JO 2024 : Paris 2024 signe une Charte Sociale avec les cinq principales organisations syndicales

A quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), la candidature de la capitale française a réunis ce lundi les cinq principales organisations syndicales afin de signer une Charte Sociale.

Cet événement intervient à un moment essentiel de la campagne olympique et paralympique, avant la visite de la Commission du CIO donc (14 au 16 mai 2017), et à moins de six mois de l’élection de la Ville Hôte (13 septembre 2017).

De gauche à droite, Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024 ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Autour de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux coprésidents de Paris 2024, les leaders des cinq centrales syndicales se sont engagés sur cette Charte qui comprend 16 engagements.

Ces derniers impliqueront le Comité d’Organisation des Jeux, les entreprises ainsi que les Collectivités Territoriales qui seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

L’accès à l’emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accompagnement professionnel sont des points-clés du dispositif, sans oublier la valorisation souhaitée du travail des bénévoles, au travers d’une validation des acquis ou de l’octroi d’une certification.

A chaque édition des Jeux, plusieurs centaines de milliers de candidatures sont adressées au Comité d’Organisation, mais seules quelques dizaines de milliers de personnes sont finalement sélectionnées pour intégrer le Programme des Volontaires.

Véritables « petites mains », ils assurent dans des domaines très divers la mise en place des compétitions et l’accueil des spectateurs.

De gauche à droite, Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Les engagements compilés dans la Charte se répartissent autour de quatre thématiques :

1 – Constituer un Comité Consultatif réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et les Collectivités pour le suivi de la mise en œuvre de la Charte Sociale Paris 2024 et la mesure de ses impacts.

2 – Assurer la présence des organisations syndicales au sein de la gouvernance du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) en la personne du représentant des salariés au Conseil d’Administration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

3 – Encourager une commande publique qui prendra en compte l’insertion par l’activité économique et intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics.

4 – Garantir l’accès à l’information des appels d’offres publics liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à des petites et moyennes entreprises françaises visant à développer l’emploi local et le tissu économique.

  • Placer la qualité de l’emploi et des conditions de travail au cœur de l’impact économique des Jeux

5 – Prévenir toutes les formes de discrimination dans l’accès à l’emploi et pendant l’emploi, encourager la mixité dans les métiers exercés pour l’organisation des Jeux.

6 – Favoriser l’accès à l’emploi des publics qui en sont éloignés : jeunes de zones prioritaires, travailleurs en situation de handicap, chômeurs de longue durée, seniors ; grâce à la mobilisation de tous les acteurs (Etat, Collectivités Territoriales, entreprises, etc…).

7 – S’engager sur un objectif de protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi que de leurs conditions de travail, notamment lors des travaux nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

8 – Faire respecter les normes internationales du travail et notamment « le travail décent » au sens de l’OIT auprès des sous-traitants et des fournisseurs.

9 – Porter une attention particulière aux salariés détachés afin de favoriser leur accès à l’information et le respect de leurs droits, notamment par l’accompagnement des employeurs.

  • Favoriser le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels des salariés et des bénévoles engagés dans l’organisation des Jeux

10 – Accompagner les publics jeunes via des parcours de professionnalisation ou d’apprentissage afin d’optimiser leur accès à l’emploi à long terme.

11 – Accompagner via des programmes de formation renforcés, le développement des compétences par filière métiers et l’insertion vers des métiers émergents pendant la période d’organisation des Jeux.

12 – Valoriser l’engagement personnel des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ou une certification.

13 – Favoriser le reclassement professionnel des salariés qui auront travaillé à l’organisation des Jeux.

  • Faire du sport, à travers l’organisation des Jeux de 2024, le moteur d’un développement social et solidaire

14 – Assurer une reconversion exemplaire du Village Olympique autour d’un programme de logements sociaux et d’urbanisme innovants après les Jeux.

15 – Promouvoir conjointement avec l’État, les Collectivités Territoriales, le Mouvement Sportif et les organisations syndicales, le développement du sport en entreprise, notamment à travers un partenariat avec les comités d’entreprise.

16 – Mettre en place des actions de solidarité internationale dans le domaine du sport.

En cas de succès de la candidature de Paris 2024, la construction du Village des Athlètes sera l’un des chantiers-phares de la mise en œuvre du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

La signature d’une Charte Sociale – qui intervient après les engagements actés pour le développement durable – est un élément fort pour la candidature de Paris 2024, soucieuse de ne pas être inquiétée par de possibles mouvements sociaux d’ici l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux dans un premier temps, et dans le cadre des préparatifs d’organisation dans un second temps.

Il y a douze ans, la visite de la Commission d’évaluation du CIO avait failli tourner au fiasco en raison d’une journée de mobilisation des acteurs sociaux.

