En cette fin janvier 2024, le Comité d’Organisation des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 a entériné le projet de Centre de glisse qui doit être agencé sur le site historique de Cortina d’Ampezzo et ce, malgré les réserves plus que sérieuses exprimées jusqu’à présent par le Comité International Olympique (CIO) concernant le coût et l’héritage de l’ouvrage.

Le feuilleton des sites des prochains Jeux d’hiver se poursuit, alors que l’échéance arrive à grands pas.
A l’instar du projet relatif au patinage de vitesse qui a été acté à l’issue de longs mois de discussions et de rebondissements, la localisation des épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton demeure en effet un point critique des préparatifs d’organisation des Jeux de Milan-Cortina 2026.
Déjà, au stade de la candidature, la Commission d’Évaluation du CIO avait émis des doutes quant au choix de la piste Eugenio Monti à Cortina d’Ampezzo. Historiquement liée à la cité des Dolomites, ladite piste avait pourtant été proposée comme hôte légitime, moyennant cependant un investissement conséquent pour requalifier une partie des abords et surtout pour rebâtir la majeure partie de l’équipement fermé au public et aux compétitions depuis des années.
Malgré la défiance de l’institution olympique, Milan-Cortina 2026 a longtemps voulu tenir bon, même si l’année 2023 a constitué une étape charnière pour les organisateurs.
De fait, face à une flambée des coûts prévisionnels et au regard de l’appel d’offres infructueux pour l’aménagement du site de Cortina d’Ampezzo, le Comité d’Organisation a été contraint d’abandonner son projet initial sous le jugement sévère du CIO, ce dernier encourageant ouvertement l’identification d’une option par-delà les frontières italiennes dans un souci de maîtrise des dépenses et de gestion de l’héritage des Jeux.
Ces derniers mois, l’idée d’opérer les compétitions précitées en Autriche, en Suisse, voire même aux États-Unis, a dès lors fait son chemin, sans que les autorités transalpines ne témoignent un quelconque enthousiasme sur le sujet, le gouvernement de Giorgia Meloni et le Comité d’Organisation présidé par Giovanni Malago exprimant de surcroît leur volonté commune de maintenir l’ensemble des épreuves olympiques et paralympiques en Italie.

Aussi, les organisateurs avaient jusqu’à fin janvier pour faire connaître leur position officielle et communiquer celle-ci au CIO, sachant qu’un nouvel appel d’offres sectorisé sur Cortina d’Ampezzo s’est récemment soldé par le dépôt d’une seule et unique candidature.
Ce mardi 30 janvier 2024, le Conseil d’administration de Milan-Cortina 2026 a tranché sans réel surprise en faveur du projet repensé de Cortina, au détriment des options étrangères et de l’alternative italienne de Cesana Torinese dont la piste fut utilisée lors des Jeux de Turin 2006.
Concrètement, le Comité d’Organisation entend s’appuyer sur une nouvelle version du projet de construction du Centre de glisse de Cortina aujourd’hui évalué à quelques 81,6 millions d’euros (hors-taxes). Dans le même temps, Milan-Cortina 2026 souhaite aussi maintenir une fenêtre de tir vers les options précitées et ce, dans l’hypothèse où la mise en œuvre des travaux ne permettrait pas un achèvement de l’installation et le déroulement des tests techniques et sportifs selon le calendrier imposé par la venue des Jeux.
Il y a peu, les organisateurs projetaient d’ailleurs une reprise du chantier pour le courant du mois de février 2024, avec une livraison espérée en fin d’année dans le but d’établir in situ les tests nécessaires à compter de janvier 2025.
A ce stade, une marge de manœuvre supplémentaire pourrait encore permettre l’orchestration desdits tests en mars 2025 au plus tard, soit moins d’un an avant l’ouverture des Jeux, le 06 février 2026.
La balle est désormais dans le camp du CIO qui, malgré ses réticences et à l’aune du calendrier serré, pourrait finalement valider le projet ardemment défendu par les organisateurs transalpins.
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