L’identité visuelle et l’emblème des Alpes françaises 2030 en cours de validation

Dans les semaines à venir, les Alpes françaises 2030 arboreront enfin une identité visuelle et un emblème qui accompagneront les préparatifs d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver, notamment dans un souci de communication afin de susciter l’engouement populaire à quatre ans de l’événement.

Edgar Grospiron, Président du Comité d’Organisation des Alpes françaises 2030 à la tribune de la 145ème Session du CIO, mardi 03 février 2026 à Milan, Lombardie, Italie (Crédits – IOC / Quinton Meyer)

Devant les membres du Comité International Olympique (CIO) réunis à Milan (Italie) quelques jours avant la Cérémonie d’ouverture des JO 2026 au début du mois de février, les responsables du Comité d’Organisation (COJO) des Jeux des Alpes françaises 2030 avaient évoqué les avancées des préparatifs.

Parmi les points en suspens, la question de l’emblème et de l’identité visuelle de l’édition hivernale de 2030 fut à l’ordre du jour.

De fait, après une désignation orchestrée en juillet 2024, moins de six ans seulement avant la livraison effective des Jeux, soit dans un calendrier particulièrement contraint, les Alpes françaises 2030 n’ont pas été en mesure à ce jour de déployer ce qui constituera à terme l’un des marqueurs du rendez-vous planétaire. Même au moment de la passation du drapeau olympique dans le cadre de la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, aucune référence visuelle n’a été engagée et ce, contrairement aux éditions passées.

Or, les organisateurs des JO 2030 comptent bien accélérer le tempo dans le courant du printemps 2026.

Comme l’a à ce sujet indiqué Edgar Grospiron lors de son audition devant la Commission sénatoriale chargée de la Culture, de l’Éducation, de la Communication et du Sport, opérée ce mercredi 25 février :

Nous avons une vision, un emblème et une identité visuelle.

Nous sommes en train de passer les procédures de validation, notamment sur l’aspect juridique. Le CIO a validé [ces éléments].

Vue de la façade du Stadio del Ghiaccio de Cortina d’Ampezzo, Vénétie, Italie, aux couleurs des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 (Crédits – IOC / Emmanuele Ciancaglini)

Reste à savoir désormais quels seront les contours artistiques et la signature visuelle que les Alpes françaises 2030 adopteront en accord avec l’institution olympique.

Devant le CIO, l’échéance du mois d’avril avait été mentionnée.

Si cela se confirme, le dévoilement interviendra dans le mois suivant la clôture des Jeux Paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 qui scelleront définitivement le passage de témoin entre les organisateurs italiens et leurs homologues français.

Pour Milan-Cortina 2026 justement, les parties au projet transalpin avait fait le choix d’un emblème dynamique baptisé « Futura » et qui, suivant une forme symbolisant le chiffre 26, se distinguait par ses couleurs entre la manifestation olympique et le rendez-vous paralympique.

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux, le choix de l’emblème fut à l’époque confié au public qui fut ainsi appelé en mars 2021 à départager deux propositions présélectionnées par Milan-Cortina 2026. La lauréate fut in fine dévoilée dans le cadre du célèbre Festival de Sanremo, forte d’avoir recueilli 75% des suffrages sur un global de près de 870 000 votes comptabilisés en provenance de 179 pays à travers le monde.

Présentation de l’emblème des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, lundi 21 octobre 2019 (Crédits – Philippe Millereau / KMSP / Paris 2024)

Pour les Alpes françaises 2030, il conviendra bien sûr de se démarquer de l’édition 2026, mais surtout, le principal défi résidera dans le fait de succéder aux précédentes manifestations orchestrées en France, parmi lesquelles la dernière, Paris 2024, qui avait formalisé un emblème unique et une identité visuelle évocatrice du style Art Déco.

De surcroît, les Alpes françaises 2030 devront aussi réussir à créer un narratif, alors que la vision des Jeux d’hiver à venir n’est pas clairement perceptible à l’heure actuelle.

En revanche, il paraît peu probable que la dénomination même de ces Jeux soit modifiée, même si un changement peut toujours survenir comme l’ont montré les organisateurs américains de l’édition 2034 qui est passée de « SLC – Utah 2034 » à « Utah 2034 » pour une meilleure compréhension d’un projet fondé sur Salt Lake City et sa région.

Avec un concept sportif « disséminé »pour reprendre le terme utilisé par et pour les Jeux de 2026 – sur deux Régions et quatre Départements français, l’appellation unique « Alpes françaises » assure ici une identification du secteur géographique sur lequel viendront s’implanter les compétitions.

En outre, une telle appellation peut trouver un écho optimal dans sa déclinaison anglophone, à savoir French Alps qui, là-aussi, assure une visibilité d’ensemble du périmètre d’installation des futures épreuves.

Aussi, choisir une autre dénomination reviendrait à sectoriser, voire à isoler territorialement parlant une partie du projet.

Certains pourraient bien sûr opposer le cas de Milan-Cortina 2026 qui, malgré la présence de sept pôles sportifs rassemblés au sein de quatre clusters, avait fait le choix – dès la phase de candidature – de ne faire référence qu’aux deux villes emblématiques du projet, Milan, cité lombarde à la renommée mondiale, et Cortina d’Ampezzo, la « Reine des Dolomites », berceau des sports d’hiver en Italie et surtout Ville Hôte des Jeux en 1956.

Les Phryges, mascottes de Paris 2024, arborant l’emblème des Jeux de 2024, prêtent pour les Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030 (Crédits – Paris 2024)


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