Paris 2024 : Anneaux et agitos resteront dans la capitale au moins jusqu’en 2028

Au cours d’une conférence de presse orchestrée ce vendredi 06 septembre 2024, la Maire de Paris a précisé son projet concernant le devenir des anneaux olympiques et des agitos paralympiques qui perdureront dans la capitale au moins jusqu’en 2028, échéance des prochains Jeux d’été qui se dérouleront à Los Angeles (Californie, États-Unis).

Les anneaux olympiques et les agitos paralympiques disposés sur la Place de la Bastille à Paris (Crédits – Guillaume Bontemps / Ville de Paris)

Avec la fin des Jeux qui approche, Paris se prépare à refermer un chapitre de festivités qui aura marqué l’été 2024 et, plus largement, l’histoire contemporaine de la « Ville Lumière », elle qui fut ces dernières décennies en quête des Jeux après la dernière édition organisée in situ en 1924.

Si les retombées des Jeux de 2024 se feront ressentir dans les mois et années qui viennent – que ce soit dans le domaine du tourisme ou sur le plan économique – certains aspects de l’héritage sont d’ores et déjà perceptibles à l’image des aménagements urbains opérés en prévision de l’accueil de l’événement planétaire.

Pour faire perdurer encore l’esprit des Jeux dans la capitale après 2024, les pouvoirs publics locaux entendent par ailleurs maintenir dans l’espace public au moins deux symboles de la manifestation sportive que sont les anneaux olympiques d’une part et les agitos paralympiques d’autre part.

Vue des anneaux olympiques sur la Tour Eiffel, mardi 11 juin 2024 (Crédits – Sport & Société)

Actuellement disposés sur la Tour Eiffel (7e arrondissement) pour les premiers et au sommet de l’Arc de Triomphe (8e) pour les seconds, ces symboles resteront bien dans Paris à l’issue des Jeux mais dans une configuration quelque peu différente.

Ainsi, alors que la structure des anneaux olympiques agencés entre le premier et le deuxième étage de la « Dame de Fer » doit être déposée dans les semaines prochaines, pour d’abord laisser place à une œuvre temporaire sur le Pont d’Iéna, puis ensuite à la repose d’anneaux sur l’emblématique édifice parisien d’un poids moins conséquent que les près de 30 tonnes actuelles, les agitos paralympiques quitteront quant à eux le haut des Champs-Élysées mais resteront toutefois localisés sur la plus belle avenue du monde.

Les trois marqueurs paralympiques pourraient en effet trôner face à la statue du Général de Gaulle, près de la sortie de métro Champs-Élysées – Clemenceau non loin du Grand Palais (8e arrondissement) qui a été, durant les Jeux, l’un des principaux théâtres de compétitions en abritant successivement les épreuves d’escrime, de taekwondo, puis d’escrime-fauteuil et de para-taekwondo offrant au passage des images spectaculaires sous la monumentale nef de l’édifice.

Avec une telle localisation, la Ville de Paris conserverait la mainmise sur les agitos que la Région Île-de-France avait pourtant souhaité obtenir, Valérie Pécresse, Présidente de l’exécutif régional et opposante politique à l’édile parisienne, proposant au début du mois d’installer la structure sur la façade de l’Hôtel de Région à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Les agitos paralympiques sur la façade de l’Arc de Triomphe à Paris (Crédits – Paris 2024 / Tony Esnault et Jeanne Fauvel)

Mais s’agissant tout à la fois les anneaux olympiques ou les agitos paralympiques, Anne Hidalgo a tenu à préciser les contours d’un calendrier prévisionnel qui pourrait être amené à évoluer avec le temps.

Au cours d’une conférence de presse depuis le Paris Média Centre installé durant les Jeux dans l’enceinte du Carreau du Temple (Paris Centre), la Maire de Paris a en effet évoqué le maintien des ouvrages au moins jusqu’en 2028, soit l’année de la prochaine édition des Jeux d’été qui se tiendront alors à Los Angeles.

Ainsi que l’a exposé Anne Hidalgo, ce vendredi 06 septembre 2024, comme pour répondre aux critiques qui se sont exprimées ces derniers jours, notamment de la part des descendants de Gustave Eiffel ou de la Ministre de la Culture démissionnaire – et principale opposante locale – Rachida Dati :

Jusqu’en 2028, c’est-à-dire jusqu’aux Jeux de Los Angeles, nous les laisserons – les anneaux – sur la Tour Eiffel et les agitos sur les Champs-Élysées.

C’est la proposition que nous faisons. Et puis en 2028, on verra.

Si on ne peut toujours pas se passer de ces signes, de ces symboles majeurs qui nous rappelleront que ce n’était pas juste une parenthèse, mais que nous avons des droits et des devoirs, peut-être qu’après 2028, ils resteront, peut-être pas, on verra.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, devant la vasque des Jeux de Paris 2024 disposée dans le Jardin des Tuileries (Crédits – Henri Garat / Ville de Paris)

La Maire de la capitale a par ailleurs profité de ce rendez-vous avec les journalistes pour revenir sur un autre symbole qui a fait le tour du monde lors des Jeux de Paris 2024 : la vasque et son anneau-flamme au-dessus du Jardin des Tuileries (Paris Centre) près du Musée du Louvre.

Si Anne Hidalgo a déjà fait savoir durant l’été qu’elle était favorable à une conservation de l’œuvre imaginée par le designer Mathieu Lehanneur – également à l’origine de la torche et du chaudron des Relais de la flamme – la décision reviendra in fine à l’État qui est propriétaire du terrain.

Comme l’a d’ailleurs rappelé celle qui est aux commandes de Paris depuis maintenant une décennie :

La vasque, elle est sur un terrain qui appartient à l’État, et nous on est très, très, très favorables à ce que la vasque reste, bien sûr avec des évolutions parce qu’elle ne pourra plus avoir la flamme qui s’éteindra dimanche soir [08 septembre 2024].

Mais la vasque doit rester. Pour cela, je suis prête en tant que Maire de Paris à m’associer à la réflexion de l’État pour déterminer les conditions de la pérennisation de la vasque.

Ainsi que l’a par suite précisé Pierre Rabadan, Adjoint à la Maire en charge du Sport, des Jeux Olympiques et Paralympiques, et de la Seine, conscient des contraintes techniques qui pourraient se poser quant au maintien de la vasque :

C’est un succès populaire massif avec en moyenne 15 000 personnes chaque soir qui vont la voir. Il faut prendre des décisions rapidement.

La Maire a écrit au Président de la République.

Notre souhait est qu’elle reste là où elle est avec des modalités d’évolution car elle ne peut pas rester allumée. Et nous ne souhaitons pas forcément qu’elle s’élève toutes les nuits.


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