JO 2024 : Paris 2024 signe une Charte Sociale avec les cinq principales organisations syndicales

A quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), la candidature de la capitale française a réunis ce lundi les cinq principales organisations syndicales afin de signer une Charte Sociale.

Cet événement intervient à un moment essentiel de la campagne olympique et paralympique, avant la visite de la Commission du CIO donc (14 au 16 mai 2017), et à moins de six mois de l’élection de la Ville Hôte (13 septembre 2017).

De gauche à droite, Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024 ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Autour de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux coprésidents de Paris 2024, les leaders des cinq centrales syndicales se sont engagés sur cette Charte qui comprend 16 engagements.

Ces derniers impliqueront le Comité d’Organisation des Jeux, les entreprises ainsi que les Collectivités Territoriales qui seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

L’accès à l’emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accompagnement professionnel sont des points-clés du dispositif, sans oublier la valorisation souhaitée du travail des bénévoles, au travers d’une validation des acquis ou de l’octroi d’une certification.

A chaque édition des Jeux, plusieurs centaines de milliers de candidatures sont adressées au Comité d’Organisation, mais seules quelques dizaines de milliers de personnes sont finalement sélectionnées pour intégrer le Programme des Volontaires.

Véritables « petites mains », ils assurent dans des domaines très divers la mise en place des compétitions et l’accueil des spectateurs.

De gauche à droite, Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Les engagements compilés dans la Charte se répartissent autour de quatre thématiques :

1 – Constituer un Comité Consultatif réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et les Collectivités pour le suivi de la mise en œuvre de la Charte Sociale Paris 2024 et la mesure de ses impacts.

2 – Assurer la présence des organisations syndicales au sein de la gouvernance du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) en la personne du représentant des salariés au Conseil d’Administration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

3 – Encourager une commande publique qui prendra en compte l’insertion par l’activité économique et intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics.

4 – Garantir l’accès à l’information des appels d’offres publics liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à des petites et moyennes entreprises françaises visant à développer l’emploi local et le tissu économique.

  • Placer la qualité de l’emploi et des conditions de travail au cœur de l’impact économique des Jeux

5 – Prévenir toutes les formes de discrimination dans l’accès à l’emploi et pendant l’emploi, encourager la mixité dans les métiers exercés pour l’organisation des Jeux.

6 – Favoriser l’accès à l’emploi des publics qui en sont éloignés : jeunes de zones prioritaires, travailleurs en situation de handicap, chômeurs de longue durée, seniors ; grâce à la mobilisation de tous les acteurs (Etat, Collectivités Territoriales, entreprises, etc…).

7 – S’engager sur un objectif de protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi que de leurs conditions de travail, notamment lors des travaux nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

8 – Faire respecter les normes internationales du travail et notamment « le travail décent » au sens de l’OIT auprès des sous-traitants et des fournisseurs.

9 – Porter une attention particulière aux salariés détachés afin de favoriser leur accès à l’information et le respect de leurs droits, notamment par l’accompagnement des employeurs.

  • Favoriser le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels des salariés et des bénévoles engagés dans l’organisation des Jeux

10 – Accompagner les publics jeunes via des parcours de professionnalisation ou d’apprentissage afin d’optimiser leur accès à l’emploi à long terme.

11 – Accompagner via des programmes de formation renforcés, le développement des compétences par filière métiers et l’insertion vers des métiers émergents pendant la période d’organisation des Jeux.

12 – Valoriser l’engagement personnel des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ou une certification.

13 – Favoriser le reclassement professionnel des salariés qui auront travaillé à l’organisation des Jeux.

  • Faire du sport, à travers l’organisation des Jeux de 2024, le moteur d’un développement social et solidaire

14 – Assurer une reconversion exemplaire du Village Olympique autour d’un programme de logements sociaux et d’urbanisme innovants après les Jeux.

15 – Promouvoir conjointement avec l’État, les Collectivités Territoriales, le Mouvement Sportif et les organisations syndicales, le développement du sport en entreprise, notamment à travers un partenariat avec les comités d’entreprise.

16 – Mettre en place des actions de solidarité internationale dans le domaine du sport.

En cas de succès de la candidature de Paris 2024, la construction du Village des Athlètes sera l’un des chantiers-phares de la mise en œuvre du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

La signature d’une Charte Sociale – qui intervient après les engagements actés pour le développement durable – est un élément fort pour la candidature de Paris 2024, soucieuse de ne pas être inquiétée par de possibles mouvements sociaux d’ici l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux dans un premier temps, et dans le cadre des préparatifs d’organisation dans un second temps.

Il y a douze ans, la visite de la Commission d’évaluation du CIO avait failli tourner au fiasco en raison d’une journée de mobilisation des acteurs sociaux.

Ces derniers avaient en effet choisi la date du 10 mars 2005 – en pleine visite de ladite Commission présidée par Nawal El Moutawakel, aujourd’hui membre de la Commission pour 2024 – pour afficher leur désapprobation vis-à-vis de la politique sociale du Gouvernement de l’époque.

Si un accord avait été trouvé pour une modification du parcours de la manifestation, les propos tenus alors par les organisations syndicales ne démontraient pas un réel enthousiasme pour le projet de Paris 2012, ou tout du moins une inquiétude quant aux répercussions possibles sur la visite du CIO en France.

« Si on doit considérer que les Jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n’y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les Jeux ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie » avait notamment affirmé Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière (FO).

Pour Bernard Lapasset, la dynamique est aujourd’hui positive pour la candidature tricolore. Celui qui a été un acteur déterminant pour l’unité politique autour de Paris 2024 – et pour le soutien de la Maire de Paris, Anne Hidalgo – se félicite ainsi de cette nouvelle étape.

