Paris 2024 : Le projet d’Aréna 2 se précise

Porté par la Ville de Paris, indépendamment des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024, le projet d’Aréna 2 a été débattu et examiné par les élus du Conseil de Paris, mercredi 04 juillet.

A l’occasion de la dernière séance dudit Conseil, les élus parisiens devaient autoriser la Maire de la capitale, Anne Hidalgo, à déposer les demandes d’autorisations d’urbanisme nécessaires à l’aménagement et à la construction d’une arène multi-sports de 7 500 places dans le 18ème arrondissement.

Ils devaient en outre, et dans le cadre du même projet de délibération, se prononcer sur la Convention d’études devant lier la Ville de Paris et la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO), cette dernière apportant in fine une subvention de 1,35 million d’euros pour réaliser les études préalables au chantier.

Au terme des débats, les élus ont voté en faveur du projet qui a connu plusieurs changements depuis les premières réflexions ayant porté sur l’aménagement d’une salle intermédiaire dans la capitale.

(Crédits – Mairie de Paris)

Comme l’a ainsi rappelé Jean-François Martins, Adjoint en charge des Sports et du Tourisme, le premier projet fut évoqué par Anne Hidalgo, alors candidate aux élections municipales de 2014.

Dans son programme, il s’agissait alors de procéder à la rénovation de la Halle Carpentier (13ème arrondissement) afin d’en faire une arène moderne de 8 000 places en capacité d’accueillir des événements majeurs autour de sports collectifs, comme le handball.

Néanmoins, l’équipe municipale une fois élue à la tête de la « Ville Lumière » et les services de la Ville de Paris ont été contraints de revoir les plans initiaux. En effet, le réaménagement prévu à la Halle Carpentier aurait pu avoir un impact négatif sur la pratique régulière des activités sportives amateures au sein et à proximité de la structure.

Visuel du projet de Bercy Arena II, implanté à proximité de l’actuelle AccorHotels Arena (Crédits – Paris 2024)

Dès lors, pour préserver l’identité même du site, la Ville a ensuite porté son intérêt sur un autre lieu de la capitale. Avec le projet olympique et paralympique de Paris 2024, il apparaissait alors pertinent d’adjoindre une salle complémentaire de moindre capacité à l’AccorHotels Arena (12ème arrondissement), plus grande salle multifonctionnelle de France.

Durant la candidature aux Jeux, un financement de 102,6 millions de dollars fut évoqué, avec une répartition des coûts entre le secteur public et le secteur privé, avec sans doute aussi une procédure de naming.

Là-encore cependant, les études techniques ont conduit à la mise en œuvre d’un autre projet. En plus des contraintes techniques quant à l’implantation d’un tel projet dans une zone urbaine dense, le projet de Bercy aurait en effet pu être bouleversé par des problématiques environnementales, sans oublier aussi la contestation potentielle des riverains.

Visuel de la future Aréna 2 dans le quartier de la Porte de la Chapelle (Crédits – APUR-Air-images-Luxigon)

Aussi, afin de ne pas pénaliser le projet de Paris 2024 avec un éventuel retard sur les délais annoncés, la Ville a préféré délocaliser l’Aréna 2 dans le secteur de la Porte de la Chapelle, au sein de la Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) de la Gare des Mines.

Ce choix final s’explique bien sûr par les aléas éventuels de Bercy et par la position géographique du site, non-loin de la Seine-Saint-Denis (Stade de France, Village des Athlètes, Centre Aquatique, etc…), mais également par une volonté de réduire les coûts globaux d’aménagement.

Aujourd’hui, le projet est estimé à 90 millions d’euros hors-taxes, alors qu’un maintien à Bercy aurait été de nature – pour palier aux diverses contraintes – à accroître l’enveloppe budgétaire d’au moins 40 millions d’euros selon Jean-François Martins.

Cette quête d’une maîtrise des coûts, en adéquation avec les engagements de la Maire de Paris et des parties prenantes à l’ambition olympique et paralympique, n’a toutefois pas convaincu certains élus de la capitale.

De fait, Pascal Julien (Groupe écologiste) et Danielle Simonnet (proche de la France Insoumise) se sont alarmés de l’aménagement d’une arène sportive à l’emplacement d’un projet de marché des cinq continents. Des interrogations ont par ailleurs été portées (Christian Honoré ; Républicains et Indépendants) sur la suppression de la piste d’athlétisme du Centre Sportif des Fillettes pour bâtir la future structure, ainsi que sur la proximité du boulevard périphérique et des nuisances sanitaires (pollution).

(Crédits – APUR-Air-images-Luxigon)

Porteur du projet de délibération, Jean-François Martins s’est donc fait l’avocat du projet municipal, n’omettant pas de rappeler à cette occasion l’ambition de la Ville sur la question environnementale et la lutte contre la pollution atmosphérique relative aux déplacements automobiles.

Sur le projet en lui-même, l’Adjoint aux Sports et au Tourisme a réitéré la volonté de la Ville de procéder à un rééquilibrage des grandes infrastructures sportives de la capitale en direction du Nord, mentionnant à titre d’exemple les localisations de l’AccorHotels Arena (Est), mais encore des stades de Roland Garros, Jean Bouin et du Parc des Princes (Sud-Ouest).

Si la suppression de l’actuelle piste d’athlétisme semble actée sans alternative de replacement à l’heure actuelle, la configuration de l’Aréna 2 est en revanche préétablie autour d’une jauge centrale de 7 500 places, avec en outre deux équipements de proximité, comprenant un gymnase et un lieu de pratique pour le football en salle.

Au moment des Jeux, l’Aréna 2 – dont l’aménagement est prévu entre 2019 et 2022 – devrait abriter la lutte et le tournoi préliminaire de basketball masculin, avant d’héberger le tournoi paralympique de tennis de table.

Après l’événement, l’Aréna deviendra l’écrin de clubs parisiens résidents (PSG Handball par exemple). De quoi être dans de parfaites conditions pour prétendre à la conquête de compétitions majeures.

Visuel du Stade Pierre de Coubertin à l’occasion des Jeux d’été de 2024 (Crédits – Paris 2024 / Bellenger ISFFBB / Luxigon)

Outre le projet d’Aréna 2, un autre équipement sportif parisien faisait l’objet d’un projet de délibération lors du dernier Conseil de Paris.

Mais pour le Stade Pierre de Coubertin, point de sujet de crispation, ce qui a logiquement entraîné une adoption du projet sans débat.

Pour rappel, cette installation située dans le 16ème arrondissement de la capitale, est appelée à devenir un haut lieu de la pratique du handisport à l’issue des Jeux Paralympiques.

Cela doit se traduire par une profonde rénovation de l’enceinte d’environ 4 000 places, avec une attention particulière portée à l’accessibilité et à la signalétique à l’intérieur et aux abords du site. Dans le cadre du dossier de candidature aux Jeux, le plan de rénovation envisagé avait été chiffré à 7,41 millions de dollars.

A l’occasion des compétitions en 2024, le Stade Pierre de Coubertin devrait accueillir les épreuves olympiques éliminatoires de basketball féminin, avant d’abriter les épreuves paralympiques de goalball.

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