Alors que les préparatifs s’accélèrent à l’approche des prochains Jeux d’hiver, la Commission de Coordination du Comité International Olympique (CIO) pour Milan-Cortina 2026 a récemment effectué son ultime visite en Italie, notant les progrès réalisés et évoquant la dernière ligne droite avant l’ouverture de l’événement, le 06 février 2026.

A moins de 70 jours de l’allumage de la flamme olympique, les organisateurs des JO 2026 ont accueilli, la semaine passée, les membres de la Commission de Coordination du CIO.
Une étape capitale, doublée de la présence in situ des membres de la Commission Exécutive et de Kirsty Coventry, sachant que pour cette dernière, l’échéance à venir sera la toute première qu’elle aura l’honneur d’inaugurer depuis son accession au fauteuil présidentiel au mois de juin 2025.
Aussi, les organisateurs transalpins ont eu à cœur de démontrer les progrès réalisés quant à l’avancée des chantiers, en particulier celui du Village des Athlètes de Milan qui, après la phase des Jeux, constituera un nouvel écoquartier pour la cité lombarde, avec notamment l’installation d’étudiants dans une partie des bâtiments nouvellement édifiés.
Le site – qui constitue l’un des six lieux d’hébergement des futurs compétiteurs avec Cortina d’Ampezzo, Predazzo, Bormio, Livigno et Anterselva – a d’ailleurs reçu la visite de la Commission de Coordination conduite par Kristin Kloster, mercredi 17 septembre 2025, soit à la veille d’un déplacement sur place de la Présidente du CIO et de ses collègues de la Commission Exécutive.
Accueillie notamment par Giovanni Malagò, Président du Comité d’Organisation des Jeux de Milan-Cortina 2026, et par Federica Pellegrini, légende de la natation italienne et figure de proue du projet, Kirsty Coventry n’a pas manqué de saluer la qualité des infrastructures au sein desquelles seront hébergés une partie des athlètes engagés sur les Jeux.
Comme l’a ainsi affirmé la leader du CIO, ancienne nageuse de haut niveau, lors de la découverte du site construit à l’emplacement d’une ancienne gare de triage du quartier Porta Romana :
Ici, dans ce Village Olympique, ce magnifique site me donne envie de devenir une athlète des Jeux d’hiver !
Ce Village incarne ce qui fait la réputation de l’Italie : un mélange d’histoire, de culture et de passion. Ce site sera magnifique et accueillera, dans quelques mois, des athlètes du monde entier. Vous pouvez être fiers, car c’est vraiment un Village splendide.
Nous sommes vraiment reconnaissants d’avoir pu venir ici et nous avons hâte de revenir dans quelques mois, pour voir les drapeaux de tous les pays flotter aux fenêtres.
Au-delà du Village, la délégation olympique a aussi profité de sa visite milanaise pour prendre la direction de l’aréna Santa Giulia.
Composante du dispositif sportif des JO 2026, l’enceinte abritera une partie des matchs de hockey-sur-glace – le tournoi féminin et le para-hockey étant attendus à la Fiera Milano – après des années de polémiques et d’atermoiements concernant le coût du projet.
Mais avec un écrin de cette envergure, Milan se dote aujourd’hui d’une salle multifonctionnelle moderne et en mesure d’accueillir jusqu’à 16 000 spectateurs.
Le Président du Comité d’Organisation a en ce sens fait part de sa satisfaction, tant pour les Jeux de 2026 que pour le sport italien qui bénéficiera à terme de cette nouvelle infrastructure.
Ainsi que l’a affirmé Giovanni Malagò :
Nous avons visité le complexe Santa Giulia.
J’espère, et je crois, que tout le monde a noté l’avancement du chantier qui est, dans le sens le plus positif du terme, impressionnant.
