Malgré l’insistance du Comité International Olympique (CIO) à envisager sérieusement une délocalisation des épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton des JO 2026, les autorités italiennes espèrent encore parvenir à convaincre de l’utilité de repenser la piste historique de Cortina d’Ampezzo.

A un peu plus de deux ans de l’ouverture des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, les compétitions de bobsleigh, de luge et de skeleton n’ont toujours pas trouvé de point de chute définitif.
Après moult polémiques, ayant suivi le démarrage des travaux préparatoires, puis un premier appel d’offres infructueux portant sur le réaménagement du site des Jeux de 1956 à Cortina d’Ampezzo, le CIO avait exprimé avec une certaine impatience la nécessité de convenir d’une solution en dehors de l’Italie.
De fait, comme la Commission d’Évaluation l’avait recommandé dès la phase de candidature, l’institution olympique a sollicité à l’automne 2023 les organisateurs italiens pour trouver une option alternative et engager en conséquence des discussions avec des pays européens ou même au-delà.
En Autriche, Innsbruck s’était d’ailleurs rapidement positionnée pour relever ce challenge inédit en proposant sa piste historique pour accueillir les épreuves précitées en 2026. Depuis, St-Moritz (Suisse) a aussi été évoquée, tout comme – peut-être plus surprenant – le Centre de glisse de Lake Placid, dans l’État de New York (États-Unis).
Or, malgré le jugement sévère du CIO et le pas de côté affiché en octobre dernier par les organisateurs, le gouvernement italien et le Comité d’Organisation des Jeux piloté par Giovanni Malago essayent toujours d’avancer l’idée de maintenir les épreuves en Italie, soit au travers d’une refonte du projet initial ou, comme cela fut un temps évoqué, d’une réutilisation de la piste de Cesana Torinese construire dans l’optique des Jeux de Turin 2006 mais laissée à l’abandon quelques années seulement après l’événement.
Si ces deux propositions ont jusqu’à présent été balayées d’un revers de la main par l’institution de Lausanne (Suisse), les autorités transalpines tentent désormais le tout pour le tout.
Aussi, le 18 janvier dernier, à la clôture du second appel d’offres lancé par la Società Infrastrutture Milano Cortina 2026 S.p.A. (SIMICO), il est apparu qu’un seul candidat – à savoir l’entreprise de construction et de génie civil Pizzarotti – s’était positionné pour mettre en œuvre le projet autour de la piste Eugenio Monti.
Le temps est désormais compté.
Comme l’a en ce sens exposé Christophe Dubi, Directeur Exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO :
Nous avons dès le début pensé que ce site était extrêmement complexe en termes de coût, d’héritage et de timing, et nous avons favorisé l’utilisation d’une piste existante.
[…] Nous savons avec certitude qu’une décision sera prise prochainement d’ici le 31 janvier [2024].

Alors que la date butoir approche à très grands pas, les organisateurs vont immanquablement devoir redoubler d’efforts pour entériner le projet de Cortina d’Ampezzo et espérer dans la foulée convaincre le CIO.
Concrètement, une première réunion est programmée pour ce lundi 22 janvier au cours de laquelle la proposition de l’unique entreprise en lice sera examinée et débattue. Un second rendez-vous sera par la suite orchestré le 30 janvier pour valider les contours d’un projet aux contraintes logistiques et calendaires évidentes ramené à 81,61 millions d’euros.
Dans l’hypothèse où le choix de Cortina d’Ampezzo viendrait à être approuvé par le Comité d’Organisation et par le CIO, le chantier du Centre de glisse reprendrait dans le courant du mois de février pour un achèvement accéléré en novembre 2024, ce qui permettrait la tenue de tests techniques et sportifs à compter de janvier 2025.
Une chose est sûre : Milan-Cortina 2026 n’a plus le droit à l’erreur et ne peut plus s’autoriser le moindre écart sur la tenue du calendrier.
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