« Cette Charte Sociale signée par Paris 2024 avec les cinq principaux syndicats de salariés est une nouvelle preuve du pouvoir fédérateur de notre projet. Nous avons besoin d’eux, de leur expérience et de leur expertise.

Cette Charte illustre notre ambition sociale à Paris 2024. Nous voulons des Jeux exemplaires et utiles.

Nos Jeux seront plus que quelques semaines de compétition ; ils laisseront une trace positive et partagée par le plus grand nombre, un héritage durable pour la population » a d’ailleurs souligné le coprésident du Comité de Candidature.

En 2014, la candidature d’Oslo 2022 s’était mobilisée en faveur du dialogue social. De gauche à droite, Anders Folkestad, Président de UNIO ; Gerd Kristiansen, Président de LO ; Borre Rognlien, Président de la Confédération Norvégienne des Sports ; et Jorunn Berland, Présidente de YS (Crédits – Karl Filip Singdahlsen / Confédération Norvégienne des Sports)

Au cours des dernières années, d’autres candidatures s’étaient illustrées dans le dialogue social.

Ainsi, en janvier 2014, la candidature de Stockholm 2022 – au travers du Comité Olympique de Suède (SOK) – avait convenu d’un accord de coopération avec la Confédération des Syndicats Suédois LO-Suède.

L’objectif principal de cet accord visait à « montrer comment un événement international majeur peut être construit dans le respect des droits de l’Homme ; non seulement pour les participants mais aussi pour ceux qui construisent les stades et garantissent un accueil optimal aux visiteurs de l’événement ».

Quelques semaines plus tard, en mars 2014, la candidature d’Oslo 2022 avait à son tour obtenu un accord de coopération sur le plan de la protection des travailleurs. Cet accord avait alors été signé entre la Confédération Norvégienne des Sports et quatre des principaux syndicats du pays.

(Crédits – Page officielle Twitter de María Elena Durazo)

Pour l’échéance de 2024, Paris n’est pas la seule à avoir fait un geste en direction des organisations syndicales.

En novembre 2015, Los Angeles (États-Unis) a en effet annoncé la nomination de María Elena Durazo en qualité de vice-Présidente de son Comité de Candidature. De 2006 à 2014, cette dernière avait dirigé la deuxième centrale syndicale des États-Unis, « AFL-CIO ».

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JO 2024 : La RATP veut mobiliser les voyageurs pour la candidature de Paris

Partenaire Officiel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024, le groupe RATP s’engage – comme la FDJ il y a peu – dans une campagne de communication visant à promouvoir le projet tricolore.

Moins d’un an après une première initiative qui avait mis en avant les sportifs soutenus par la RATP, l’entreprise se mobilise à nouveau dans les stations franciliennes du métro et du RER. Cette fois-ci, les voyageurs sont invités à devenir athlètes de la ville.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Concrètement, un dispositif itinérant sera installé dans cinq gares et stations d’Île-de-France du 03 mars au 07 avril :

  • Saint-Lazare (Ligne 14) du 03 au 17 mars,
  • La Défense (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Marne-La-Vallée-Chessy (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Gare de Lyon (Ligne 1) du 03 au 07 avril,
  • Nanterre-Université (RER A) du 03 au 07 avril.

Dans les stations spécialement habillées aux couleurs de Paris 2024, les voyageurs trouveront à leur disposition des vélos et des vélos à bras connectés pour pédaler et cumuler des kilomètres.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette initiative se veut un symbole de l’engagement des Franciliens dans la candidature olympique et paralympique. La RATP mise en tous cas sur le maillage territorial et sur son expertise dans l’appui des grands événements pour convaincre les millions de voyageurs quotidiens.

L'inauguration de l'initiative de la RATP s'est notamment déroulée en présence de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; Elizabeth Borne, Présidente de la RATP ; et Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits - Paris 2024)

L’inauguration de l’initiative de la RATP s’est notamment déroulée en présence de sportifs ; de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; d’Élisabeth Borne, Présidente de la RATP ; de Pierre Rabadan, Conseiller Sport auprès de la Maire de Paris ; et de Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024)

Outre cette campagne promotionnelle et ludique, la RATP entend profiter de l’opportunité de la candidature et – le cas échéant – de l’organisation des Jeux, pour repenser sa flotte.

Pour les JO 2024, 100% de cette dernière sera ainsi considérée comme propre, avec par exemple 80% de bus électriques et 20% de bus qui fonctionneront au bio-GNV.

Cet engagement rejoint les propos formulés en octobre 2016 par la Présidente de la Région Île-de-France lors de la visite du Président du Comité International Olympique (CIO) à Paris.

« On parle de candidature écologique mais il n’y a pas de candidature écologique sans transports écologiques.

Ce programme sera un énorme atout pour le territoire : 100% des spectateurs des Jeux pourront être transportés par les transports en commun, et cela, aucune autre capitale dans le monde, aucune autre métropole, n’est capable de proposer une telle offre » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

JO 2024 : L’IPC reçoit la visite d’une délégation de Paris 2024

La semaine dernière, une délégation du Comité de Candidature de Paris 2024 s’est rendue à Bonn (Allemagne), au siège du Comité International Paralympique (IPC).

Conduite par Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et par Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), ladite délégation a rencontré Sir Philip Craven, Président de l’IPC.

« Je souhaite remercier les dirigeants du Comité Paris 2024 de leur venue à Bonn pour présenter leur dossier de candidature. Ce rapport atteste d’un investissement très important dans le cadre de la candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Le Bureau de l’IPC va désormais analyser les trois dossiers en amont de la visite de la Commission d’évaluation à laquelle Duane Kale prendra part.

Tout au long de ce processus, les Villes Candidates ont démontré leur volonté d’apprendre et d’intégrer les recommandations de l’IPC et leurs propositions sont très positives dans la perspective des Jeux de 2024″ a d’ailleurs fait savoir le dirigeant britannique de l’IPC.

