Un peu plus d’un mois après la décision du Comité International Olympique (CIO) de poursuivre les discussions avec la candidature des Alpes françaises en vue de l’attribution des Jeux d’hiver de 2030, des experts de l’institution de Lausanne (Suisse) sont actuellement présents dans l’Hexagone pour inspecter une partie des sites proposés.

Jusqu’au 11 janvier inclus, une délégation olympique composée de quatre membres sillonne le terrain pour parcourir les infrastructures proposées pour l’accueil des JO 2030, à l’exception notable de Nice (Alpes-Maritimes) pour le pôle glace.
Durant trois jours, les experts olympiques – accompagnés par des représentants du projet tricolore – s’attellent ainsi à étudier la faisabilité logistique d’un concept imaginé à cheval sur deux territoires régionaux, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, associant de facto les Alpes du Nord et les Alpes du Sud.
Cette visite technique préfigure celle de la Commission de Futur Hôte du CIO qui se rendra en France au cours du printemps 2024 – entre fin mars et début avril – et qui sera suivie par les dirigeants de la candidature, parmi lesquels les Présidents des deux régions précitées, Laurent Wauquiez pour la première et Renaud Muselier pour la seconde.
Les inspections menées cette semaine devraient peut-être permettre de répondre – au moins en partie – aux remous provoqués dès les premiers jours ayant suivi l’invitation au dialogue ciblé formulée par le CIO.
Pour rappel, la cartographie initiale du dossier des Alpes françaises prévoyait l’intégration de Val d’Isère (Savoie) au sein du dispositif pour l’organisation spécifique des slaloms féminin et masculin de ski alpin, de même que la station d’Isola 2000 (Alpes-Maritimes) pour le ski cross et le snowboard cross.
Or, dès le 1er décembre 2023, les porteurs du projet avaient amorcé la mise en retrait forcée des deux sites et ce, pour suivre les recommandations du CIO portant sur l’optimisation et la recherche de réduction du nombre de sites à mobiliser au moment des Jeux.
La révision soudaine du projet n’avait pas manqué de soulever la contestation des forces locales, de même que l’incompréhension de la légende du ski alpin, triple Champion olympique lors des Jeux de Grenoble 1968 et membre honoraire du CIO, Jean-Claude Killy.
Ce dernier avait notamment affirmé au travers d’un communiqué :
Je suis attristé et scandalisé par la décision péremptoire de retirer Val d’Isère du dispositif des JO 2030.
On a ainsi jeté sans analyse, sans concertation et sans fondement rationnel un pan entier de l’histoire du ski de compétition.
[Val d’Isère devrait rester sur la carte compte-tenu] de l’excellence de ses pistes et de ses infrastructures toutes existantes et rodées, son expertise de l’organisation, son histoire forte et sa passion pour le ski de compétition et l’Olympisme.
Reste à savoir désormais si la prise de position de celui qui fut des années durant un acteur majeur de l’institution de Lausanne, dont la parole – rare – demeure écoutée, contribuera ou non à un éventuel retour sur le devant de la scène de Val d’Isère.
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