La ville de Milan, mais je dirais aussi l’Italie dans son ensemble, sera dotée d’un équipement qui faisait cruellement défaut et qui est indispensable pour l’organisation d’événements majeurs. C’est objectivement un héritage impressionnant qui est transmis à l’ensemble du pays, et à la ville pour les Jeux Olympiques.
Si la question des nouveaux équipements a bien sûr figuré parmi les axes de discussions entre les organisateurs italiens et le CIO, la problématique de l’éclatement territorial du concept a également été l’un des sujets-clés depuis l’attribution des Jeux et plus encore depuis l’installation de la Commission de Coordination.
Il faut dire que ledit concept repose sur la mobilisation de trois Régions – la Lombardie, le Trentin-Haut-Adige et la Vénétie – et plusieurs Provinces du Nord de la péninsule italienne et ce, dans un souci de partage des épreuves et d’optimisation des infrastructures sportives.
Sur ce point, et bien que les dernières années ont pu parfois montrer des tensions politiques et territoriales, Milan-Cortina 2026 se fait fort de 85% de sites de compétitions déjà en place, ce qui amène le modèle des Jeux d’hiver à un autre niveau.
Cette nouvelle approche – développée durant la phase de candidature et qui suit la philosophie du CIO pour des Jeux plus durables et vertueux – a d’ailleurs été l’un des arguments de l’édition qui succédera à celle de Milan-Cortina 2026, à savoir celle des Alpes françaises 2030.
Pour cette dernière, deux Régions et quatre Départements alpins seront mobilisés pour accueillir les épreuves de neige et de glace selon un schéma qui reste encore à affiner, moins de cinq ans avant l’ouverture de l’événement.
Aussi, le succès ou l’échec de Milan-Cortina 2026 aura immanquablement un impact sur les futurs organisateurs et sur les territoires désireux de prétendre à l’organisation des Jeux d’hiver qui ont des contraintes spécifiques par rapport aux Jeux d’été, sur l’aménagement du territoire et la notion d’héritage en particulier.
Pour la Commission de Coordination des JO 2026, les efforts réalisés jusqu’à présent laissent entrevoir une organisation réussie, même si la vigilance restera de mise jusqu’au bout, sur les préparatifs – avec l’enchaînement des épreuves-tests – et lors du déroulement des compétitions en février et mars prochains.
Comme l’a souligné Kristin Kloster au cours de l’ultime visite italienne :
Nous sommes désormais dans la dernière ligne droite.
L’équipe opérationnelle est entièrement mobilisée pour assurer la livraison, prête à assumer une charge de travail considérable dans les mois à venir. C’est dans cette optique qu’un travail d’équipe étroitement coordonné – impliquant les pouvoirs publics, le Comité d’Organisation et l’ensemble de ses partenaires – s’avère indispensable, chacun œuvrant sans relâche et de manière solidaire.
Les projets sont désormais appelés à se concrétiser, alors que l’enthousiasme pour les Jeux ne cesse de croître.

Alors que les mois à venir – sans doute les plus importants du processus – seront cruciaux pour livrer les Jeux, les organisateurs ont pleinement conscience qu’ils sont et seront scrutés avec la plus grande attention, à la fois par le CIO et par les autres composantes du Mouvement olympique.
Pilotant le projet depuis ses prémices, Giovanni Malagò se veut optimiste, tout en restant concentré sur les missions à accomplir.
Comme l’a exposé l’ancien Président du Comité National Olympique Italien (CONI) :
Cette séance de travail de la Commission de Coordination a été l’occasion d’échanges constructifs et enrichissants. Cette dernière rencontre en présentiel, avant une série de réunions à distance qui nous guideront au cours des prochains mois, a permis à notre groupe de travail de bien prendre conscience des défis qui l’attendent.
