Milan-Cortina 2026 : A 200 jours de l’ouverture des Jeux, la SIMICO valorise ses projets

Tandis que les préparatifs d’organisation des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 sont entrés dans une nouvelle phase, avec le cap des 200 derniers jours avant la Cérémonie d’ouverture, la Società Infrastrutture Milano Cortina 2026 S.p.A. (SIMICO) publie une vidéo dans laquelle l’instance revient sur ses missions au service de près d’une centaine de projets.

Vue du Stade Olympique de Cortina d’Ampezzo, Vénétie, Italie (Crédits – Milano Cortina 2026)

Actrice majeure de la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2026, la SIMICO œuvre à la supervision de chantiers de diverses natures, tant dans le domaine des sites sportifs nécessaires à la tenue de l’événement sportif, que dans le domaine des infrastructures publiques, notamment quant à la mise à niveau des transports du Nord de l’Italie.

A l’été 2022, une Directrice signée de la main d’Enrico Giovannini, alors Ministre des Infrastructures et de la Mobilité durable, avait d’ailleurs précisé le rôle de cette instance fondée sur un modèle proche de celui de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) de Paris 2024.

Ainsi que le disposait le document de douze pages, la SIMICO est chargée de :

La conception et la construction, en tant que client principal et maître d’ouvrage, des travaux essentiels, y compris ceux d’accessibilité, connexes et contextuels liés aux installations de l’événement olympique.

(Crédits – SIMICO)

A ce jour, la SIMICO mène de front pas moins de 96 projets entre les Régions de la Lombardie, de la Vénétie, et du Trentin-Haut-Adige, soit précisément les zones territoriales au sein desquelles doivent avoir lieu les Jeux l’an prochain.

Sur ces projets en cours, 50 sont liés aux transports et un global de 64 chantiers sont directement intégrés à l’héritage olympique et paralympique, notamment sur le cluster de Cortina d’Ampezzo, avec l’aménagement du Centre de glisse, la rénovation du Stade Olympique des JO 1956, la mise en œuvre du Village des Athlètes.

Les autres composantes du schéma organisationnel des JO 2026 sont également concernées par ces chantiers, à l’instar de la réhabilitation des tremplins de saut à ski à Predazzo, dans le Trentin-Haut-Adige, ou l’adaptation des Arènes antiques de Vérone (Vénétie) en vue des Cérémonies de clôture des Jeux Olympiques et d’ouverture des Jeux Paralympiques.

Pour mener à bien ses missions, la SIMICO bénéficie aujourd’hui d’un financement conséquent de l’ordre de 3,4 milliards d’euros, dont plus de 520 millions consacrés aux installations sportives, avec une contribution multipartites comme cela fut acté dans le cadre de la Directive gouvernementale précitée.

Concrètement, l’État participe à l’effort à hauteur de 70%, via le Ministère des Infrastructures (35%) et le Ministère de l’Économie et des Finances (35%). Les Régions de Lombardie et de Vénétie contribuent quant à elles pour 10% chacune au financement de la SIMICO, tandis que les Provinces autonomes de Trente et de Bolzano apportent une participation de 5% chacune.

Au fil des ans, les financements dévolus à la SIMICO ont toutefois connu un net accroissement ; les autorités nationales exerçant de facto un contrôle accru quant à l’utilisation des deniers publics et à l’orientation des multiples chantiers.

Il faut dire qu’en 2022, la livraison des infrastructures avait été évaluée à quelques 2,165 milliards d’euros. Deux ans auparavant, un Décret – spécifique aux transports – avait sanctuarisé un effort d’un milliard d’euros. Aujourd’hui, les chantiers relatifs à ce domaine-clé s’élèvent à 2,8 milliards d’euros.

Cette inflation budgétaire devrait à n’en pas douter être scrutée par le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) des Alpes françaises 2030 et par la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO – Alpes 2030), au moment où la question du financement de cette édition des Jeux demeure à l’étude.

Dans le cas du projet français, et alors que des arbitrages sont prévus pour l’automne 2025, les organisateurs avaient jusqu’à présent exprimé leur intention de cadrer les dépenses du COJO autour de 2 milliards d’euros, la SOLIDEO devant quant à elle assurer ses missions dans un périmètre limité à 800 millions d’euros environ.


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