JO 2024 : 68% des Franciliens favorables à une candidature de Paris

En mars dernier, un sondage réalisé à l’échelle nationale avait fait état d’un enthousiasme mitigé concernant une éventuelle candidature olympique de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Ainsi, près de 52% des Français se déclaraient favorables à un nouveau projet tricolore et ce, après les échecs successifs de Paris 1992, Lille 2004, Paris 2008, Paris 2012 et enfin Annecy 2018.

Paris 2012 - Champs Elysées

Récemment, un nouveau sondage a été publié et démontre un soutien plus appuyé à l’égard d’un projet olympique. De fait, selon une enquête* menée par l’agence de marketing et de communication UniTeamSport, 60% des Français penchent en faveur d’une candidature parisienne pour l’Olympiade 2024. A l’inverse, 33% des sondés se déclarent défavorables tandis que 7% ne se prononcent pas.

Dans le détail, et comme ce fut le cas lors des précédents projets olympiques, les jeunes apportent un soutien ferme à l’idée d’une candidature française (74% des étudiants et 70% des moins de 35 ans), à l’inverse des plus de 55 ans (50%) ou des retraités (49%).

Localement, le soutien est encore plus fort qu’à l’échelon national puisque 68% des Franciliens déclarent leur flamme pour une nouvelle candidature de Paris à l’organisation du plus grand événement de la planète.

Un soutien de poids qui, bien que restant dans le cadre d’un sondage, ne devrait pas passer inaperçu, surtout à quelques semaines d’une décision officielle des autorités sportives et politiques françaises.

Si la France veut se lancer dans la course aux JO, le soutien populaire sera un élément déterminant pour la réussite du projet, notamment au regard des ambitions du Mouvement sportif concernant le financement de la candidature. Ce dernier veut en effet organiser un week-end télévisé au cours duquel les Français seraient appelés à faire un don pour permettre le montage financier du projet. Un pari novateur mais risqué.

Illustration : Crédits – L’Internaute / Mairie de Paris
* Sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population française (1 000 personnes)

4 pensées

  1. Des sondages positifs qui permettent d’y croire ! Il faut espérer que ce soit ces sondages « sûrs » qu’on entende davantage, puisqu’un précédent (NON OFFICIEL) réalisé par Le Figaro via son site internet montrait que seuls 20% des votants (autrement dit, des internautes lecteurs de cette presse) étaient en faveur de la candidature de Paris (remarquons au passage que ce sondage est né de l’intervention de F. Hollande au début du mois, et que rien n’avait été fait avant, preuve de l’intérêt du Figaro pour la question…)

    Clairement, il faudra convaincre les seniors : les arguments se devront d’être plutôt économiques et liés au développement national. Ici les jeunes sont déjà conquis (en particulier depuis les Jeux de Londres qui ont donné une image très moderne et positive du pays), et il est maintenant temps de les conserver pour s’assurer un avenir prometteur.

    Au delà de ça, il faudra surtout arrêter de ressasser les erreurs du passé : certes Paris n’a pas gagné en 1992… Mais elle a en contrepartie été choisie pour les Jeux d’Hiver à Albertville ! Le tableau est quand même positif en fait de compte. Donc ne parlons plus de cet échec-ci qui au final n’en est pas vraiment un…

    Lille a perdu en 2004… Finalement un résultat logique, quand on voit les concurrentes : Athènes, Le Cap, Buenos Aires, Stockholm, Rome (pour les villes retenues sur la short-list, autant dire des énormes pointures et des villes clairement mondialement connues), Istanbul, St Peterzbourg, Séville et San Juan (Capitale de Porto Rico, certes peu célèbre…). Lille faisait office de grande inconnue ici. Difficile de rivaliser quand on voit la concurrence, souvent dans des villes plus peuplées, plus grandes, plus riches, plus connues, plus desservies. Alors certes sa position entre le Royaume Uni, la Belgique et Paris était intéressant, mais la ville n’avait pas la puissance nécessaire. La ville a été préférée à Lyon, qui avait sans doute plus ses chances : une grosse erreur stratégique ! Et une erreur finalement fatale. Ici, il faut remettre en cause le choix d’une ville trop faible.

    Paris candidate à nouveau en 2008. & Peut-être la plus belle erreur commise… Qui a cru un instant que le CIO favoriserait la candidature française juste après Athènes ? Avait-il oublié la coutume de l’alternance des continents ? D’autant plus que dans cette course, il n’y avait peu d’Européens. Séville (éliminée avant la short list), Istanbul (déjà avec sa force d’être sur plusieurs continents), et Paris. Le tout face à des candidatures émanant essentiellement d’Asie de l’Est et d’Amérique. L’issue était jouée d’avance ! Sans parler de la campagne de communication de l’époque, peu flagrante, et du logo (hideux, c’est le mot !) de la candidature, d’un simplisme et d’un manque de créativité affligeant…Là, la faute à un mauvais calcul du timing.

    Alors oui, Paris 2012 est vraiment la plus grande déception à avoir, un excellent dossier, un bon timing, un fort soutien… Reste à vaincre la plus grande rivale ici, Londres (sachant que Madrid, New York & Moscou avait déjà reçu les Jeux seulement quelques années avant, alors que les 2 finalistes ne les avaient reçu depuis plus de 60 ans pour la gagnante finale, et près de 90 ans pour la perdante française)… Un échec donc… Qui a été bien dramatisé par les politiques et médias français, critiquant alors sa concurrentes Londres et les membres votants du CIO : un manque de fair-play flagrant qui n’a pas aidé… D’autant plus qu’il ne s’agissait pas d’une honteuse défaite, mais bien d’un résultat très serré !

    Que dire d’Annecy ? D’une, que les propos peu fair-play des français pour 2012 ont pu jouer dans la balance et n’ont en rien aidé. De deux, que la communication était quasi-inexistante. De trois, que l’ensemble du projet était bien trop faible. Mais que personne ne semblait s’en plaindre… Au final, ce qui devait arriver arriva…

    Maintenant, on ressasse les 5 échecs consécutifs français… Alors qu’il faut voir que le premier d’autre eux n’en pas pas vraiment un, les 2 suivants sont dus à une mauvaise stratégie, et les 2 suivants sont en réalité les 2 seuls vrais défaites à voir. Mais si la France apprend de ces erreurs, elle saura séduire, et c’est capital ! Et surtout, il lui faudra être plus sage, à la fois plus optimiste, et plus humble…

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