(Crédits - Paris 2024)

De gauche à droite et de haut en bas, Thanos Kostopoulos, Directeur de l’IPC en charge de l’intégration paralympique ; Etienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 ; Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; Xavier Gonzalez, Directeur Général de l’IPC ; Lambis Konstantinidis, Directeur de Paris 2024 chargé des sports et de l’intégration paralympique ; Emmanuelle Assmann, Présidente du CPSF ; et Sir Philip Craven, Président de l’IPC (Crédits – Paris 2024)

Au cours des échanges avec les responsables de l’IPC – notamment Xavier Gonzalez, Directeur Général, et Thanos Kostopoulos, Directeur en charge de l’intégration paralympique – Étienne Thobois et Lambis Konstantinidis ont abordé les aspects techniques du projet de Paris 2024.

Le Directeur Général de la candidature et le Directeur chargé des sports et de l’intégration paralympique ont particulièrement appuyé leur présentation sur l’organisation des Jeux Paralympiques.

La création d’un « Pôle Espoir Paralympique » est l’un des éléments-clés du dispositif français. Conçu comme un centre d’entrainement dédié aux jeunes sportifs paralympiques, ce Pôle Espoir sera implanté au Bourget, sur le site prévu pour l’accueil des épreuves d’escrime fauteuil et de badminton au moment des Jeux Paralympiques de 2024.

Ce site sera dès lors consacré à la formation et à la préparation des prochaines générations, ainsi qu’au développement de la pratique sportive pour les personnes à mobilité réduite.

Parmi les autres aspects développés par Paris 2024 au siège de l’IPC, la délégation tricolore a mentionné le choix d’un éco-Village Olympique et Paralympique 100% accessible situé dans le secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, non loin du Stade de France et du Centre Aquatique.

En outre, la délégation de Paris 2024 a rappelé son ambition de proposer 100% des sites accessibles par les transports publics et surtout la réflexion apportée au projet pour permettre à 90% des sportifs paralympiques d’être à moins de 10 kilomètres de leur site de compétition.

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits - Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

« Mes premiers Jeux Paralympiques à Rio ont renforcé ma conviction qu’il fallait penser Paris 2024 comme un projet unique pour deux événements qui marquent l’histoire des Jeux.

Depuis deux ans, nous avons travaillé à un dossier technique qui intègre pleinement la dimension paralympique pour garantir une expérience unique aux athlètes et aux Fédérations, du Village aux sites de compétition.

Au-delà de Jeux de passion, Paris 2024 veut également que la préparation des Jeux puisse créer un héritage marquant en œuvrant à une meilleure inclusion au sein de la société » a par ailleurs précisé Tony Estanguet.

JO 2024 : Paris présente son projet devant des diplomates et reçoit le soutien de 54 villes à travers le monde

Cette semaine, la candidature olympique et paralympique de Paris a profité du lancement de la phase de promotion internationale pour présenter son concept auprès de diplomates de 80 pays.

Réunis au Quai d’Orsay à Paris, les diplomates ont été reçus par le Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, ainsi que par le Secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et les coprésidents du Comité de Candidature de Paris 2024, Tony Estanguet et Bernard Lapasset.

Membre français du Comité International Olympique (CIO), Guy Drut avait également fait le déplacement au Ministère, de même que la vice-Championne olympique de basketball aux Jeux de Londres 2012 et ambassadrice sportive de Paris 2024, Emmeline Ndongue.

(Crédits - Tony Estanguet / Instagram)

De haut en bas, Emmeline Ndongue, ambassadrice sportive de la candidature ; Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 ; Guy Drut, membre du CIO ; Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports ; Anne Hidalgo, Maire de Paris ; Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international ; Valérie Fourneyron, ancienne Ministre des Sports aujourd’hui membre du Comité exécutif de l’Agence Mondiale Antidopage ; Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 et membre du CIO (Crédits – Tony Estanguet / Instagram)

Par cette démonstration, souhaitée dès janvier 2016 par l’intermédiaire de l’ancien Ministre en poste au Quai d’Orsay, Laurent Fabius, Paris 2024 souhaite pleinement profiter du réseau diplomatique français – le deuxième plus important au monde derrière les États-Unis – afin de mettre en mouvement une dynamique à l’échelle internationale.

« Le projet Paris 2024 est une priorité du gouvernement.

La France possède une longue tradition d’accueil et d’organisation d’événements sportifs internationaux, ainsi qu’un savoir-faire reconnu.

Nous souhaitons accueillir ces Jeux Olympiques et Paralympiques, le plus grand événement sportif au monde, qui doit être spectaculaire, festif, populaire, porteur de passion, d’engagement et de sens. C’est la promesse de Paris 2024 et celle de la France » a d’ailleurs fait savoir le Ministre des Affaires étrangères et du Développement international.

Le message de partage porté par Paris 2024 pourrait rapidement rencontrer un écho au cours des prochains déplacements internationaux de représentants français.

En déplacement en Chine du 15 au 17 février, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, aura notamment l’occasion d’évoquer le projet olympique et paralympique. En effet, une projection du film de Paris 2024 est prévue le 16 février au cours d’une réception sur la thématique « France / Chine, terres de grands événements sportifs ».

Patrick Kanner devrait également profiter de son déplacement pour rappeler le lien unissant les entreprises françaises aux entreprises chinoises en matière de sport, en particulier dans l’optique des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Pékin 2022.

Une rencontre avec les responsables du Comité d’Organisation des JO 2022 est en ce sens planifiée pour le 17 février.

