’État et des Collectivités Territoriales associées à l’ambition olympique et paralympique tricolore – apportera dès lors 26 millions d’euros pour le financement de l’Aréna de la Porte de la Chapelle, 12 millions d’euros pour les sites d’entraînement présents sur le territoire parisien, et 600 000 euros pour la sanctuarisation des voies olympiques qui serviront au transport des athlètes et des officiels en 2024. En outre, pour le Stade Pierre de Coubertin (16e arrondissement), dont la rénovation actée en 2018 doit permettre de faire de cet équipement une installation moderne et accessible pour l’organisation d’événements handisport, la SOLIDEO abondera à hauteur de 5 millions d’euros.

Alors que dans le document de présentation du budget 2021 de la Ville de Paris, le financement du Mur pour la Paix avait été mentionné à 1 million d’euros, avec l’apport de 900 000 euros de la part du Comité d’Organisation des Jeux (COJO) et de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais (RMN-GP), l’entité municipale se chargera finalement d’assurer le projet de réaménagement de la structure jusqu’alors implantée sur le Champ-de-Mars (7e arrondissement), à parité avec le Ministère de la Culture. Bien que contesté, le nouvel emplacement de la structure imaginée en 2000 par Clara Halter, devrait se situer au niveau de l’Avenue de Breteuil (15e arrondissement) dans la perspective de l’Hôtel des Invalides.

Pour rappel, à l’emplacement de cette structure de verre et de métal, la Ville de Paris a fait le choix d’établir un monumental Grand Palais éphémère à l’issue de discussions opérées avec la RMN-GP, cette dernière étant soucieuse de disposer d’un écrin permettant le maintien des événements habituellement organisés sous la nef du Grand Palais (8e arrondissement). L’édifice conçu dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1900 doit en effet subir une importante phase de rénovation d’ici 2024, échéance à laquelle il sera l’un des sites-clés du dispositif des Jeux.

Sous la dénomination de Champ-de-Mars Aréna dans sa configuration olympique et paralympique, le Grand Palais éphémère de 9 000 places sera utilisé par le COJO en 2024 pour le déroulement des compétitions de judo, de lutte, de para-judo et de rugby-fauteuil.

Débuté cet été, le montage de l’imposante ossature bois se poursuit en cette fin d’année selon les plans de l’architecte Jean-Michel Wilmotte et sous l’expertise de GL Events, avec une ouverture prévue au cours du mois de février 2021.

Vue du chantier du Grand Palais éphémère sur le Champ-de-Mars à Paris, en octobre 2020 (Crédits – Paris 2024)

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