En Inde, le projet de candidature olympique et paralympique dans l’État du Gujarat a récemment été précisé par les autorités, tant en ce qui concerne la cartographie générale que les investissements nécessaires à la concrétisation d’une ambition discutée depuis maintenant plusieurs années.

Si Ahmedabad se rêve en Ville Hôte des Jeux d’été de 2036, la cité de l’État indien du Gujarat devrait toutefois être associée dans cette quête par au moins cinq autres territoires, à savoir les villes de Gandhinagar, Bhopal, Pune et Bombay, ainsi que l’État de Goa.
Au cours d’une réunion orchestrée à la fin du mois de mars 2025, les autorités régionales chargées d’accompagner le développement de la candidature olympique et paralympique ont en effet précisé les contours du projet.
Le document de présentation prévoit notamment la mobilisation de 30% d’infrastructures existantes, 10% de sites temporaires et surtout 60% d’installations prévues ou à construire dans l’optique des Jeux.
Cette répartition est somme toute bien éloignée des derniers standards affichés tant par Paris 2024 (95%) que par Los Angeles (97%) et même Brisbane 2032 au-delà des 80% en ce qui concerne le nombre de sites existants ou temporaires.
Malgré ce retard conséquent, la candidature du Gujarat espère tout de même réussir à contenir l’effort budgétaire à consentir par un éventuel futur Comité d’Organisation.
Selon les estimations dévoilées dans le cadre de ce document officiel, le budget d’organisation des JO 2036 pourrait être compris entre 2,17 et 4,79 milliards de dollars (1,88 à 4,16 milliards d’euros).
Une prévision particulièrement optimiste eu égard à la densité des sites sportifs à édifier et si l’on compare aussi avec le budget finalisé de Paris 2024 présenté à 4,453 milliards d’euros.
Outre le budget d’organisation, les autorités du Gujarat ont également fait part d’une autre prévision optimiste, au sujet cette fois des aménagements dans des infrastructures utiles à la venue des Jeux. D’après les autorités, le chiffrage desdits aménagements serait ici de l’ordre de 1,87 à 2,67 milliards de dollars (1,62 à 2,32 milliards d’euros).
Là encore, les projections paraissent très optimistes si l’on compare avec Paris 2024 qui pouvait compter, en parallèle du budget d’organisation, avec les investissements opérés via la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) à hauteur de 4,491 milliards d’euros, dont 3,812 milliards strictement nécessaires pour les Jeux.

Quoiqu’il en soit – et même si les estimations récemment dévoilées devraient connaître une sensible évolution dans les années à venir – les porteurs de la candidature indienne entendent bien ne pas perdre de temps pour débuter les chantiers.
Les grandes manœuvres avaient d’ailleurs déjà débuté dans certains secteurs à Ahmedabad dès 2022.
Elles ont dernièrement pris une nouvelle tournure, avec l’expropriation décidée pour trois nouveaux quartiers plus ou moins limitrophes du Narendra Modi Stadium, des quartiers qui constituent un ensemble de 56 hectares, soit une partie des près de 260 hectares projetés dans le cadre du Plan directeur dans la perspective des JO 2036.
Sur cette superficie globale, 113 hectares doivent être dédiés aux aménagements sportifs qui installeront le Parc Olympique tel que présenté en janvier 2024.
A cela viendront notamment s’ajouter 97 hectares sur lesquels les autorités entendent notamment établir le futur Village des Athlètes, tandis que des travaux complémentaires doivent se déployer le long des rives du fleuve Sabarmati pour permettre un aménagement paysager et touristique au-delà de la seule échéance des Jeux.
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