JO 2024 : La récupération politicienne de Nathalie Kosciusko-Morizet…

Le 13 avril dernier, le Conseil de Paris a adopté le vœu relatif à la candidature olympique de la ville pour l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Mais en dépit de ce vœu et de la volonté affiché par chacun de laisser au Mouvement sportif le contrôle, du calendrier et du projet, certains responsables politiques ne peuvent s’empêcher d’aborder la thématique olympique dans un but purement politicien, ignorant – volontairement ou involontairement – le fait que le Comité International Olympique (CIO) et ses membres, regardent et analysent chaque propos.

Après la sortie remarquée de l’ex-Ministre des Sports, Jean-François Lamour, c’est au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de tenter une récupération de la candidature et ce, sans en avoir la responsabilité ou un quelconque mandat.

NKM - Julie Bishop

En marge d’une rencontre avec Julie Bishop, Ministre Australienne des Affaires étrangères et vice-présidente du Liberal Party of Australia (Centre-Droit), l’ancienne Ministre de l’Écologie a ainsi prétexté un intérêt soudain pour l’héritage des JO de Sydney 2000, afin d’évoquer la nouvelle candidature de Paris pour les JO 2024.

« Compte tenu du succès des Jeux Olympiques de Sydney en 2000, avec Jean-François Lamour, ancien Champion olympique et ancien Ministre des Sports, Nathalie Kosciusko-Morizet a […] évoqué la candidature de la ville de Paris aux Jeux Olympiques 2024 ».

Que cherche donc NKM dans cette manœuvre, hormis à faire une opération de communication contraire aux intérêts de la candidature ? Sans doute à s’immiscer dans ce qui doit être une prérogative du Mouvement sportif et, le cas échéant de la Maire de la capitale.

Or sur cette question précise, NKM ne représente qu’elle-même et certainement pas la Ville de Paris.

Cette sortie médiatique démontre en tous cas que, derrière la « trêve politique » évoquée et affichée lors du Conseil de Paris du 13 avril, la bataille des égos fait toujours rage, loin des attentes du Mouvement sportif et du CIO à l’égard de la candidature française.

5 pensées

  1. Donc, selon vous, au plan politique, cette candidature devrait uniquement être gérée et représentée par le PS ? Confisquer la réflexion sur la candidature au seul profit de la gauche n’est-ce pas justement une façon de politiser la candidature, c’est à dire exactement ce que vous dénoncez ?

    1. A tous les échelons (municipaux, départementaux et régional), droite et gauche doivent travailler ensemble au succès de cette candidature, et pouvoir s’y intéresser librement, exprimer leur avis, et donner des conseils, et ce qu’elles soient dans l’opposition ou la majorité. Confisquer le débat serait la meilleure façon de transformer le consensus actuel en opposition grandissante au projet.

      1. Les discussions peuvent avoir lieu, mais en présence du Mouvement sportif et olympique qui doit porter le projet.

        Les interventions intempestives des élus – de tout bords d’ailleurs – pour savoir où doit être implanté tel ou tel site par exemple, ne relève que de l’initiative personnelle et non de l’intérêt du projet olympique…

    2. La candidature doit être portée par le Mouvement sportif et olympique français et doit être présentée au CIO par la Ville qui apporte à cet égard, les garanties nécessaires.

      Mais chacun ne peut s’exprimer en qualité de « représentant ». Ce que je pointe ici, c’est l’initiative personnelle de Mme Kosciusko-Morizet qui aborde la question de la candidature avec une personnalité étrangère, représentante d’un pays qui, le cas échéant peut aussi porter une candidature (avec Brisbane).

      Une telle rencontre aurait dû se faire en présence des personnes concernées directement par la candidature, à savoir l’Association Ambition olympique et paralympique ainsi que la Maire de Paris.

      C’est simplement une question de forme et devrais-je dire, de protocole, ni plus ni moins.

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