Les gestionnaires de grands équipements rejoignent la Charte d’éco-responsabilité

En janvier 2017, sous l’égide du Ministère des Sports et de l’organisation non-gouvernementale WWF France, les organisateurs et porteurs de candidatures de grands événements sportifs s’étaient engagés en faveur de compétitions éco-responsables.

Aussi, à l’instar du Comité de Candidature de Paris 2024, plus de vingt structures avaient alors franchi le pas en signant une Charte d’éco-responsabilité. Aujourd’hui, près de 100 événements nationaux et internationaux organisés en France, et plus de 50 événements locaux ont rejoint ladite Charte, et dès ce lundi, près de 20 grands équipements sportifs hexagonaux s’engageront à leur tour.

(Crédits – Paris 2024)

Cet intérêt des diverses parties prenantes porte in fine sur 15 engagements visant à assurer le respect de l’environnement dans la tenue de l’organisation d’événements avec, élément inédit, des critères chiffrés :

  • 50% minimum d’alimentation responsable,
  • 80% minimum de déplacements effectués en mobilité active, transports collectifs ou covoiturage,
  • 80% des achats intégrant des critères de sélection RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale),
  • 25% de déchets en moins et 60% de déchets réutilisés, recyclés ou valorisés,
  • 100% des sites naturels respectés,
  • 100% de la consommation d’énergie et d’eau maîtrisée et optimisée.
  • 1 innovation « éco-responsable » – au moins – expérimentée lors de l’événement,
  • 1 ou plusieurs sportifs ambassadeurs de l’éco-responsabilité de l’événement ou de la discipline,
  • 100% des sites dédiés au public accessibles aux personnes en situation de handicap,
  • 100% des spectacles sportifs intégrant une action favorisant l’accessibilité à tous,
  • 100% des bénévoles valorisés,
  • 1 engagement – au moins – dans une cause solidaire,
  • 1 action – au moins – favorisant la parité Homme / Femme dans les postes à responsabilités,
  • 1 référent « développement durable » identifié dans l’organisation,
  • 1 action ou 1 programme – au moins – de sensibilisation au développement durable.

Pour marquer la venue des gestionnaires des plus grands équipements sportifs du pays, la Ministre des Sports, Laura Flessel, et la Présidente du WWF France, Isabelle Autissier, organiseront une cérémonie, ce lundi 11 juin, au sein du Muséum d’Histoire Naturelle.

Visuel de la Marina de Marseille dans le cadre du projet aux JO 2024 (Crédits – Populous / Luxigon / Paris 2024)

Élément intéressant, plusieurs des nouveaux signataires de la Charte sont par ailleurs parties prenantes au dispositif olympique et paralympique de Paris 2024, à commencer par le Stade de France, via le Consortium gestionnaire du futur Stade Olympique des Jeux de 2024.

D’autres arènes, qui serviront de sites de compétitions, sont également présentes parmi les signataires, à l’image de l’AccorHotels Arena à Paris, de l’Orange Vélodrome et de la Marina Olympique du Roucas Blanc à Marseille, du Golf National de Guyancourt, du Groupama Stadium de Lyon-Décines, du Parc des Princes, du Stade de Roland Garros, mais encore du Matmut Atlantique Stadium de Bordeaux.

Pour Paris 2024, la venue de tels partenaires illustre l’engagement du Comité d’Organisation (COJO) à mettre en œuvre des Jeux durables. En janvier 2017, Tony Estanguet, Président de Paris 2024, avait d’ailleurs justifié l’engagement de la candidature française, en affirmant notamment :

« Nous voulons démontrer que Paris 2024 et la Ville de Paris ouvrent la voie à des services durables et responsables dans le cadre des grands événements sportifs, et que nous continuerons à agir comme un pôle mondial pour l’innovation durable ».

Visuel de la zone de baignade dans le secteur de La Villette à Paris (Crédits – Luxigon / Paris 2024)

Quelques mois auparavant, Paris 2024 avait déjà préfiguré cet engagement, en signant un accord stratégique avec le WWF France. A cette occasion, Tony Estanguet avait apporté des précisions quant à l’intérêt environnemental et durable du projet olympique et paralympique. L’ancien triple Champion Olympique de canoë-kayak, avait alors déclaré :

« Cet accord avec le WWF France va nous permettre de nourrir et de proposer un projet global intégrant des avancées en matière d’infrastructures nouvelles, temporaires ou existantes, de Smart Cities, d’énergies renouvelables, de transport et de mobilité durables, de gestion des déchets, d’alimentation durable ou de préservation de la biodiversité.

Nous avons l’ambition de proposer des Jeux qui changent positivement le quotidien des Français en matière d’environnement. En rendant possible, par exemple, la baignade dans la Seine pour les décennies à venir, les Jeux joueront pleinement leur rôle d’accélérateur de progrès que nous entendons leur donner ».

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