Patrick Kanner, lors de sa visite à Zhangjiakou (Crédits - SportsGouv.fr)

Patrick Kanner s’était rendu à Zhangjiakou – en compagnie de Guy Drut – en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Pékin 2015 (Crédits – SportsGouv.fr)

Outre ces initiatives, la candidature de Paris 2024 a aussi reçu cette semaine les premiers signes d’une mobilisation internationale derrière son concept et ce, avec l’appui de 54 Maires de grandes villes du monde.

A l’initiative du Maire de Montréal, Denis Coderre, des dizaines de leaders régionaux – sur tous les continents – ont d’ores et déjà répondu à cet Appel en faveur du projet français, parmi lesquels le Maire de Lima, ville qui accueillera la 130ème Session du CIO en septembre prochain, mais aussi les Maires de six Villes Olympiques (Mexico, Munich, Montréal, Barcelone, Sydney et Athènes), sans compter ceux de dizaines de capitales.

Cette mobilisation inédite peut s’expliquer par l’image de marque de Paris à travers le monde ; mais elle s’explique surtout par le réseau de coopération développé depuis plusieurs années par Anne Hidalgo.

Cette dernière a en effet démontré sa capacité à réunir et à dialoguer avec les responsables des grandes villes du monde à l’occasion d’événements majeurs comme ce fut le cas en marge de la COP 21 organisée à Paris. L’Hôtel de Ville avait alors reçu plus de 1 000 Maires au sein de la Salle des Fêtes.

Anne Hidalgo dispose en outre d’une tribune exceptionnelle en sa qualité de Présidente du « C40 »Cities Climate Leadership Group, une institution à laquelle participe aussi le Maire de Los Angeles, Eric Garcetti, en tant que vice-Président.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

« En 2050, les villes du monde concentreront les deux tiers des habitants de la planète. Elles font d’ores et déjà face aux défis majeurs de notre temps, au premier rang desquels figurent le dérèglement climatique et l’accroissement des inégalités. Mais elles concentrent également les solutions permettant de relever et surmonter ces défis. Elles peuvent être les principaux acteurs de la transition vers un monde plus inclusif, durable et innovant.

Pionnière dans la transition énergétique, le numérique et l’économie collaborative, Paris compte parmi les villes déjà pleinement engagées dans cette voie.

Aujourd’hui, elle entend faire des Jeux Olympiques et Paralympiques un accélérateur des progrès sociaux et environnementaux, et un levier de transformation pour l’ensemble de sa métropole. A nos yeux, c’est la ville la plus apte à poursuivre cette ambition et à la partager avec le monde.

Lorsque nous pensons à Paris, il nous vient en mémoire des avancées collectives décisives : l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par les Nations Unies en 1948, et plus récemment, l’Accord pour le climat de décembre 2015, et dans son sillage, l’Appel des villes innovantes, inclusives et résilientes de novembre 2016.

Ces initiatives ont été animées par la volonté de partager et de dialoguer avec les autres grandes villes du monde. Elles nous ont rassemblés et fédérés. Ce dialogue nous a permis de mesurer combien la Ville de Paris croit à la modernité, c’est-à-dire à la capacité collective d’une société à mettre à jour ses possibilités nouvelles.

Paris a compris que la transition écologique ne se décrète pas, que le progrès ne s’improvise pas, et que le renouveau démocratique ne s’impose pas. Elle a fait le choix d’une écologie non pas imposée mais choisie, non pas subie mais vécue, non pas abstraite mais concrète. Cette écologie, c’est celle que nous partageons dans nos villes. C’est une écologie par et pour les citoyens, à commencer par les enfants et les familles.

Lorsque nous pensons à Paris, nous revoyons les deux millions de supporters en liesse au pied de la Tour Eiffel, pendant l’Euro 2016 de football.

Cette métropole à dimension humaine a montré qu’elle savait répondre aux exigences de sécurité s’imposant dans ces circonstances. Surtout, elle a montré qu’elle restait un lieu de célébration, de partage et de fête. Ces moments de fraternité entre les peuples, unis grâce au pouvoir du sport, nous ont émus et inspirés.

Aujourd’hui, la Ville Lumière poursuit l’idéal olympique du fondateur des Jeux Olympiques modernes, le français Pierre de Coubertin, qui rêvait de bâtir un monde meilleur grâce au sport.

A travers cette candidature, cent ans après les Jeux de Paris de 1924, les Parisiens souhaitent partager avec nous leur passion des sports et leur ambition pour la planète. Portés par cette volonté, les Jeux de 2024 peuvent créer un avant et un après en matière d’éco-responsabilité, de transports innovants, de social business, de célébration et de partage.

A l’heure où beaucoup de villes réfléchissent à l’opportunité d’accueillir de grands événements sportifs, Paris dispose des atouts et de la volonté nécessaires pour donner un nouveau souffle aux valeurs olympiques. Ces Jeux seraient partagés, utiles et joyeux.

Comme beaucoup d’amoureux de Paris et du sport, nous apportons tout notre soutien et nos vœux de réussite à Paris 2024″.

Liste des 54 premières villes ayant répondu à l’Appel du Maire de Montréal :

