Tokyo 2020 précise les concepts-phares de ses Cérémonies

Le 23 juillet prochain, le Stade Olympique de Tokyo sera le théâtre de la Cérémonie d’ouverture des Jeux d’été. Dans un contexte sanitaire sans précédent, ayant conduit à l’adoption du huis clos, les organisateurs entendent se servir des Cérémonies d’ouverture et de clôture pour partager un message d’espoir à destination du monde.

Vue extérieure du Stade Olympique de Tokyo (Crédits – Japan Sport Council)

En l’absence de spectateurs, la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Tokyo 2020 aura indéniablement une saveur particulière, tant pour les athlètes et les officiels présents sur place que pour les fans et passionnés connectés aux quatre coins de la planète.

A l’issue de huit années de préparatifs et de travaux, émaillés par les polémiques autour du chantier du Stade Olympique et des emblèmes notamment, et fortement impactés depuis le printemps 2020 par l’épidémie de Covid-19, le Mouvement Olympique aura l’opportunité de se réunir pour célébrer l’espoir d’un monde meilleur et la sortie souhaitée de la crise sanitaire.

Pour les organisateurs, le choix des concepts, qui ponctueront le déroulement des Cérémonies d’ouverture et de clôture, s’est d’ailleurs porté sur trois thématiques faisant résolument écho à cet espoir partagé.

Vue des anneaux olympiques implantés dans la Baie de Tokyo (Crédits – 2021 – IOC / Yuichi Yamazaki)

Ainsi, le concept général liant les quatre Cérémonies des Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques s’intitule sobrement « Moving Forward », que l’on peut traduire par « Avancer ».

Pour chacune de ces Cérémonies, les organisateurs vont tâcher de mettre en avant des notions fortes, comme la solidarité, l’entraide, le partage des connaissances, la sagesse et le dépassement de soi, qui illustre l’état d’esprit des Japonais et la culture locale, et qui ont symbolisé l’engagement des parties au projet olympique et paralympique pour relever le défi inédit de reporter les Jeux d’une année et de parvenir à livrer un événement, certes adapté, mais qui demeure malgré tout une boussole pour les sportifs.

Au travers de ce concept général, Tokyo 2020 souhaite finalement montrer que le sport peut permettre de réunir les énergies afin de surmonter les challenges. Une manière aussi de se souvenir du contexte de la candidature nippone formalisée après la catastrophe du printemps 2011.

Vue des aménagements paysagers du Stade Olympique de Tokyo (Crédits – Japan Sport Council)

Concernant la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le Comité d’Organisation (TOCOG) a repris la devise officielle de Tokyo 2020, à savoir « United by Emotion » (« Unis par l’émotion »).

Durant toute la soirée du 23 juillet, les figurants mobilisés mettront en mouvement l’idée que les Jeux peuvent être un vecteur de rassemblement, au-delà des différences de chacun et ce, après plus d’un an de lutte contre le Covid-19 qui a frappé l’ensemble des continents à des degrés divers.

Comme l’a mentionné le TOCOG dans un communiqué publié ce jour :

Le sport est universel. C’est un trésor inestimable qui, selon nous, a le pouvoir d’unir le monde à travers l’émotion, même si nous sommes séparés, que nous parlons des langues différentes ou que nous avons des cultures différentes. […]

Nous espérons que ce sera une expérience qui montrera à quel point nous avons tous la capacité à célébrer les différences, à faire preuve d’empathie et à vivre côte à côte avec compassion les uns pour les autres.

Au cours de cette Cérémonie d’ouverture, des changements notables seront par ailleurs apportés au serment olympique, de même qu’au défilé des délégations.

Afin de souligner l’engagement des organisateurs et du Mouvement Olympique en faveur de l’égalité hommes-femmes, le nombre de personnes prêtant serment passera ainsi de trois à six. Deux athlètes, deux entraîneurs et deux juges seront alors appelés sur la scène pour prononcer à tour de rôle une formule là-aussi repensée.

Concrètement, après l’introduction « Au nom des athlètes », « Au nom de tous les juges », « Au nom de tous les entraîneurs et officiels », suivra la proclamation suivante :

Nous promettons de prendre part à ces Jeux Olympiques en respectant et en suivant les règles, dans un esprit de fair-play, d’inclusion et d’égalité. Ensemble, nous sommes solidaires et nous nous engageons pour un sport sans dopage, sans tricherie et sans aucune forme de discrimination. Nous le faisons pour l’honneur de nos équipes, dans le respect des principes fondamentaux de l’Olympisme, et pour rendre le monde meilleur grâce au sport.

Le défilé des délégations marquera lui-aussi un tournant. Alors qu’un quota de places pour les femmes de près de 49% a été atteint pour les compétitions des Jeux de Tokyo 2020, les Comités Nationaux Olympiques (CNO) pourront être représentés par un binôme mixte.

Pour la France par exemple, Clarisse Agbegnenou (judo) et Samir Aït-Säid (gymnastique) auront l’honneur de porter le drapeau tricolore au sein du Stade Olympique, succédant au judoka Teddy Riner qui avait été le leader de la délégation française aux Jeux de Rio 2016.

Vue intérieure du Stade Olympique de Tokyo (Crédits – Japan Sport Council)

Pour ce qui est de la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, le concept « Worlds We Share »« Des mondes que nous partageons » – mettra en lumière le partage après dix-sept jours de compétitions entre athlètes venus des quatre coins de la planète, un partage forcément particulier en l’absence de spectateurs.

Ce sera en outre l’occasion d’amener une réflexion sur l’inclusion et la diversité, en faisant le lien avec les Jeux Paralympiques qui s’ouvriront le 24 août, autour de concepts spécifiques qui seront annoncés ultérieurement.

La Cérémonie de clôture sera enfin marquée par la transmission du drapeau olympique entre les organisateurs nippons et ceux de la prochaine Olympiade, à savoir Paris 2024, avec la présence à Tokyo de la Maire de Paris, Anne Hidalgo.

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