Nous avons franchi des étapes importantes, mais nous savons pertinemment que la route qui mène aux Jeux de Milan-Cortina 2026 est encore longue et difficile. Les semaines qui viennent seront décisives et exigeront clarté, détermination et esprit d’équipe pour relever efficacement les défis qui nous attendent sur les plans opérationnel et stratégique. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à la Présidente de la Commission, Kristin Kloster, et au Directeur Exécutif des Jeux Olympiques, Christophe Dubi, pour leur passion et leur engagement indéfectibles en faveur du projet de Milan-Cortina 2026. Leur contribution, sans oublier celle de l’ensemble du CIO, a été déterminante car elle nous a confortés dans notre vision et notre ambition. Je tiens également à remercier sincèrement toutes nos parties prenantes : autorités locales, partenaires publics et privés, territoires, fédérations, volontaires, et toutes les organisations qui œuvrent avec compétence et générosité à la réalisation d’une édition des Jeux mémorable et durable. La confiance que toutes et tous placent en nous est notre force.
Enfin, par sa présence, la Présidente Kirsty Coventry a apporté une valeur ajoutée à ces journées de travail, insufflant à chacun d’entre nous une nouvelle énergie et un nouvel élan.
Pour assurer le succès des Jeux à venir, Milan-Cortina 2026 entend en tout cas poursuivre sur sa lancée, avec aussi la volonté de séduire le plus grand nombre, le regard de l’opinion publique sur les JO 2026 étant l’une des clés de la réussite.
Les organisateurs auront déjà l’occasion de percevoir une tendance lors de la mise en œuvre du Relais de la flamme olympique qui sillonnera l’Italie, à travers 20 Régions et 110 Provinces pendant 63 jours et sur un parcours long de 12 000 kilomètres.
A cette occasion, 10 001 porteurs de la flamme seront mobilisés et arpenteront certains lieux patrimoniaux parmi les plus connus de la péninsule, avant que ladite flamme n’embrase le ciel milanais durant la Cérémonie d’ouverture orchestrée dans l’enceinte du mythique Stade San Siro à Milan.
D’ici-là, les organisateurs comptent sur la stratégie commerciale – reposant notamment sur la vente des Produits Officiels, dont les goodies à l’effigie des deux mascottes – et de surcroît sur la vente des billets pour susciter un engouement grandissant.
A ce jour, près de 800 000 billets ont trouvé preneur, sur un total disponible de 1,5 million. Avec un tel niveau, et même si le contexte est différent quant au dimensionnement des Jeux, Milan-Cortina 2026 se rapproche symboliquement du résultat de Turin 2006, la dernière édition olympique organisée en Italie. Il y a près de 20 ans, ce furent alors 930 000 billets qui avaient été écoulés.

Sur le plan des travaux en cours sur les divers chantiers, plusieurs sites sont en passe d’être finalisés pour être pleinement opérationnels avant la fin de l’année 2025, avec le souci de faire des JO 2026 un exemple sur le plan de la durabilité.
Désireux de proposer un cadre maîtrisé pour une édition certes singulière, les organisateurs de Milan-Cortina 2026 ont d’ailleurs fait de la durabilité l’une de leurs principales priorités.
Cela se traduit bien sûr par la mobilisation de 11 sites existants ou temporaires sur 13, mais aussi par l’alimentation desdits sites à partir d’électricité renouvelable, ou encore par la location d’articles d’équipement plutôt que l’achat. Pour preuve, 20 000 de ces articles proviennent directement des Jeux de Paris 2024.
La question sociale – via le soutien aux petites et moyennes entreprises ou la coopération avec une vingtaine de structures universitaires pour offrir des débouchés professionnels – a aussi été un cheval de bataille de Milan-Cortina 2026, tout comme la problématique de l’engagement qui s’est matérialisée par le recrutement de près de 18 000 volontaires.
Ces derniers, qui suivent actuellement une formation spécifique avant les Jeux, seront épaulés par 50 000 personnes qui travailleront quant à elles dans le cadre d’initiatives menées au niveau local par les Collectivités Territoriales associées au projet des JO 2026.
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