  • Abidjan (Côte d’Ivoire),
  • Alexandrie (Égypte),
  • Amman (Jordanie),
  • Antananarivo (Madagascar),
  • Athènes (Grèce),
  • Bamako (Mali),
  • Bangui (République Centrafricaine),
  • Barcelone (Espagne),
  • Beyrouth (Liban),
  • Brazzaville (Congo),
  • Bruxelles (Belgique),
  • Bucarest (Roumanie),
  • Le Cap (Afrique du Sud),
  • Casablanca (Maroc),
  • Cologne (Allemagne),
  • Copenhague (Danemark),
  • Cotonou (Bénin),
  • Dakar (Sénégal),
  • Douala (Cameroun),
  • Dublin (Irlande),
  • Erevan (Arménie),
  • Kazan (Russie),
  • Kyoto (Japon),
  • Libreville (Gabon),
  • Liège (Belgique),
  • Lima (Pérou),
  • Lisbonne (Portugal),
  • Luxembourg (Luxembourg),
  • Madrid (Espagne),
  • Marrakech (Maroc),
  • Medellín (Colombie),
  • Mexico (Mexique),
  • Montevideo (Uruguay),
  • Montréal (Canada),
  • Munich (Allemagne),
  • Namur (Allemagne),
  • Niamey (Niger),
  • Nicosie (Chypre),
  • Nouakchott (Mauritanie),
  • Ouagadougou (Burkina Faso),
  • Pointe-Noire (Congo),
  • Porto (Portugal),
  • Phnom Penh (Cambodge),
  • Praia (Cap-Vert),
  • Prague (République Tchèque),
  • Quito (Équateur),
  • Rabat (Maroc),
  • Riga (Lettonie),
  • Skopje (Macédoine),
  • Rotterdam (Pays-Bas),
  • Sydney (Australie),
  • Tbilissi (Géorgie),
  • Tunis (Tunisie),
  • Varsovie (Pologne).

JO 2024 : Avec « Made For Sharing », Paris place le partage au cœur de son concept

Au moment où les Villes Candidates remettent leur dossier de candidature respectif auprès du Comité International Olympique (CIO), Paris 2024 organise une journée événement basée sur la notion de partage.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Ce matin, les ambassadeurs sportifs de la candidature française se sont rendus au collège Dora Maar de Saint-Denis, où pas moins de 500 élèves ont travaillé autour du projet olympique et paralympique de Paris 2024 et ce, dans l’ensemble des matières dispensées : histoire, éducation physique, langues vivantes, art plastique, etc…

Le choix du collège Dora Maar n’est pas anodin pour les responsables de la candidature.

Situé au cœur de la Seine-Saint-Denis – département pleinement associé au dispositif des Jeux – il est surtout implanté à quelques encablures de la Cité du Cinéma qui est proposé comme le centre du Village des Athlètes dans le cadre de la candidature.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; et Teddy Riner, coprésident du Comité des Athlètes de la candidature, étaient présents ce matin au collège (Crédits - Philippe Millereau / KMSP / Paris 2024)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; et Teddy Riner, coprésident du Comité des Athlètes de la candidature, étaient présents ce matin au collège Dora Maar (Crédits – Philippe Millereau / KMSP / Paris 2024)

Ce soir, une autre séquence majeure a été proposée par Paris 2024.

Autour d’une conférence de presse internationale, Tony Estanguet, coprésident de la candidature, Anne Hidalgo, Maire de Paris et Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, ont présenté les fondamentaux de Paris 2024.

Plusieurs sportifs étaient présents, et le Premier Ministre, Bernard Cazeneuve a fait une intervention pour rappeler le soutien de l’État derrière le projet, et pour réaffirmer le positionnement de la France sur la scène internationale, comme un écho à l’actualité outre-Atlantique, avec la politique de Donald Trump.

« Nous voulons construire des ponts et non des murs » a notamment affirmé le Premier Ministre.

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Mais ce vendredi 03 février a aussi été marqué par le lancement de la nouvelle plate-forme Internet de Paris 2024.

Moins d’un an après avoir ouvert son site de campagne, la candidature française a en effet mis en ligne une nouvelle mouture de son dispositif Web et ce, afin de préparer au mieux le début de la phase internationale de la procédure de candidature.

Les visuels du projet et ce dernier occupent bien sûr une place importante sur la nouvelle version du site Internet qui, comme la précédente, met en avant l’accessibilité avec notamment une version anglaise.

Ce vendredi, outre le lancement du nouveau site Internet, une animation a mis en scène la Tour Eiffel dès 18h50.

A cette occasion, le slogan de la candidature a été dévoilé, un slogan qui sans surprise a valorisé la notion de partage (« Sharing » en anglais).

A l’issue d’un bref son et lumière, la mention « Made For Sharing » – déclinée par la candidature comme « Venez Partager » – a été projetée sur la célèbre Tour habillée des couleurs olympiques.

« Cette signature s’est imposée comme une évidence. L’Olympisme, ce sont des valeurs fortes, comme l’universalité, la diversité, le partage.

Le partage, c’est la façon dont se construit le monde aujourd’hui, un moyen de se connecter avec la jeunesse. Le partage, c’est également l’identité de notre ville, Paris, la capitale du ‘Sharing’. Le partage s’inscrit dans l’ADN de Paris 2024″ a expliqué Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature.

La notion de partage est l’un des axes forts de la candidature française, avec également les notions de sens et de passion. Ces trois éléments illustrent d’ailleurs les choix faits par Paris pour constituer son projet, en particulier au moment de la phase de concertation.

Des choix qui répondent d’abord à un souci territorial, avec un rééquilibrage à l’Est de l’Île-de-France – notamment sur le plan des infrastructures avec le Stade de France et l’aménagement à venir du Centre Aquatique à Saint-Denis – et la volonté d’associer le grand public dans le département le plus jeune de France d’un point de vue démographique.

Des choix qui répondent ensuite à une considération d’héritage, avec la prise en compte de l’environnement et l’importance accordée à l’économie sociale et solidaire.

Plusieurs partenariats stratégiques ont d’ailleurs d’ores et déjà été engagés par Paris 2024 : WWF France pour la partie environnementale avec notamment l’implication d’Isabelle Autissier ; UNICEF / Play International pour la partie éducative avec un million d’élèves concernés dès cette année ; ou encore Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006 et spécialiste de l’économie sociale et solidaire.

Des choix qui répondent enfin à l’exigence de durabilité avec l’utilisation de 95% de sites existants et surtout la mobilisation d’installations emblématiques de la capitale et de sa périphérie.

