JO 2024 : Quelle « shortlist » le Comité Olympique Américain choisira-t-il ?

Demain mardi, le Comité Olympique des États-Unis (USOC) désignera une « shortlist » de villes potentiellement candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Sept villes ont démontré un intérêt certain pour la manifestation planétaire, mais l’USOC ne devrait en sélectionner que « deux ou trois » avant de choisir la ville qui représentera les États-Unis dans la compétition internationale dès l’année prochaine.

USOC

D’ores et déjà, Philadelphie (Pennsylvanie) a décidé de se retirer de la course américaine et ce, quelques heures après le retrait d’une ville qui n’avait pas véritablement fait acte de candidature, New York.

Désormais, seules Boston (Massachusetts), Washington District of Columbia (DC), Los Angeles (Californie), San Francisco (Californie), San Diego (Californie) et Dallas (Texas) figurent dans les « starting-block ».

Même si l’USOC a choisi de ne pas dévoiler publiquement ses préférences, il ne fait guère de doute sur la poursuite de l’aventure olympique de Los Angeles.

Plus que ses concurrentes, la « Cité des Anges » possède l’expérience des Jeux – hôte en 1932 et 1984 -, des infrastructures de grande capacité et de qualité ainsi qu’une renommée internationale.

Memorial Coliseum - Los Angeles 1984

Surtout, Los Angeles continue d’être cité en exemple de bonne organisation. En effet, alors que Montréal 1976 avait représenté un véritable gouffre financier pour le Canada et les organisateurs, l’édition 1984 avait rapporté un bénéfice de 235 millions de dollars (172,9 millions d’euros).

Un argument de poids au moment où les citoyens sont de plus en plus critiques à l’égard des grands événements internationaux. Un argument non-négligeable aussi pour les électeurs olympiques, soucieux de ne pas retomber dans les travers d’une organisation comme Sotchi (plus de 36 milliards d’euros) ou Rio de Janeiro (plus de 12 milliards).

Face à elle, les villes californiennes de San Francisco et San Diego pourraient se neutraliser, tandis que Washington DC et Boston pourraient souffrir de l’inexistence d’une partie non-négligeable de sites d’envergure olympique : Stade Olympique, Centre Aquatique et Village Olympique notamment.

Parc Olympique de Los Angeles 2024 - SCCOG

Les chances d’un succès final de Los Angeles sont donc bien réelles, mais comme dans toute compétition sportive, la course olympique peut être composée de surprises et de retournements de situation.

A priori, Boston et Washington DC devraient accompagner Los Angeles dans la dernière ligne droite. A priori seulement.

Illustrations : Crédits – Comité Olympique de Californie du Sud (SCCOG) / USOC
– Logo de l’USOC
– Vue du Memorial Coliseum de Los Angeles lors de la Cérémonie d’ouverture des JO 1984
– Projet de Parc Olympique de Los Angeles 2024

7 pensées

  1. Los Angeles sera sur la liste de l’USOC, c’est certain à 100%. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce serait peu responsable, et improbable…

    Je pense que Boston aussi sera en lisse, elle a de gros atouts, et veut montrer qu’elle a su surmonter l’attaque de l’année dernière lors du marathon (à l’image de New York et de sa candidature pour les JO 2012, la première après le 11 septembre 2001). C’est une ville de la côte Est, au Nord, qui n’a pas encore connu les JO donc. Et puis c’est la plus importante des deux villes encore en course dans cette région des Etats Unis.

    La troisième, à voir… Soit une californienne, soit la capitale fédérale ! La Californie a l’avantage d’être riche et de posséder de nombreuses villes puissantes et pleines d’infrastructures. Mais difficile de voir mieux que Los Angeles. Washington est connue, a plein d’atouts sans parler de la sécurité ULTRA-développée… Mais bon, ça sera quand même un sacré défi de faire fasse à L.A.

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  2. Los Angeles, Boston et peut-être San Francisco selon moi.

    Maintenant, est-ce que le CIO va vraiment vouloir retourner aussi vite aux Etats-Unis après 1980, 1984, 1996 et 2002 pour l’histoire récente et dire encore une fois non à la France, l’Allemagne, la Turquie, l’Afrique du Sud ou l’Italie? Vraiment pas certain. Ce serait même une grosse erreur de la part du CIO. Les JO ne sont pas une propriété étatsunienne…

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  3. C’est vrai que les USA les a déjà beaucoup eu, notamment 4 fois en 22ans… Mais depuis, rien du tout. Et on ne peut pas vraiment prendre ne compte les JO d’hiver, dont il est déjà assez difficile de trouver des organisateurs (déjà même à l’époque, les JO d’hiver faisaient peu d’envieux… Egalement pour des raisons économiques, après les crises pétrolières des années ’70 !) : en 1980, seul Lake Placid est resté en course. En 1984, il n’y avait que L.A en lisse ! En 1996, là il y avait beaucoup de candidates, d’accord… Et en 2002, ça devait logiquement revenir en Amérique (après deux Jeux en Europe en ’92 et ’94’, puis ceux en Asie en ’98), et le choix a été fait en faveur des USA plutôt que du Quebec, car les Canadiens les avaient organisé en ’88 à Calgary…

    Si on ne prend en compte que les JO d’été, en 40 ans, soit 10 olympiades, l’Amérique du Nord ne les a organisé « que » à deux reprises. L’Europe en revanche les a organisé 4 fois (en ’80, ’92, 2004 et 2012)… On pourrait penser là aussi qu’il n’y a donc pas de raisons d’y retourner. Sans parler du manque flagrant d’enthousiasme chez une grande partie des Européens (Français en tête, mais aussi Allemands, Polonais, Suisses, Scandinaves, d’après les nombreuses candidatures avortées ces derniers mois…).

    Les USA ont montré plus de motivations et moins de scepticisme, ce qui pourrait donc jouer en leur faveur ! Sans parler de l’important soutien (financier !) que rapporte NBC au CIO, ce qui est certes secondaire, mais reste quand même une donnée clé.

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    1. Il ne faut pas non plus oublier que Rio est situé sur le continent américain et que Buenos Aires accueillera également les JOJ en 2018. Cela fait beaucoup pour le continent américain depuis 1980. Le CIO ne fait pas de différence entre Amérique du Nord et Amérique du Sud. Mais il est certain que la puissance américaine va parler et que la ville retenue sera redoutable.

      Toutefois, l’USOC va devoir faire attention à ne pas penser que l’affaire est dans le sac, juste parce qu’il s’agit des E-U. De même, le choix de la ville sera majeur. Je ne vois pas Boston s’imposer face à Rome, Istanbul, Paris ou Berlin; voire Durban. La ville aura bien des difficultés à construire ce qu’elle va promettre. Ce sera un véritable casse-tête technique. Los Angeles, à peine 40 ans après 1984? Pas sûr non plus, si Rome, Paris, Berlin et Istanbul sont dans la danse. Washington? La sécurité va être infernale!!! Reste San Francisco qui serait parfaite pour les JO.

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