Paris 2024 : Le Coq Sportif révèle les tenues des athlètes français

Les 840 athlètes qui composeront la délégation française durant les Jeux Olympiques (26 juillet au 11 août) et lors des Jeux Paralympiques (28 août au 08 septembre) bénéficieront de tenues conçues par Le Coq Sportif selon des modèles imaginés par le designer Stéphane Ashpool autour d’une réinterprétation stylisée du drapeau tricolore.

(Crédits – Le Coq Sportif)

En mars 2023, au moment d’officialiser la venue de Stéphane Ashpool en qualité de Directeur Artistique des tenues de l’Équipe de France auprès de l’équipementier Le Coq Sportif, le Mouvement sportif français avait exprimé en ces termes le partenariat naissant :

Le Coq Sportif et Stéphane Ashpool ont décidé de regarder vers le futur et de s’inspirer des athlètes de notre pays qui sont le fruit d’un mélange culturel dédié à l’excellence.

Ils ont, pour l’illustrer, réinterprété le drapeau tricolore qu’ils voient fusionnel, avec un mélange de couleurs, de langages et de cultures, à l’image de notre pays.

Moins d’un an plus tard, et alors que le cap des 200 derniers jours avant la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques a été passé, rendez-vous avait été donné ce mardi 16 janvier 2024 dans l’enceinte de la Maison du Sport français pour découvrir – autour d’un contingent de 150 sportifs – les tenues réalisées par l’équipementier précité dans la perspective des Jeux de Paris 2024.

Ainsi, selon un triptyque couvrant les séquences dites de représentation (Village, podium, rencontres avec les médias, etc.), les séances d’entraînement, et bien sûr les compétitions, les tenues que porteront les 840 membres de la délégation française ont été pensées avec comme fil conducteur le drapeau bleu-blanc-rouge.

Ce dernier se retrouve sur l’ensemble des composantes des tenues dans un dégradé d’une évidente modernité, avec toutefois la volonté d’apporter aussi un certain aspect nostalgique.

(Crédits – Le Coq Sportif)

Il faut dire que Le Coq Sportif a souhaité ici rappeler son attachement historique aux athlètes français, ayant en particulier été partenaire officiel de l’Équipe de France de 1912 à 1972 lors des Jeux, soit une coopération forte de 60 années.

Aussi, le retour des Jeux d’été en France a été l’occasion pour le célèbre équipementier de se positionner avec conviction pour répondre aux exigences du Comité d’Organisation (COJO) et, peut-être plus encore, au lourd et intransigeant cahier des charges fixé par le Comité International Olympique (CIO) au sujet des tenues destinées aux athlètes, mais également aux arbitres.

L’héritage des Jeux se retrouve d’ailleurs dans la tenue Podium qui, comme son nom l’indique, sera portée par les athlètes français médaillés.

La veste de la tenue Podium (Crédits – Le Coq Sportif)

Le choix de l’écru comme couleur dominante s’explique par le désir de créer un ensemble épuré, lumineux et élégant pour mettre en valeur la médaille et valoriser au mieux l’athlète « sur la boîte ».

Il s’explique également par le souvenir de la tenue portée par les médaillés tricolores au moment des Jeux de Rome 1960.

Certes, les résultats sportifs ne furent pas au rendez-vous de cette édition olympique – avec seulement cinq breloques glanées – mais la tenue est restée dans les esprits, notamment dans celui de Stéphane Ashpool qui a épluché nombre d’archives et qui a multiplié les rencontres pour ponctuer son travail de conception des modèles.

Au-delà de l’élégance souhaitée, la tenue Podium pour les athlètes qui participeront aux Jeux de Paris 2024 se caractérise aussi par sa réalisation assurée à 100% en France, la matière étant tricotée dans l’Hexagone et la veste, le t-shirt et le pantalon étant ensuite assemblés dans l’usine historique de l’équipementier à Romilly-sur-Seine (Aube).

La veste de la tenue Village (Crédits – Le Coq Sportif)

Concernant encore les tenues de représentation, la tenue spécifique aux déambulations des athlètes au sein du Village garde elle-aussi une dominante d’écru, avec toujours la présence du bleu et du rouge, par petites touches ou de manière plus soutenue comme pour la veste.

Conçue en molleton, la tenue Village est le fruit d’un travail d’élaboration de deux ans qui a notamment permis de réduire de deux tiers la consommation d’eau, d’électricité et de gaz, avec en sus un temps de process réduit à 4 heures contre 12 heures pour un ensemble classique.

Modèle de tenue destinée à l’entraînement des athlètes durant les Jeux (Crédits – Le Coq Sportif)

Pour ce qui est de la tenue destinée à l’entraînement des athlètes français le temps des Jeux, Le Coq Sportif a maintenu son niveau d’exigence pour allier le confort et l’esthétisme.

Le dégradé de bleu-blanc-rouge est là-encore bien présent au travers de lignes courbes répétitives qui, comme l’énonce l’équipementier, symbolisent l’intensité de l’effort et les vibrations musculaires, et qui se conjuguent à des lignes droites comme pour marquer la détermination et l’engagement dans la dernière étape avant de prendre part aux compétitions.

Pour permettre une aisance optimale, les tenues d’entraînement ont été réalisées en matières synthétiques, garantissant dès lors la respirabilité et l’élasticité des pièces.

Modèle de kimono (Crédits – Le Coq Sportif)

Concernant cette fois les tenues relatives aux compétitions, Stéphane Ashpool et Le Coq Sportif ont effectué un travail de longue haleine pour parvenir à fournir les ensembles vestimentaires pour 30 Fédérations françaises et quelques 63 disciplines olympiques et paralympiques, à l’exception notable de l’athlétisme, du basketball, du football ou du handball qui compteront sur les tenues de leur propre équipementier.

De fait, la conception de plus de 1 100 modèles a nécessité plus de trois ans de travail entre les équipes de l’équipementier sélectionné et les Fédérations, avec par ailleurs le concours de Paris 2024, du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF).

Pour preuve, après les premières rencontres avec les Fédérations orchestrées dès 2021, un effort de plus de 200 testings a été opéré entre 2022 et 2023, d’abord au travers d’un processus créatif, puis avec la mise en place progressive de la production. Durant ces différentes phases, des prototypes ont été proposés mais retoqués, tandis que d’autres ont été in fine acceptés et adaptés à chacune des disciplines.

Stéphane Ashpool, Directeur Artistique des tenues de l’Équipe de France olympique et paralympique pour les Jeux de Paris 2024 (Crédits – Le Coq Sportif)

Outre les tenues portées par les athlètes durant les Jeux, soit 85 000 pièces pour les séquences de représentation, 50 000 pièces pour les séances d’entraînement, mais encore 27 000 pièces pour les composantes liées aux compétitions, Le Coq Sportif a également dû concevoir les tenues de plus de 5 000 arbitres et officiels, soit pas moins de 100 000 pièces.

Il en a été de même pour les salariés et l’écosystème de Paris 2024 qui, au moment des festivités olympiques et paralympiques, représenteront quelques 7 000 personnes, soit 120 000 pièces à réaliser.

Au global, en incluant la production commerciale destinée au grand public – en vente dans les boutiques officielles de Paris 2024 et sur le site de l’équipementierLe Coq Sportif s’est lancé dans un challenge colossal visant à produire 1,3 million de pièces, entre l’usine de Romilly-sur-Seine et aussi le Maroc et le Portugal.


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