Paris 2024 rappelle ainsi que trois des sites les plus visités au monde sont intégrés au dispositif olympique, à savoir la Tour Eiffel, le Château de Versailles et les Champs-Élysées.

Mais au-delà des considérations techniques et logistiques, Paris 2024 fait la promesse de transformer la ville en un gigantesque Parc Olympique – à l’instar du concept proposé par Boston 2024 avant que la candidature ne soit abandonnée – et ce, au travers de célébrations tout au long de la Seine.

(Crédits - Paris 2024)

L’esplanade du Trocadéro serait largement repensée le temps des Jeux, afin de constituer une tribune sur la Seine (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / Ph. Guignard / Populous)

Le fleuve serait en effet associé aux Jeux, avec bien sûr des zones de baignades laissées en héritage, mais aussi l’organisation de l’épreuve de natation en eau libre et l’épreuve de natation du triathlon. La Seine servirait de lien entre les sites, entre les territoires sur lesquels les Jeux auraient lieu, et entre les spectateurs.

De ce fait, les berges de la Seine seraient pleinement mobilisées lors des Jeux, comme de spectaculaires live-sites.

JO 2024 : Les grands événements sportifs français et Paris 2024 signent une Charte d’éco-responsabilité

A l’initiative de Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports, et de Pascal Canfin, Directeur Général de WWF France, les organisateurs des vingt plus grands événements sportifs de dimension internationale en France se sont engagés en faveur de quinze engagements éco-responsables.

Plus d’un an après l’adoption de l’Accord de Paris dans le cadre de la COP 21, la fibre environnementale semble ainsi gagner peu à peu les différents secteurs d’activité. Avec cet engagement dans le domaine du sport, la France veut démontrer – outre son savoir-faire organisationnel – sa capacité à répondre aux défis de demain et des nouvelles générations.

Les organisateurs présents jeudi 12 janvier au Ministère des Sports ont de fait acté une première mondiale, basée sur des objectifs chiffrés.

Pascal Canfin et Thierry Braillard (au centre) avec les leaders des vingt plus grands événements sportifs français (Crédits - Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Pascal Canfin et Thierry Braillard (au centre) avec les leaders des vingt plus grands événements sportifs français (Crédits – Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

La Charte d’éco-responsabilité – qui intègre des notions environnementales mais aussi de valorisation du bénévolat ou encore d’efforts en faveur du handicap – vise en effet à atteindre les objectifs suivants lors de la tenue des événements sportifs majeurs :

  • 50% minimum d’alimentation responsable,
  • 80% minimum de déplacements effectués en mobilité active, transports collectifs ou covoiturage,
  • 80% des achats intégrant des critères de sélection RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale),
  • 25% de déchets en moins et 60% de déchets réutilisés, recyclés ou valorisés,
  • 100% des sites naturels respectés,
  • 100% de la consommation d’énergie et d’eau maîtrisée et optimisée.
  • 1 innovation « éco-responsable » – au moins – expérimentée lors de l’événement,
  • 1 ou plusieurs sportifs ambassadeurs de l’éco-responsabilité de l’événement ou de la discipline,
  • 100% des sites dédiés au public accessibles aux personnes en situation de handicap,
  • 100% des spectacles sportifs intégrant une action favorisant l’accessibilité à tous,
  • 100% des bénévoles valorisés,
  • 1 engagement – au moins – dans une cause solidaire,
  • 1 action – au moins – favorisant la parité Homme / Femme dans les postes à responsabilités,
  • 1 référent « développement durable » identifié dans l’organisation,
  • 1 action ou 1 programme – au moins – de sensibilisation au développement durable.

« Le sport, par les valeurs qu’il porte, est un vecteur essentiel pour défendre la lutte contre le dérèglement climatique et agir concrètement. La réussite de ce challenge nécessite la mobilisation de toute la société civile, des Collectivités locales, des entreprises.

Je me félicite de cet accord qui constitue une première mondiale et qui démontre une nouvelle fois toute la détermination des acteurs du sport français dans tous les domaines que recouvre la responsabilité sociale et environnementale » a fait savoir Thierry Braillard.

Si les événements sportifs français sont au cœur de cette Charte, les candidatures tricolores à l’organisation de grandes manifestations sportives sont également impliquées, à commencer par les candidatures aux Championnats du Monde de ski alpin 2023 et bien sûr à l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature de Paris 2024 étaient d’ailleurs présents au Ministère pour assister à la présentation de la Charte d’éco-responsabilité.

« La signature de cet accord témoigne de l’engagement de la communauté sportive française pour le développement durable et notre volonté de contribuer au mouvement mondial en faveur de la protection de l’environnement.

En participant à cette initiative, Paris 2024 démontre une fois de plus que nous sommes pleinement engagés dans l’Agenda Olympique 2020 alors que nous continuons de planifier nos Jeux pour les partager avec le monde.

Alors que nous nous préparons à soumettre la dernière partie de notre dossier de candidature au Comité International Olympique (CIO), nous voulons démontrer que Paris 2024 et la Ville de Paris ouvrent la voie à des services durables et responsables dans le cadre des grands événements sportifs, et que nous continuerons à agir comme un pôle mondial pour l’innovation durable » a affirmé Tony Estanguet.

Le WWF France est déjà engagé aux côtés de la candidature olympique et paralympique – dont le moteur est directement constitué par l’esprit de la transition énergétique – et ce, à la suite de la signature d’un accord stratégique au printemps 2016.

