Après avoir revu leur copie concernant le Stade Olympique des Jeux de Brisbane 2032, écartant l’option du Gabba Stadium au profit d’un nouvel écrin à bâtir dans le secteur de Victoria Park, les autorités du Queensland vont désormais peaufiner le projet dont les contours définitifs devraient être présentés en 2027 au plus tard. D’ici-là, un logo a d’ores et déjà été dévoilé, tout comme une appellation pour la future enceinte : Brisbane Stadium.

Le « Brisbane Stadium » n’est pas encore sorti de terre, mais il dispose déjà de son propre logo.
Soucieux de protéger la marque de la future installation, l’Autorité Indépendante des Infrastructures et de Coordination des Jeux (GIICA) a en effet soumis à l’agence gouvernementale IP Australia une demande de protection pour le logo à la date du 11 avril 2025. Quelques jours auparavant, le 24 mars, une telle démarche avait été entreprise concernant l’appellation de l’enceinte à édifier.
Ainsi que l’a justifié un porte-parole de la GIICA cité par le quotidien « Brisbane Times » à la fin du mois dernier :
En soutien à la proposition résultant de la revue de projet de 100 jours pour nommer le nouveau stade en tant que Brisbane Stadium, la GIICA a entamé la procédure d’enregistrement de la marque.
Il s’agit d’une pratique courant pour protéger l’identité et l’image d’une marque unique.
Une façon pour l’autorité précitée de se prémunir de toute éventuelle usurpation ou tentative visant à affaiblir – notamment sur les réseaux sociaux – le projet d’aménagement du site destiné à abriter les Cérémonies d’ouverture et de clôture, et à accueillir en son sein les compétitions d’athlétisme et de para-athlétisme dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2032.
Le logo – susceptible d’évoluer – se dévoile dès lors dans un bleu sombre sur un fond blanc, les courbes du stade et de la ville se mêlant à une évocation du soleil.

Cette démarche officielle intervient avant même de connaître l’emplacement exact du futur Stade Olympique et avant aussi de disposer d’un plan et d’un architecte pour édifier cette installation-phare des Jeux d’été de 2032.
Si les autorités ont choisi d’établir l’enceinte au cœur de Victoria Park, l’emplacement n’a pas encore été déterminé, des études techniques et environnementales devant être réalisées pour identifier le lieu le plus adéquat, tant au regard de l’impact des travaux à venir qu’à l’aune des contraintes d’accès à la future installation.
En parallèle de ces études, un appel d’offres devra également être lancé pour sélectionner l’architecte qui dessinera les plans et la physionomie du Brisbane Stadium.
Les choix des autorités – en concertation avec les parties prenantes au projet olympique et paralympique – ne devraient pas être connus avant la mi-2027, sachant que la construction de l’ouvrage devra par la suite être achevée au plus tard dans le courant de l’année 2031, soit peu ou prou un an avant l’ouverture des JO 2032.
Pour l’heure, seule la jauge globale du stade a été annoncée concomitamment à la présentation d’une illustration visuelle.
D’une capacité maximale de 63 000 places au moment des Jeux – soit 8 000 de plus que dans une précédente projection – l’enceinte sera conservée pour notamment servir d’écrin à divers clubs sportifs, comme les Brisbane Lions (football), le Brisbane Heat (cricket), ou les Queensland Bulls (cricket).
Il y a quelques semaines, la revue de projet avait en ces termes évoqué le choix du Brisbane Stadium comme place centrale des JO 2032 :
Son emplacement en centre-ville, sa vue sur la ville et sa capacité à s’intégrer dans un parc aménagé en font un choix incomparable pour un lieu emblématique de sport et de divertissement. […]
Ce nouveau site de classe mondiale contribuera à faire de Brisbane et du Queensland une destination incontournable pour les événements majeurs, bien au-delà de l’organisation des Jeux, et offrira la possibilité d’augmenter la prospérité économique et sociale du Queensland grâce à un tourisme événementiel accru.

La jauge présentée pour le Brisbane Stadium constituerait néanmoins l’une des plus faibles capacité d’accueil pour un Stade Olympique si l’on se penche sur les dernières éditions des Jeux d’été.
En 2012, Londres (Royaume-Uni) s’était ainsi appuyée sur son nouveau Stade Olympique de 80 000 places pour y tenir les Cérémonies et les épreuves d’athlétisme. Quatre ans plus tard, Rio de Janeiro (Brésil) avait mobilisé deux stades, à savoir le mythique Maracanã pour les Cérémonies (78 000 places) et l’Estádio Olímpico Nilton Santos (47 000 places).
Pour 2020, Tokyo (Japon) avait fait le choix de construire un nouvel écrin en lieu et place du Stade National qui fut l’hôte des JO 1964. L’ouvrage de Kengo Kuma, d’abord présenté à 80 000 places, fut in fine pensé pour accueillir 68 000 spectateurs.
L’an passé, Paris mobilisa en toute logique le Stade de France – plus grande enceinte française – d’une jauge de près de 80 000 places, tant pour les compétitions d’athlétisme et le tournoi de rugby à 7, que pour les Cérémonies de clôture des Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques, l’ouverture des deux rendez-vous planétaire ayant eu lieu en pleine ville.
Enfin, dans moins de trois années, Los Angeles (Californie, États-Unis) mettra en scène le SoFi Stadium et le Memorial Coliseum pour ses Cérémonies, sachant que la seconde enceinte citée sera le théâtre des épreuves d’athlétisme avec une jauge prévisionnelle de 77 500 places.
Malgré une jauge quelque peu réduite par rapport à ses prédécesseurs, la construction du Brisbane Stadium devrait tout de même nécessiter un investissement massif de l’ordre de 3,785 milliards de dollars australiens (2,19 milliards d’euros), soit une large part du budget dévolu par les pouvoirs publics australiens et du Queensland pour les sites sportifs de Brisbane 2032.
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