Ces derniers avaient en effet choisi la date du 10 mars 2005 – en pleine visite de ladite Commission présidée par Nawal El Moutawakel, aujourd’hui membre de la Commission pour 2024 – pour afficher leur désapprobation vis-à-vis de la politique sociale du Gouvernement de l’époque.

Si un accord avait été trouvé pour une modification du parcours de la manifestation, les propos tenus alors par les organisations syndicales ne démontraient pas un réel enthousiasme pour le projet de Paris 2012, ou tout du moins une inquiétude quant aux répercussions possibles sur la visite du CIO en France.

« Si on doit considérer que les Jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n’y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les Jeux ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie » avait notamment affirmé Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière (FO).

Pour Bernard Lapasset, la dynamique est aujourd’hui positive pour la candidature tricolore. Celui qui a été un acteur déterminant pour l’unité politique autour de Paris 2024 – et pour le soutien de la Maire de Paris, Anne Hidalgo – se félicite ainsi de cette nouvelle étape.

« Cette Charte Sociale signée par Paris 2024 avec les cinq principaux syndicats de salariés est une nouvelle preuve du pouvoir fédérateur de notre projet. Nous avons besoin d’eux, de leur expérience et de leur expertise.

Cette Charte illustre notre ambition sociale à Paris 2024. Nous voulons des Jeux exemplaires et utiles.

Nos Jeux seront plus que quelques semaines de compétition ; ils laisseront une trace positive et partagée par le plus grand nombre, un héritage durable pour la population » a d’ailleurs souligné le coprésident du Comité de Candidature.

En 2014, la candidature d’Oslo 2022 s’était mobilisée en faveur du dialogue social. De gauche à droite, Anders Folkestad, Président de UNIO ; Gerd Kristiansen, Président de LO ; Borre Rognlien, Président de la Confédération Norvégienne des Sports ; et Jorunn Berland, Présidente de YS (Crédits – Karl Filip Singdahlsen / Confédération Norvégienne des Sports)

Au cours des dernières années, d’autres candidatures s’étaient illustrées dans le dialogue social.

Ainsi, en janvier 2014, la candidature de Stockholm 2022 – au travers du Comité Olympique de Suède (SOK) – avait convenu d’un accord de coopération avec la Confédération des Syndicats Suédois LO-Suède.

L’objectif principal de cet accord visait à « montrer comment un événement international majeur peut être construit dans le respect des droits de l’Homme ; non seulement pour les participants mais aussi pour ceux qui construisent les stades et garantissent un accueil optimal aux visiteurs de l’événement ».

Quelques semaines plus tard, en mars 2014, la candidature d’Oslo 2022 avait à son tour obtenu un accord de coopération sur le plan de la protection des travailleurs. Cet accord avait alors été signé entre la Confédération Norvégienne des Sports et quatre des principaux syndicats du pays.

(Crédits – Page officielle Twitter de María Elena Durazo)

Pour l’échéance de 2024, Paris n’est pas la seule à avoir fait un geste en direction des organisations syndicales.

En novembre 2015, Los Angeles (États-Unis) a en effet annoncé la nomination de María Elena Durazo en qualité de vice-Présidente de son Comité de Candidature. De 2006 à 2014, cette dernière avait dirigé la deuxième centrale syndicale des États-Unis, « AFL-CIO ».

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Site prévu pour le Vélodrome de Paris 2008, le Fort d’Aubervilliers aura finalement un Centre aquatique

En juin 2016, le Comité de Candidature de Paris 2024 avait fait le choix de Saint-Denis pour abriter le futur Centre Aquatique et ce, malgré le positionnement de la ville d’Aubervilliers et la sélection de cette dernière dans les précédents projets olympiques et paralympiques de la France.

La Maire d’Aubervilliers, Mériem Derkaoui avait alors exigé que l’engagement de l’État formulé depuis plusieurs années soit tenu et respecté. Le Fort d’Aubervilliers figurait notamment dans le dossier de candidature de Paris 2008 pour accueillir le Vélodrome des Jeux.

Ce jeudi 12 janvier, une étape majeure a été franchie avec la signature d’un Contrat d’Intérêt National (CIN) pour le Fort d’Aubervilliers, en présence de la Ministre du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse.

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Le centre aquatique intercommunal serait édifié dans le secteur du Fort d’Aubervilliers (point 4).

« C’est un acte politique important que de signer avec des acteurs que sont l’État, la Région, le Département, la Métropole, Grand Paris Aménagement, la Société du Grand Paris, Plaine Commune, Est Ensemble, la ville de Pantin et les différents partenaires institutionnels afin de coordonner les multiples opérations de ce projet d’envergure nationale » a affirmé la Maire d’Aubervilliers, satisfaite de voir se concrétiser une vaste opération sur un site de 36 hectares.

