En Suisse, le Parlement du Sport a récemment approuvé l’engagement du projet helvète dans la phase inédite de dialogue privilégié avec le Comité International Olympique (CIO) dans l’optique des Jeux d’hiver de 2038.

Quelques mois après le renouvellement du mandat accordé à l’association « Switzerland 203X » pour préparer le dialogue privilégié avec le CIO – sur la base de la décision sans précédent prise par l’institution olympique en novembre 2023 – Swiss Olympic a atteint un nouveau palier-clé dans son ambition d’accueillir une prochaine édition des Jeux d’hiver.
Le 23 mai dernier, l’Assemblée extraordinaire du Parlement du Sport réunissant l’ensemble des Fédérations Olympiques membres de Swiss Olympic a en effet approuvé à l’unanimité l’entrée dans la phase de dialogue précitée, réaffirmant de facto la détermination du Mouvement sportif helvète d’accompagner le développement d’une candidature.
Avec cette décision attendue, la Suisse se retrouve en position de force pour discuter avec le CIO jusqu’en décembre 2027.
A cette échéance, en fonction des travaux menés par l’association « Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Suisse 2038 » – qui succède à « Switzerland 203X » – l’institution olympique pourra alors engager un dialogue ciblé avec la candidature helvète, autrement dit, entamer l’ultime étape préalable à l’attribution effective des Jeux.
Si en revanche, les travaux ne sont pas concluants, le CIO sera libre de pouvoir conduire des échanges avec d’autres possibles prétendants, Stockholm (Suède) pouvant en particulier revenir sur le devant de la scène.
En parallèle du vote crucial du Parlement du Sport, les Fédérations et organisations partenaires ont également approuvé la proposition relative aux moyens financiers alloués à ladite association pour conduire sa mission, notamment auprès des pouvoirs publics, de la population, des acteurs sportifs bien sûr, sans oublier aussi après des structures privées dont l’apport financier sera in fine indispensable pour sécuriser le projet olympique et paralympique.
Concrètement, une enveloppe maximale de 6,9 millions de francs suisses sera mise à la disposition de l’association, dont 6,7 millions qui émaneront directement du fonds d’investissement à long terme de Swiss Olympic.
Afin de matérialiser encore davantage sa mission, l’association voit en outre arriver en son sein une figure majeure du sport helvète en la personne de Dario Cologna, quadruple Champion Olympique de ski de fond, qui, en qualité de représentant des athlètes, intègre dès à présent le Comité Directeur coprésidé par Urs Lehmann, Président de Swiss Ski, et par Ruth Wipfi Steinegger, Vice-Présidente de Swiss Olympic.
Comme l’a d’ailleurs souligné celui qui a glané ses breloques olympiques sur trois éditions des Jeux (Vancouver 2010, Sotchi 2014, PyeongChang 2018) :
Les Jeux Olympiques sont ce qu’il y a de plus grand pour les athlètes.
J’aimerais contribuer à ramener les Jeux d’hiver en Suisse après 90 ans, afin de permettre à tous les fans et à tous les athlètes de vivre cette magnifique expérience à la maison.
La possibilité d’organiser des Jeux durables est une grande chance pour la Suisse.

Pour rappel, la candidature helvète prône une rupture complète avec le schéma traditionnel d’organisation des Jeux.
Cette dernière a en effet imaginé un concept fondé sur un « Pays Hôte » plutôt que sur une « Ville Hôte », sachant que le CIO ouvre déjà la voie à des candidatures construites à l’échelle d’un territoire voire de plusieurs territoires, à l’instar de Milan-Cortina 2026 conçue à cheval sur trois régions du Nord de l’Italie ou avec les Alpes françaises dont le dossier a été pensé entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud, soit deux régions et quatre entités départementales.
Si d’aventure le concept avancé par Swiss Olympic venait à se concrétiser, la Suisse deviendrait le premier pays dans l’Histoire des Jeux à orchestrer l’événement planétaire de façon aussi décentralisée sur l’ensemble du territoire national.
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