LA 2028 : Le Gouverneur de Californie souhaite 5 millions de véhicules électriques d’ici 2030

A l’aune du changement climatique et des considérations relatives au développement durable, les initiatives se multiplient en faveur des énergies propres, que ce soit dans le cadre de programmes urbains ou de politiques plus ciblées, comme par exemple la promotion du transport électrique.

L’Île-de-France entend d’ailleurs se doter d’une flotte importante de bus électriques ou fonctionnant au biogaz d’ici 2025 et ce, dans le but de réduire drastiquement la place du diesel.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’État de Californie n’est pas en reste.

(Crédits – California State / Portail officiel)

Avec un parc automobile comprenant plus de 32 millions de voitures en circulation pour plus de 35 millions d’habitants, le « Golden State » est l’une des régions les plus équipées au monde. Mais pour lutter contre la pollution et les nuisances liées à la circulation automobile actuelle, la Californie mise – depuis plusieurs années déjà – sur le déploiement massif de véhicules fonctionnant à l’hydrogène ou disposant d’une batterie électrique.

Ainsi, dès 2004, l’État dirigé par le charismatique acteur hollywoodien, Arnold Schwarzenegger, se fixait l’objectif de parvenir à 1,5 million de véhicules à hydrogène à l’horizon 2025. Afin de permettre un tel développement et un niveau de recherche suffisamment conséquent, d’importants moyens financiers furent adoptés. En parallèle de ce programme ambitieux, les autorités californiennes ont aussi souhaité accroître de manière significative, le nombre de véhicules électriques dans le parc automobile de l’État.

De fait, alors que, comme pour les véhicules à hydrogène, l’objectif de 1,5 million est aussi fixé pour l’échéance 2025, le Gouverneur actuel, Jerry Brown, a récemment indiqué dans un discours solennel, qu’il voulait voir 5 millions de véhicules électriques sur les routes de Californie d’ici 2030.

Pour y parvenir, Jerry Brown propose un investissement de 2,5 milliards de dollars (2,01 milliards d’euros) pour les huit prochaines années. Cette enveloppe budgétaire servira à la subvention pour l’achat de véhicules électriques, ainsi qu’à l’installation de 250 000 nouvelles stations de recharge pour les batteries. En outre, et d’ici 2025, quelques 200 stations pour les véhicules à hydrogène doivent également être installées sur le territoire californien.

(Crédits – LA 2028)

Ce nouvel objectif est aujourd’hui à mettre en relief avec le projet olympique et paralympique de Los Angeles 2028. Dans le cadre de sa candidature, celle qui est devenue Ville Hôte des Jeux d’été en septembre dernier, a ainsi évoqué à plusieurs reprises les initiatives locales instaurées pour promouvoir les nouveaux modes de déplacements urbains et les véhicules alternatifs au diesel et à l’essence.

En effet, en février 2016, lors de la publication du premier volet de son dossier technique, la candidature de Los Angeles avait souligné le programme de ville durable adopté en 2015 par les élus de la « Cité des Anges ».

Simplement intitulé « pLAn » – en référence aux initiales de la ville – ce programme a été pensé pour modeler et préparer, de manière durable, la ville face aux défis environnementaux des deux prochaines décennies. Outre la gestion de l’eau, des déchets ou encore de l’énergie solaire, ce plan aborde aussi la thématique des transports avec le cas spécifique des véhicules électriques.

A la seizième page de son premier volet technique, la candidature de Los Angeles mentionnait sur ce point les éléments suivants :

« A court terme, Los Angeles créera plus d’emplois verts et étendra davantage l’infrastructure nécessaire aux véhicules électriques que n’importe quelle autre ville des États-Unis.

D’ici à 2025, Los Angeles sera la première ville des USA à atteindre l’objectif zéro déchet et elle complètera son infrastructure de transport davantage que n’importe quelle autre ville américaine, améliorant, ce faisant, la qualité de l’air et réduisant le kilométrage parcouru par les véhicules ».

Plus tard, en février 2017, au moment de la remise au Comité International Olympique de son troisième volet de candidature, Los Angeles avait par ailleurs formulé des propositions quant à la gestion des embouteillages et à l’utilisation du fret pour permettre l’approvisionnement des équipements de la ville, et notamment des installations olympiques et paralympiques.

En page 88 de ce volet technique, la candidature indiquait alors, dans un souci à court et long terme, que :

« Parmi les initiatives d’amélioration, il y aura la programmation des livraisons de fret aux heures de nuit, un programme de regroupement du fret semblable à celui des Jeux de Londres 2012 (avec un dépôt à l’extérieur de la ville où les livraisons étaient regroupées et chargées sur un véhicule électrique unique en vue des livraisons chez les détaillants) et une application plus stricte des restrictions de stationnement et de l’interdiction de laisser tourner le moteur lors des arrêts. Toutes ces mesures réduiront au maximum l’impact des camions servant aux livraisons commerciales.

Un tel programme est intéressant tant pour le court terme que pour la période d’héritage, car il est porteur d’une atténuation potentielle des embouteillages pouvant atteindre 17% de la circulation totale sur les principaux axes du comté de Los Angeles que fréquentent les camions ».

Visuel du campus de l’Université de Californie à Los Angeles remanié en Village des Athlètes le temps des Jeux (Crédits – LA 2028)

Au cours des prochains mois et surtout des prochaines années, la Ville de Los Angeles, l’État de Californie et bien sûr le Comité d’Organisation des Jeux de LA 2028, devraient avoir l’occasion de préciser les initiatives qui impacteront l’événement, ne serait-ce que dans le cadre de l’accord de coopération entre Paris et Los Angeles signé par les Maires des deux villes en octobre 2017.

Car outre les transports – pour lesquels un vaste chantier est en cours – Los Angeles et ses partenaires misent grandement sur l’innovation et les nouvelles technologies pour répondre aux défis de demain.

A l’instar de son stade emblématique du Memorial Coliseum, mais également du LAFC Stadium, dont l’achèvement de la construction est proche (illustration ci-dessous), Los Angeles vise ni plus ni moins que l’excellence environnementale en procédant par exemple, avec ses partenaires, à l’installation massive de panneaux solaires. Ainsi, d’ici les Jeux, pas moins de 4 000 hectares de panneaux devraient être aménagés sur les équipements de la ville et notamment sur les bâtiments qui serviront de sites pour les compétitions olympiques et paralympiques.

Le Banc of California Stadium offrira des prestations importantes, notamment dans le domaine de l’accessibilité et de la durabilité (Crédits – LAFC)
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