Anne Hidalgo fait don de sa combinaison de natation au Musée Olympique

La baignabilité de la Seine fut l’un des principaux chantiers menés dans la perspective des Jeux de Paris 2024 et l’un des marqueurs importants de l’héritage de ces derniers, des zones de baignade devant désormais être accessibles à tous dès 2025.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, faisant don de sa combinaison de natation au Musée Olympique de Lausanne, Suisse, le 02 octobre 2024 (Crédits – Joséphine Brueder / Olympic Museum)

Près d’un mois après la clôture des Jeux Paralympiques, la Maire de Paris a annoncé l’intégration prochaine, dans les collections du Musée Olympique à Lausanne (Suisse), de la combinaison de natation qu’elle portait lors du grand saut opéré le 17 juillet dernier dans la Seine.

Dans un post publié ce mercredi 02 octobre 2024 sur son compte Instagram, Anne Hidalgo précise ainsi :

De la Cérémonie d’ouverture aux épreuves de triathlon, la Seine a été au cœur des Jeux de Paris 2024.

Et ce n’est pas anodin puisque ce sont les Jeux qui ont permis à notre fleuve, véritable poumon vert, d’être de nouveau baignable. C’est le témoignage de ce que les Jeux peuvent laisser en héritage.

Je suis très honorée de remettre à la demande du Musée Olympique, la combinaison que je portais lors de ma première baignade dans la Seine.

Ce souvenir à part qui marque l’aboutissement de tant d’années de travail, je suis fière qu’il puisse symboliquement intégrer les collections du Musée Olympique à Lausanne.

A peine plus d’une semaine avant l’ouverture des Jeux Olympiques, Anne Hidalgo s’était baignée quelques minutes dans le fleuve parisien, en compagnie notamment de Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024, et ce, sous le regard de dizaines de curieux et sous l’objectif de nombreux journalistes français et internationaux.

Après une première incursion à la mi-juillet, l’édile parisienne avait replongé dans le fleuve le 27 août.

Vue du chantier du bassin d’Austerlitz à Paris (Crédits – Guillaume Bontemps / Ville de Paris)

Le chantier de baignabilité de la Seine a mobilisé des moyens colossaux au cours des dernières années – 1,4 milliard d’euros – sachant que ce défi orchestré dans et autour de la capitale avait été envisagé sous la mandature de Jacques Chirac à la fin des années 1980, sans toutefois se concrétiser dans les faits.

L’organisation des JO 2024 aura donc été un accélérateur pour transformer la Seine et permettre la réouverture de la baignade interdite durant la première moitié du XXe siècle.

Les autorités locales et nationales se sont ainsi attelées à mettre sur pied quatre axes prioritaires, que ce soit au travers de la modernisation ou de la construction d’ouvrages visant à réduire les déversements d’eaux usées en cas d’intempéries, de la suppression des mauvais branchements – 23 000 habitations concernées le long de la Seine et de la Marne -, du raccordement d’environ 260 bateaux au réseaux assainissement, mais encore du traitement dit de « désinfection » des eaux rejetées par les stations d’épuration gérées par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) en amont de Paris, sur les sites de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et de Valenton (Val-de-Marne).

Sur les chantiers-clés, il est notamment à souligner l’aménagement du bassin d’Austerlitz (13e arrondissement), vaste espace de stockage cylindrique de 50 mètres de diamètre pour plus de 30 mètres de profondeur capable de pouvoir retenir plus de 50 000 m » d’eau, soit l’équivalent de 20 piscines olympiques.

En dehors de Paris, il est par ailleurs à relever l’aménagement du bassin versant du Ru Saint-Baudile (Seine-Saint-Denis) offrant une capacité de stockage de 30 000 m3, ainsi que l’installation du VL8, collecteur de grande contenance d’un diamètre de 2,5 à 3 mètres et d’une longueur de 10 kilomètres construit à environ 30 mètres sous terre entre les départements franciliens de l’Essonne et du Val-de-Marne.

Visuel du site de baignade du Bras de Grenelle, dans le 15e arrondissement de Paris (Crédits – Mairie de Paris / APUR / Luxigon)

Au-delà des Jeux lors desquels la Seine fut mobilisée pour la tenue des épreuves de triathlon, de natation en eau libre et de para-triathlon, ces travaux d’envergure garantiront in fine la possibilité de disposer de divers points de baignade dans la capitale et ses abords dès l’année prochaine.

De fait, à compter de 2025, trois premiers sites de baignade sur le fleuve seront agencés à Paris, face à l’île Saint-Louis, dans le secteur du Bras Marie (4e), au niveau du Bras de Grenelle (15e), entre le port de Grenelle et les rives de l’île aux Cygnes, ainsi que sur le site de Bercy (12e), au niveau de la passerelle Simone de Beauvoir, en contrebas du Parc de Bercy faisant face à la Bibliothèque François Mitterrand.

Des bouées de délimitation des plans d’eau seront alors installées pour permettre une surveillance des zones autorisées à la baignade, tandis que des pontons offriront un accès sécurisé auxdites zones. Des espaces comprenant vestiaires et douches seront en outre agencés sur les quais bas.

Progressivement, d’autres sites ouvriront au public à Paris et en région Île-de-France, d’autres villes étant en effet soucieuses de se réapproprier l’usage fluvial pour des activités de loisirs sur la Seine et sur la Marne.


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