« Je me réjouis que le WWF devienne l’ONG de référence sur l’excellence environnementale des grands événements sportifs et que – collectivement – nous puissions concevoir des événements qui laisseraient un héritage positif » a indiqué l’ancien Ministre du Développement (2012-2014), Pascal Canfin.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et les leaders des vingts plus grandes manifestations sportives françaises (Crédits - Tony Estanguet / Page Twitter)

Tony Estanguet (au premier plan), Thierry Braillard et Pascal Canfin (au centre) et les leaders des vingt plus grandes manifestations sportives françaises s’engagent aussi en faveur de la candidature olympique et paralympique (Crédits – Tony Estanguet / Page Twitter)

Liste des organisations sportives qui se sont engagées :

  • Amaury Sport Organisation (ASO),
  • Tour de France cycliste,
  • Schneider Electric – Marathon de Paris,
  • Ligue Nationale de Rugby (LNR),
  • Eco-trail de Paris,
  • Ultra-trail du Mont-Blanc,
  • Internationaux de France de badminton,
  • Internationaux de France de tennis de Roland Garros,
  • Grand Prix de Formula E,
  • Championnats du Monde de handball masculin 2017,
  • Championnats du Monde de hockey-sur-glace 2017,
  • Championnats du Monde de lutte 2017,
  • Championnats du Monde de surf 2017,
  • Championnats du Monde de ski nautique 2017,
  • Championnats du Monde de canoë-kayak 2017,
  • Meeting d’athlétisme Diamond League de Paris 2017,
  • Championnats d’Europe de handball féminin 2018,
  • Gay Games 2018,
  • Coupe du Monde de football féminin FIFA 2019,
  • Candidature à l’organisation des Championnats du Monde de ski alpin 2023,
  • Candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

JO 2024 : Le Premier Ministre Bernard Cazeneuve à la rencontre des leaders de la candidature

Le 03 février prochain, les Villes Candidates à l’organisation des Jeux d’été de 2024 devront remettre le troisième et dernier volet des dossiers techniques au Comité International Olympique (CIO).

D’ici-là, Los Angeles (États-Unis), Budapest (Hongrie) et Paris (France) vont peaufiner leur dispositif respectif et surtout leur communication ; le mois de février étant aussi la marque de lancement de la phase de promotion internationale.

Bernard Lapasset et Tony Estanguet auprès du Premier Ministre Bernard Cazeneuve, jeudi 12 janvier 2017 (Crédits - Bernard Cazeneuve / Page Twitter)

Bernard Lapasset et Tony Estanguet auprès du Premier Ministre, jeudi 12 janvier 2017 (Crédits – Bernard Cazeneuve / Page Twitter)

Du côté de la candidature tricolore, force est de constater que le récent remaniement gouvernemental et la perspective de l’élection présidentielle du mois de mai 2017 n’ont pas d’incidence sur Paris 2024.

L’engagement des élus locaux et régionaux ainsi que du Ministre et du Secrétaire d’État aux Sports n’est plus à démontré et la confiance du nouveau Premier Ministre envers le projet est assurée.

Pour preuve de ce soutien institutionnel, Bernard Cazeneuve s’est entretenu ce jeudi dès 17h15 avec Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents du Comité de Candidature.

Étienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 – interviewé sur « Sport & Société » au mois de novembre dernier – et Thierry Rey, Champion Olympique de judo aux Jeux de Moscou 1980 et Conseiller de la candidature, étaient également présents à l’Hôtel Matignon.

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Tony Estanguet, Thierry Rey, Bernard Lapasset, Étienne Thobois et Bernard Cazeneuve (Crédits – Tony Estanguet / Page Twitter)

Initialement programmée mardi 03 janvier, cette rencontre avait été reportée en raison d’une contrainte d’agenda du Premier Ministre. Ce jeudi a donc été l’occasion de réitérer l’appui du Gouvernement à l’égard de Paris 2024 et de faire le point sur les prochaines étapes de la candidature.

A la fin de la réunion, Bernard Cazeneuve s’est même prêté au jeu du selfie en reprenant le symbole de la candidature, représentation de « Paris » en langue des signes.

JO 2024 : La candidature de Paris confirme son attachement à l’innovation

Au début du mois de juin 2016, le Comité de Candidature de Paris 2024 – soutenu par le Cabinet ALGOE et l’accélérateur de startups NUMA – avait lancé un vaste appel à projets sur la thématique de l’innovation.

S’adressant aux startups, cet appel à projets reposait sur cinq catégories :

  • Smart City : innovations relatives aux villes, au Village des Athlètes et à l’environnement,
  • Smart Event : innovations relatives à l’organisation, à la sécurisation et à l’optimisation d’un événement,
  • Smart Experience : innovations relatives à l’expérience des spectateurs et des visiteurs,
  • Smart Mobility : innovations relatives à la mobilité et à la problématique des transports,
  • Smart Sport : innovations relatives à la pratique sportive.
La cérémonie de remise des Prix Smart Paris 2024 s'est déroulée au sein de l'INSEP (Crédits - Paris 2024)

La cérémonie de remise des Prix Smart Paris 2024 s’est déroulée au sein de l’INSEP (Crédits – Paris 2024)

Ce lundi, à l’issue d’un examen approfondi de plus de 200 dossiers et après la sélection des finalistes, le Comité de Candidature a dévoilé le nom des huit startups récompensées par les Prix « Smart Paris 2024 ».

Ces prix ont été attribués selon les critères pré-établis et à la suite des auditions réalisées par un jury composé de représentants de Paris 2024, mais aussi des Comités Français Olympique et Paralympique (CNOSF et CPSF), de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France.

  • Smart City : Placemeter, solution de mesure des trafics piétons, vélos, véhicules, basée sur la vision intelligente,
  • Smart Event : Urgentime, version digitale des appels aux urgences publiques. Application qui permet de passer des appels vidéo et d’être géolocalisé,
  • Smart Experience : Digifood, technologie intégrée et plateforme d’optimisation logistique afin de livrer les produits des points de ventes des événements,
  • Smart Mobility : Navya Arma, navette 100% autonome, sans conducteur et électrique,
  • Smart Sport : Athlète Avenue, portail international d’accompagnement au double projet et à la reconversion des sportifs.

