Constitutives de l’un des tableaux-phares de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, les statues de dix personnalités féminines françaises ayant marqué leur temps pourraient prochainement être installées dans le quartier de la Porte de la Chapelle (18e arrondissement).

Elles ont figuré parmi les images marquantes d’une Cérémonie d’ouverture à l’audience record. Les dix statues du tableau « Sororité » pourraient bien désormais trouver leur place dans les rues de la capitale française dans les mois à venir.
Après la manifestation qui a rassemblé plus de 24,42 millions de téléspectateurs en France et plus de 1,5 milliard à travers le monde, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, a en effet exprimé son souhait de voir pérenniser ce qu’elle considère comme l’un des éléments de l’héritage de la soirée inaugurale des Jeux Olympiques 2024 réalisée le long de la Seine.
Invitée de France Bleu Paris, lundi 29 juillet dernier, l’édile au fait des préparatifs de la Cérémonie avait alors affirmé :
Depuis longtemps, je me dis [que ces statues] auraient toute leur place aussi dans Paris, notamment le 18e arrondissement.
Ce mercredi 07 août 2024, la Maire de Paris est revenue une nouvelle fois sur cette volonté de pérennisation des structures dorées.
Comme elle l’a ainsi exposé au micro de RFI :
Les transformations de Paris sont durables. J’ai vraiment voulu que les Jeux ne soient pas plaqués.
La transformation écologique, les pistes cyclables, tous les espaces végétalisés, l’adaptation de la ville au changement climatique. Cela, c’est quelque chose que nous avons travaillé, et qui est durable.
La transformation de la Porte de la Chapelle qu’une partie de la presse internationale décrivait comme une « no-go zone » et qui est aujourd’hui un très très beau quartier, dans lequel je souhaite mettre d’ailleurs les très belles statues qui ont été proposées et qui ont été vues pendant la Cérémonie d’ouverture.

Conçues selon le principe de l’impression 3D en résine polymère durcie avec de la fibre de verre avec par ailleurs la pose d’une résine de protection par CMDS Factory – une PME située dans le Pas-de-Calais – les dix statues qui représentent Olympe de Gouges, Alice Milliat, Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir, Paulette Nardal, Jeanne Barret, Louise Michel, Christine de Pizan, Alice Guy, et enfin Simone Veil, mesurent chacune 4 mètres de hauteur.
Lors de la Cérémonie d’ouverture, les monumentales structures étaient sorties de l’eau du fleuve pour se positionner au-dessus de socles de 5 mètres de hauteur au sein desquels avait été disposé un système de levage flottant.
L’installation pérenne des dix statues devra néanmoins répondre à des contraintes techniques, la composition en résine ne permettant pas une préservation optimale en plein air.
Sur ce point, l’Adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire, a précisé en début de semaine qu’une étude de faisabilité serait menée dans les mois à venir.
Ainsi que l’a fait savoir Laurence Patrice auprès de France 3 Paris Île-de-France, ce lundi 05 août 2024 :
Comme la Maire de Paris l’a exprimé, on souhaite qu’elles restent de façon pérenne aux yeux de toutes et tous, pour permettre de mettre en exergue ces femmes dans un lieu vivant. L’idée serait d’exposer ces statues dans la rue de la Chapelle, le long des nouveaux espaces verts. C’est un quartier populaire, et qui vient d’être rénové avec l’élan des Jeux.
[…] Ces statues ont une armature métallique, mais elles sont conçues dans une forme de résine. Je n’ai pas les compétences techniques, mais il faudra peut-être les retravailler, sinon elles risquent de se dégrader. On est encore dans l’énergie et l’organisation des Jeux. On va se poser tranquillement à la rentrée pour bien caler ce projet. Tout ça va prendre plusieurs mois pour aboutir.

Quoiqu’il en soit, en envisageant l’installation des dix statues féminines dans le quartier de la Porte de la Chapelle, l’équipe municipale en exercice entend parfaire la transformation urbaine opérée in situ en amont des Jeux.
Une transformation qui s’est matérialisée par la reprise des principales artères routières et piétonnes, un aménagement paysager, et surtout l’agencement de l’Adidas Arena, enceinte multifonctionnelle de taille intermédiaire pouvant atteindre 9 000 places qui, après la réception des épreuves olympiques de badminton, de gymnastique rythmique, puis des compétitions paralympiques de para-badminton et de para-haltérophilie, deviendra la résidence du Paris Basketball qui y a d’ailleurs joué son premier match le 11 février dernier.
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