Moins d’un an après avoir projeté un « schéma préférentiel » des sites, et à quelques jours de la 146ème Session – extraordinaire – du Comité International Olympique (CIO), les organisateurs des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030 peaufinent actuellement un objectif de présentation d’une carte desdits sites pour le 19 juin prochain.

Au cours de la dernière réunion en date du Bureau Exécutif des Alpes françaises 2030, orchestrée ce jeudi 04 juin 2026 depuis le siège du Comité d’Organisation (COJOP) à Décines-Charpieu (Rhône), les parties au projet ont effectué un indispensable point d’étape quant à l’avancement et la finalisation de la carte des sites.
Aussi, attendu et espéré par un CIO – dont une délégation sera dans le Rhône le 16 juin – et des Fédérations Internationales plus impatients que jamais, l’agencement des sites des Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030 entre désormais dans une phase de concrétisation qui doit se traduire par la présentation d’une carte « complète et stabilisée » – pour reprendre les termes du COJOP – lors du Bureau Exécutif du 19 juin 2026.
Cette carte sera ensuite soumise à l’approbation de la Commission Exécutive du CIO qui se penchera sur le sujet au cours de sa réunion du 22 juin, deux jours avant le début des travaux de la 146ème Session convoquée de façon extraordinaire les 24 et 25 juin à Lausanne (Suisse) qui doit d’ailleurs entériner le ou les sport(s) additionnel(s) des JO 2030.
L’implantation des différents sites des Alpes françaises 2030 sera enfin détaillée devant le Conseil d’administration du COJOP annoncé pour le 29 juin 2026, une poignée de jours avant la validation de la carte paralympique.
La présentation à venir marquera à l’évidence un tournant dans les préparatifs jusqu’alors tumultueux des Jeux d’hiver de 2030, entre crise ouverte de la gouvernance et atermoiements sur plusieurs sujets pourtant essentiels comme la carte bien sûr, mais aussi le financement et la répartition de l’effort budgétaire, sans oublier aussi la vision d’ensemble et le narratif du projet olympique et paralympique.

Si le COJOP avait – sous la pression du CIO déjà – avancé un « schéma préférentiel » des sites en juillet dernier, celui-ci différera grandement de l’adoption de la carte des lieux qui abriteront les épreuves dans moins de quatre ans.
Depuis l’an passé, Méribel (Savoie) a notamment claqué la porte des discussions avant de revenir sur le devant de la scène pour tenter de doubler Val d’Isère comme binôme territorial des épreuves de ski alpin aux côtés de Courchevel.
Au-delà des discussions menées depuis plusieurs mois entre les différents acteurs, une confirmation a été entérinée, à savoir l’implantation du patinage de vitesse hors de France pour des raisons logistiques, la piste du Thialf à Heerenveen (Pays-Bas) étant en lice pour organiser les épreuves.
Le pôle briançonnais (Hautes-Alpes) a aussi été conforté quant à son positionnement aux côtés des Alpes françaises 2030, sachant que Briançon – où seront dévoilés les emblèmes des Jeux le 18 juin – abritera notamment l’un des Village des Athlètes.
Surtout, un bouleversement profond est aussi survenu ces dernières semaines, avec le retrait des épreuves de glace de Nice (Alpes-Maritimes) et une délocalisation de celles-ci en direction de la métropole lyonnaise (Rhône). De quoi rebattre les cartes, les compétitions initialement prévues sur les bords de la Méditerranée rassemblant le curling, le patinage artistique, le short-track et l’imposant tournoi de hockey-sur-glace.
Sur ce point, le COJOP a pu se satisfaire d’un recentrage a priori bénéfique sur le plan budgétaire, le Bureau Exécutif des Alpes françaises 2030 ayant ainsi considéré cette semaine que l’option lyonnaise constituait un cadre moins onéreux que le territoire niçois.
Un point tout sauf négligeable lorsque l’on sait que les organisateurs tablent – à ce stade – sur un budget prévisionnel serré de l’ordre de 2,132 milliards d’euros.
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