Pékin 2022 : Face au risque sanitaire, le CIO renonce au Programme des Observateurs

Si habituellement, chaque édition des Jeux donne lieu à la mise en place d’un Programme des Observateurs à destination des futurs hôtes et des candidatures, Pékin 2022 dérogera exceptionnellement à la règle. En raison des contraintes liées à l’épidémie de Covid-19, le Comité International Olympique (CIO) a en effet décidé d’annuler ce dispositif in situ.

Vue nocturne du Centre National des sports de glisse de Yanqing, Chine (Crédits – Beijing 2022)

Les Jeux d’hiver de Pékin 2022 qui s’ouvrent en fin de semaine prochaine ne seront finalement pas un point d’étape incontournable pour les futurs Villes Hôtes, ni même pour les territoires aujourd’hui candidats à l’organisation de prochaines éditions olympiques et paralympiques. Tout du moins, pas au sens du schéma habituel.

Alors que le rendez-vous des Jeux constitue un moment important dans la préparation des futurs hôtes, le contexte sanitaire encore fragile – avec en outre les mesures restrictives de lutte contre le Covid-19 instaurées par les autorités chinoises – a conduit le CIO à adapter son agenda et à rayer en conséquence de celui-ci, le Programme des Observateurs.

Une façon sans doute de faire baisser la pression pesant sur des organisateurs qui doivent déjà composer avec une logistique singulière pour accueillir les milliers d’athlètes inscrits et les dizaines de délégations étrangères attendues en Chine.

En dépit de cette annulation, l’institution olympique devrait tout de même proposer un cadre de travail aux parties prenantes dans les mois qui viennent. De fait, selon le quotidien local américain « The Salt Lake Tribute » citant un courriel du CIO :

Tous les enseignements tirés des Jeux seront intégrés au débriefing de Pékin 2022 qui aura lieu plus tard cette année à Milan, ce qui donnera l’occasion aux Comités d’Organisation et aux potentiels futurs hôtes olympiques de découvrir des sujets tels que la vision et la culture, l’héritage et le financement, l’exploitation d’un cluster de montagne, ou encore l’impact et la portée des Jeux, ainsi que les évolutions et les innovations.

Pour les candidats à l’accueil d’une future édition des Jeux – en particulier pour ceux engagés dans la course aux JO d’hiver de 2030 – la déception est sans doute immense.

Que ce soit du côté de Salt Lake City (Utah, États-Unis) ou de sa concurrente la plus sérieuse, Sapporo (Japon), chacune des candidatures avaient jusqu’alors prévu de faire le déplacement dans « L’Empire du Milieu », même en réduisant le contingent des délégations.

Pour la ville américaine, hôte des JO 2002, le groupe de travail comprenait ainsi la Présidente du Comité SLC-Utah, Catherine Raney-Norman, le Directeur Général dudit Comité, Fraser Bullock, et le Conseiller aux Jeux, Darren Hughes.

Plus en retrait en raison de querelles régionales persistantes qui freinent le bon développement de son projet, Pyrénées-Barcelone devait aussi être de la partie pour justement tenter de refaire son retard sur les deux villes précitées.

Vue du siège du Comité d’Organisation des Jeux d’hiver de Pékin 2022 (Crédits – Beijing 2022 / Shougang News Centre)

Preuve de l’importance du Programme des Observateurs, à l’occasion des derniers Jeux d’hiver organisés par PyeongChang 2018, le CIO et le Comité d’Organisation sud-coréen avaient accueilli des représentants de Tokyo 2020, Pékin 2022 et Paris 2024, ainsi que des responsables des candidatures pour les Jeux d’hiver de 2026.

Pas moins de 270 personnes avaient dès lors pu participer aux divers travaux et activités proposés.

A l’époque, il avait notamment été annoncé la tenue de 57 visites, dont 29 visites opérationnelles et 13 visites de travail, sur une durée de 21 jours, comprenant tout aussi bien un suivi du relais de la torche olympique, que la présence sur les sites destinés aux compétitions, ou des entretiens avec l’administration du CIO.

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