Un mois de juin déterminant pour les Alpes françaises 2030

Le Comité d’Organisation des Jeux d’hiver (COJOP) des Alpes françaises 2030 aborde le mois de juin 2026 avec espoir, alors que les semaines à venir s’annoncent cruciales pour les préparatifs d’accueil de l’événement planétaire.

Edgar Grospiron, Président du Comité d’Organisation des Alpes françaises 2030 à la tribune de la 145ème Session du CIO, mardi 03 février 2026 à Milan, Lombardie, Italie (Crédits – IOC / Quinton Meyer)

Après le tumulte lié à la crise de gouvernance survenue ces derniers mois, puis faisant suite à la sélection de Lyon et sa métropole (Rhône) en lieu et place de Nice (Alpes-Maritimes) comme pôle de glace des prochains Jeux d’hiver, les organisateurs de la manifestation sont aujourd’hui à la croisée des chemins.

Le mois qui s’ouvre va en effet permettre une accélération tant attendue des préparatifs, près de deux ans après l’attribution des Jeux, et moins de quatre ans avant l’ouverture de ceux-ci.

Ainsi, ce jeudi 04 juin 2026, un nouveau Bureau Exécutif du COJOP se réunira pour aborder les grandes étapes du mois, incluant en particulier la poursuite des travaux autour du nouveau pôle des épreuves de glace des JO 2030.

Quelques jours plus tard, le 16 juin, le COJOP accueillera en ses murs à Décines-Charpieu (Rhône), une délégation du Comité International Olympique (CIO), moins de dix jours avant la tenue de la 146ème Session – extraordinaire – de l’institution de Lausanne (Suisse).

La réunion au sommet entre les acteurs tricolores du dossier alpin et les représentants du CIO sera évidemment l’occasion d’aborder la question – sensible – des sites, alors que la cartographie des Jeux se fait attendre depuis de longs mois.

D’ailleurs, à l’aune des discussions avec l’institution olympique et eu égard aux nouveaux développements du projet, un Bureau Exécutif se réunira une fois encore le 19 juin prochain pour assurer la finalisation de ladite cartographie, de sorte à pouvoir ensuite soumettre celle-ci à l’appréciation du CIO.

A la suite de ces rendez-vous majeurs, un contingent du COJOP fera le voyage jusque dans la « Capitale Olympique », Lausanne, pour assister et prendre part à la Session précitée organisée les 25 et 26 juin, en embarquant au passage le nouveau Directeur Général du Comité d’Organisation, à savoir Vincent Roberti.

A noter que si le dévoilement de la carte des sites fut un temps envisagé dans l’optique de la grand-messe institutionnelle du CIO, les soubresauts des semaines écoulées autour du cas niçois pourraient quelque peu reporter la présentation finale, d’autant qu’une validation complète des sites doit intervenir par le Conseil d’administration du COJOP qui se réunira à cet effet le 29 juin, soit dix jours avant la révélation de la carte des écrins paralympiques (09 juillet).

Quoiqu’il en soit, la Commission Exécutive du CIO (22-23 juin) et la Session qui suivra permettront au moins d’entériner le ou les choix de sport(s) additionnel(s) de l’échéance hivernale 2030, sachant que le ski alpinisme, orchestré pour la première fois aux Jeux de Milan-Cortina 2026, est quasiment assuré d’être de la partie dans les Alpes françaises.

Edgar Grospiron, Président du Comité d’Organisation des Alpes françaises 2030 à la tribune de la 145ème Session du CIO, mardi 03 février 2026 à Milan, Lombardie, Italie (Crédits – IOC / Quinton Meyer)

Parallèlement à ces échéances capitales, le COJOP pourrait aussi profiter des semaines à venir pour opérer la présentation de l’identité visuelle – incluant l’emblème – des Jeux d’hiver de 2030.

En février dernier, le Président du COJOP s’était montré confiant sur le sujet. Comme l’avait alors évoqué Edgar Grospiron :

Nous avons une vision, un emblème et une identité visuelle.

Nous sommes en train de passer les procédures de validation, notamment sur l’aspect juridique. Le CIO a validé [ces éléments].

A l’instar de la carte des sites néanmoins, mais également des démarches de sponsoring, la présentation officielle a pris du retard.

Or, il s’agit – pour chaque Comité d’Organisation des Jeux – d’une étape singulière. Pour les Alpes françaises 2030, cette étape constitue même un point d’ancrage fondamental sur la longue et sinueuse route menant aux Jeux et ce, afin de contribuer au nécessaire sursaut.


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