Outre ces Prix, trois distinctions spéciales ont été attribuées :

  • Sport pour tous : Willty par Quantic Lead : solution visant à suivre et à encourager la pratique du sport, à accompagner les clubs de fitness et à améliorer la fidélité chez les professionnels du sport,
  • Environnement : Glowee par Les Lumières de la Mer : système de lumière biologique qui fonctionne grâce aux propriétés bioluminescentes de micro-organismes marins,
  • Accessibilité : Wizigo par Gosense : réalité augmentée sonore pour améliorer la sécurité et l’autonomie des déficients visuels.
Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature, en compagnie des lauréats des Prix (Crédits - Paris 2024)

Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature, en compagnie des lauréats des Prix (Crédits – Paris 2024)

Forte de plus de 12 000 startups implantés sur son territoire, la Ville de Paris entend aller encore plus loin dans la valorisation du travail de ces entreprises ainsi que du projet de Paris 2024.

Ainsi, la manifestation « Hacking de l’Hôtel de Ville » qui aura lieu le 16 mars 2017, sera dédiée à la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

L’occasion sûrement de se démarquer du dossier de Los Angeles 2024 porté et soutenu par les entreprises de la Silicon Valley et de Hollywood, et de présenter les différents dispositifs des lauréats des Prix « Smart Paris 2024 ».

L’événement interviendra d’ailleurs quelques semaines après le dépôt du troisième et dernier volet du dossier de candidature auprès du Comité International Olympique ; un volet notamment consacré à l’héritage des Jeux.

Pour Marie Vorgan Le Barzic, Présidente de NUMA, « la candidature de Paris 2024 représente une opportunité unique de développement pour les acteurs de la scène numérique française.

Avec plus de 206 projets présentés, Smart Paris 2024 a mis en lumière le soutien solide de l’écosystème et la capacité de Paris à mobiliser fortement les acteurs de l’innovation.

Enrichie des projets lauréats, cette candidature ne ressemble à aucune autre et promet aux athlètes, aux spectateurs et au monde, une expérience unique ».

JO 2024 : Sportifs, politiques, artistes, animateurs et entreprises « tweetent » en faveur de Paris

La présence de Paris 2024 à Doha (Qatar) cette semaine, et surtout le premier grand oral de la délégation tricolore, ont entraîné une mobilisation de plusieurs personnalités ou sociétés sur le réseau social Twitter sous l’impulsion de la candidature.

Les sportifs se sont massivement exprimés, reprenant les hashtags #ANOC et #Paris2024.

Ce fut par exemple le cas de l’escrimeur Champion olympique en 2000 et 2004, Brice Guyart ; de la lanceuse de disque, médaillé d’argent à Rio, Melina Robert-Michon ; ou encore du vice-Champion olympique de gymnastique en 2000, Eric Poujade ; du spécialiste paralympique du triple-saut et médaillé de bronze aux JO 2016, Arnaud Assoumani ; des handballeurs multi-médaillés, Thierry Omeyer, Nikola Karabatic et Daniel Narcisse ; de la taekwondoïste médaillé de bronze aux Jeux de Pékin 2008, Gwladys Epangue ; et de l’ancien rugbyman, Serge Betsen.

La photographie officielle de Paris 2024 est vite devenue virale sur le réseau social Twitter (Crédits - Paris 2024)

Ce mardi, la photographie officielle de Paris 2024 est vite devenue virale sur le réseau social Twitter (Crédits – Paris 2024)

Les Fédérations sportives n’étaient pas en reste, avec les tweets d’encouragement des Fédérations de voile, de volley-ball, de lutte, de tennis de table, montagne et escalade, badminton, boxe, natation, judo, tennis, tir, tir-à-l’arc, cyclisme, karaté…

Mais au-delà de la sphère sportive, la présentation du projet de Paris 2024 devant les membres de l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) et d’une partie des membres du Comité International Olympique (CIO), c’est aussi le monde du divertissement et de la culture qui a souhaité apporté son soutien à la candidature.

Ainsi, Michèle Laroque a tweeté l’une des photographies officielles de la délégation tricolore – comprenant Denis Masseglia, Tony Estanguet, Anne Hidalgo, Teddy Riner et Bernard Lapasset -, tout comme l’humoriste Michaël Grégorio et les animateurs de télévision Nikos Aliagas (plus de 1,5 million d’abonnés), Estelle Denis (314 200 abonnés), Isabelle Ithurburu (près de 169 000 followers), Alexandre Delpérier (14 300 followers), Stéphane Bern (près de 406 000 followers), Bertrand Chameroy (près de 1 million d’abonnés).

Côté politique, si le Premier Adjoint à la Maire de Paris, Bruno Julliard, et l’Adjoint aux Sports, Jean-François Martins ont adressé leurs meilleurs encouragements, d’autres élus – notamment de la Seine-Saint-Denis – ont fait de même : Patrick Braouezec, Président de « Plaine Commune » et Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental pour ne citer qu’eux.

Pour sa part, le Premier Ministre, Manuel Valls, s’est exprimé avec enthousiasme sur le célèbre réseau social, reprenant l’un des visuels emblématiques de Paris 2024, avec le stade temporaire de beach-volley face à la Tour Eiffel.

(Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Le Chef de l’Etat, dont la présence à Rio de Janeiro (Brésil) avait été particulièrement remarquée lors des derniers Jeux d’été, a quant à lui posté le message suivant.

(Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Les comptes du Ministère de l’Éducation Nationale, de plusieurs Préfectures et Ambassades ainsi que d’entreprises Partenaires de la candidature – La Poste, Suez, FDJ, Elior Group, AccorHotels, RATP, etc… – ont eux aussi ponctué la journée et leur publication respective de « tweets » de soutien.