Cette dernière doit aboutir à l’aménagement de 1 800 logements – don 30% de logements sociaux et très sociaux -, d’un groupe scolaire, d’une crèche, mais aussi de résidences d’artistes, d’espaces verts et de jardins ouvriers, sans oublier également un centre aquatique de dimension intercommunale doté d’un bassin olympique.

L’installation – dont le financement est en partie assuré par l’État et le Département de la Seine-Saint-Denis – permettra d’équiper un territoire jusqu’à présent en carence de piscines destinées notamment à l’apprentissage de la natation pour les plus jeunes.

Elle pourrait également servir de centre d’entraînement pour les sportifs engagés dans les Jeux d’été de 2024 si Paris remporte l’organisation de l’événement.

« C’était un engagement d’il y a dix ans et il a fallu convaincre pour le faire respecter. Car, comme l’a souligné Monsieur Jack Ralite, ancien Ministre de François Mitterrand et ancien Maire d’Aubervilliers, dans un courrier adressé au Président de la République, Monsieur François Hollande, il s’agissait d’une ‘injustice doublée d’une impolitesse’.

[…] Nous avons réussi tous ensemble à obtenir cet engagement et à redonner de la valeur à la parole publique » a par ailleurs rappelé et indiqué Mériem Derkaoui.

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Outre les équipements précités, le CNI du Fort d’Aubervilliers doit conduire à la transformation de l’ex-RN2 en boulevard urbain et l’arrivée d’une nouvelle gare de la ligne 15-Est du Grand Paris Express.

La gare du Fort d’Aubervilliers – tout comme celle de Mairie d’Aubervilliers – seront des passerelles non-négligeables du dispositif francilien, avec 70 000 à 75 000 voyages par jour, des correspondances avec les lignes 7 et 12 ainsi qu’avec des lignes de bus, et un temps de trajet jusqu’à l’aéroport international de Roissy Charles de Gaulle (CDG) réduit grâce aux autres lignes prévues (29 minutes depuis le Fort d’Aubervilliers contre 47 minutes aujourd’hui).

La mise en service de cette nouvelle ligne ne devrait toutefois pas intervenir avant – au mieux – 2025, soit en dehors du calendrier des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Étienne Thobois : « Les Fédérations Internationales sont impressionnées par le niveau de détails » de Paris 2024

Présent à Doha (Qatar) au sein de la délégation de Paris 2024, Étienne Thobois, Directeur Général de la candidature française, a répondu aux questions de « Sport & Société ».

Depuis le Sheraton Convention Center où s’est déroulée cette semaine l’Assemblée Générale de l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) – et la première présentation officielle des candidatures -, le dirigeant tricolore revient sur quelques points techniques du projet d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

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  • Environ la moitié des Fédérations Internationales sont venues à Paris à ce jour. Quel est le sentiment qui ressort de ces premières visites ?

C’est un sentiment positif. Elles nous disent toutes que les informations générales que l’on présente sont complètement alignées avec ce qu’elles ont besoin.

Les Fédérations sont plutôt agréablement surprises et même impressionnées par le niveau de détails dans lequel nous sommes déjà entrés : nous les emmenons sur les sites sportifs qui intéressent leurs disciplines, on les emmène sur le site du Village et elles se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’un endroit à construire à partir de rien.

Cela permet aussi de prendre conscience de la distance entre les sites et de la compacité du projet que l’on a. Nous parlons aussi des sites d’entraînement, d’hébergement pour les Fédérations Internationales, de la politique des transports, etc…

Les retours que nous avons portent aussi sur la qualité de l’équipe. Je crois qu’avec Jean-Philippe Gatien, nous disposons d’un Directeur des Sports qui sait parler aux FI, qui vient de se monde-là. Il a par ailleurs cette sensibilité qui permet de bien comprendre quels sont les besoins des Fédérations car il est primordial de parler le même langage. Il y a Jean-Philippe, mais on pourrait aussi parler de la Direction technique avec Anthony Piqueras ou Lambis Konstantinidis, ce dernier ayant en outre une vision internationale et tournée vers le paralympique.

Globalement, on peut dire que nous avons un retour satisfait exceptionnel, y compris de FI dont le sport serait hébergé dans un site temporaire. Mais dans notre cas, les sites temporaires, ce seront le Château de Versailles pour l’équitation, le tir-à-l’arc aux Invalides, le beach-volley sous la Tour Eiffel, etc… Ce sont tout de même des sites temporaires qui ont un certain prestige. Et puis nous avons aussi le « cluster » du Bourget, non loin de la presse et des médias, ce qui est important pour une FI car l’un des critères d’évaluation – pour elles – concerne l’exposition qu’elles vont obtenir à travers les Jeux.

  • Sur ce point de la perception des FI à l’égard du projet, quelle est la différence par rapport aux précédentes candidatures de Paris ?

