Paris 2024 : Plus de temps pour le Centre Aquatique Olympique

Maître d’ouvrage du Centre Aquatique Olympique et du franchissement piéton qui doivent être aménagés face au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans l’optique des Jeux d’été de Paris 2024, la Métropole du Grand Paris (MGP) s’est réunie ce mercredi 04 décembre afin d’évoquer l’avancement du dossier.

Pas moins de trois délibérations spécifiques liées à la ZAC de la Plaine Saulnier avaient ainsi été inscrites à l’ordre du jour du bureau métropolitain qui rassemble, au-delà de Paris, quelques 130 communes franciliennes, issues de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, mais aussi de l’Essonne et du Val d’Oise.

(Crédits – Métropole du Grand Paris)

Élément majeur du dispositif olympique et paralympique, le projet d’aménagement d’un Centre aquatique de dimension olympique près du Stade de France – futur Stade Olympique – devait dès lors aboutir à une sélection parmi les trois groupements d’entreprises ayant formulé une offre, soit Bouygues Bâtiment Île-de-France, Opalia et Vinci Construction France.

Néanmoins, la MGP a considéré que les projets actuels ne répondaient pas totalement aux exigences budgétaires fixées par les pouvoirs publics qui, in fine, devront assurer le financement de la structure pérenne destinée à accueillir une partie des épreuves aquatiques lors des Jeux de 2024. Aussi, il a été décidé de reporter l’attribution du chantier à une date ultérieure.

Comme l’a ainsi précisé Patrick Ollier, Président de la MGP :

Les offres sont d’une indéniable qualité architecturale mais elles sont toutes éloignées des objectifs financiers que nous nous sommes fixés.

Nous avons jusqu’à mars-avril 2020 au plus tard, pour prendre une décision définitive.

Les mois à venir ouvriront donc une nouvelle phase de discussions entre les différentes parties engagées dans le projet et ce, avant une décision attendue au plus tard au printemps 2020. A compter de cette échéance, le chantier du Centre aquatique de Saint-Denis devrait s’établir entre 2021 et 2024 avec, dans le même laps de temps, l’édification de la passerelle au-dessus de l’autoroute A1 pour relier ce nouvel équipement et le Stade de France adjacent.

Visuel du Centre Aquatique pérenne et du site temporaire à Saint-Denis (Crédits – Paris 2024 / Populous / Luxigon)

Dans un souci de limiter les coûts pour les finances publiques, la Métropole du Grand Paris avait fait mention d’un chantier global estimé à plus de 110 millions d’euros, dont environ 90 millions pour la structure du Centre aquatique des Jeux.

Sur ce montant, l’État, la Métropole du Grand Paris, la Région Île-de-France et la Ville de Paris abonderont financièrement, avec notamment une participation respective de 9 millions d’euros et de 21 millions d’euros pour les deux dernières Collectivités citées.

Seul équipement sportif pérenne prévu dans la perspective de Paris 2024 – hors l’Aréna de la Porte de la Chapelle souhaité par la Ville de Paris – ce site doit être en capacité de proposer au moins 5 000 sièges au moment des Jeux, avec l’installation de deux bassins pour le tournoi de water-polo d’une part (50 mètres par 25), et pour les épreuves de plongeon d’autre part (26 mètres par 25).

A l’issue des compétitions, une requalification du site sera menée afin d’en réduire la capacité pour ne maintenir que 2 500 places pérennes, avec toutefois la possibilité d’accroître la jauge en cas d’événements majeurs comme des Championnats d’Europe ou des rendez-vous mondiaux.

Indépendamment de ce projet, le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024 entend bâtir un deuxième Centre aquatique, temporaire celui-ci.

Destiné à l’accueil des épreuves de natation et de natation synchronisée, ce site comprenant trois bassins – démantelés et reconstruits dans des villes de Seine-Saint-Denis après 2024 – devra pouvoir abriter jusqu’à 15 000 spectateurs par session événementielle durant les Jeux.

Visuel du Centre Aquatique (Crédits – Paris 2024 / Populous / Luxigon)

A l’origine, Paris 2024 prévoyait un tout autre concept pour les épreuves aquatiques.

Ainsi, la natation, la natation synchronisée et le plongeon devait prendre place dans une enceinte de 17 000 places – ramenée à 2 500 après les Jeux – pour un coût global de 123,120 millions de dollars. Le water-polo devait pour sa part s’installer dans une enceinte existante à rénover, à savoir la Piscine de Marville (28,5 millions de dollars), avec une capacité rehaussée à 6 250 places pour les Jeux.

In fine, dans un souci d’économies et pour rassembler l’ensemble des disciplines de la natation dans un même lieu, il a été décidé de créer deux bâtiments comme précisé précédemment, tandis qu’une nouvelle Piscine de Marville doit bénéficier d’un programme spécifique (19 millions d’euros hors-taxes) en vue de devenir l’un des sites d’entraînement pour les futurs compétiteurs.

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