Nous sommes dans un processus différent. A l’époque de la candidature aux JO 2012, les interactions avec les FI étaient bien plus réglementées. Aujourd’hui, le Comité International Olympique (CIO) dit aux Villes Candidates et aux FI, ‘Parlez-vous, échangez, travaillez ensemble pour proposer le meilleur projet’.

Ce dialogue avait commencé bien avant les visites sur sites. Nous avions ainsi rencontré au moins deux fois les FI.

On peut donc aller beaucoup plus loin que ce que l’on pouvait faire par le passé lors des précédentes candidatures.

  • Dans le cadre du deuxième volet du dossier de candidature, Paris 2024 a procédé à des ajustements techniques pour certains sports. Quelle a été la principale motivation pour justifier ces changements ?

On a gardé la même ossature, mais nous avons uniquement changé quelques sites. Cela s’est fait au cours des échanges avec les FI mais aussi au regard de spécificités techniques.

Par exemple, nous avions initialement prévu de placer deux sports au sein de l’Arena 92 de Nanterre. Il s’est avéré qu’en termes de son et de sécurisation des gymnastes, il pouvait y avoir un problème de vibration avec l’haltérophilie à côté.

On a donc choisi de déplacer cette discipline sur le Zénith de Paris et de mettre la boxe – prévu sur ce site – à Roland Garros en profitant d’une couverture temporaire*. In fine, cela a permis d’avoir un renforcement du dossier et une satisfaction des Fédérations qui y ont vu une meilleure exposition. Nous avons optimisé le projet, sans pour autant accroître les dépenses.

Visuels du Stade de France et du futur Centre Aquatique (Crédits - Paris 2024)

Visuels du Stade de France et du futur Centre Aquatique (Crédits – Paris 2024)

  • Parmi les équipements qui doivent être construits par Paris 2024 pour les Jeux, notons le Centre Aquatique. Après trois échecs (1992, 2008 et 2012), l’Île-de-France va-t-elle enfin être dotée d’un équipement structurant pour la natation et ce, avec ou sans les Jeux ?

Des engagements ont été pris, notamment un protocole relatif au terrain où doit être implanté le Centre Aquatique, mais également concernant le financement avec la participation, entre autres, de l’État.

Aujourd’hui, nous sommes dans une configuration en tant que vainqueur. Bien évidemment, il y aura un ajustement dans le cas inverse.

Forcément, les modalités de construction ne seront pas les mêmes pour un site de 17 000 places ou pour une infrastructure de 2 500 places.

Nous aurons le temps de nous poser cette question, à partir du 14 septembre 2017.

  • A cet égard, le modèle développé par Londres 2012 a-t-il été une inspiration ?

Londres est effectivement un exemple, en particulier sur ce type d’installations. Mais Londres a aussi coûté cher et il faut veiller à ne pas atteindre un tel niveau de dépenses.

Il y a aussi d’autres exemples, comme Sydney.

Il ne faut pas oublier l’évolution des matériaux et le choix de ces derniers pour bâtir et aménager les sites. C’est une problématique importante dans le cadre d’un projet évolutif.

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits - Paris 2024)

Visuel du Village Olympique et Paralympique (Crédits – Paris 2024)

  • Ne craignez-vous pas de critiques de la part notamment du CIO en ce qui concerne l’intégration de la Seine-Saint-Denis au projet ? On se souvient des éléments à charge qui figuraient dans le dossier de Paris 2008, avec la problématique de tours relativement proches de la zone du Village des Athlètes…

Absolument pas. Pour être tout à fait clair, la Seine-Saint-Denis est un axe central de cette candidature, avec un héritage physique qui sera essentiellement là-bas, avec le Village Olympique et Paralympique ou le Centre Aquatique.

Pour le projet 2008, la problématique concernait la proximité d’immeubles de grande hauteur autour du Village des Athlètes, avec une distance qui pouvait potentiellement poser problème sur le plan de la sécurisation et du contrôle d’accès de ces immeubles.

Nous avions eu la même question pour le projet 2012 avec le stade à Colombes et la proximité de quatre tours qui pouvaient potentiellement présenter un danger.

Ceci est toutefois quelque chose d’assez classique.

Aujourd’hui, avec le Village de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, nous sommes sur quelque chose de différent. Les seuls problèmes, c’est la proximité de l’A86 mais cette dernière sera isolée grâce à des murs anti-bruits, et ce sont les lignes à haute tension mais elles seront enfouies.

* En ce qui concerne la couverture temporaire pour l’accueil de la boxe à Roland Garros, Étienne Thobois se veut rassurant et confiant :

« Techniquement, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas un obstacle. Pour la boxe, nous n’avons pas besoin de fermer complétement – il n’y a pas de problématique de vent – cela peut donc être une structure légère, assez simple à mettre en place. Quoiqu’il en soit, nous resterons attachés à l’excellence environnementale, avec par définition, des matériaux transformables et réutilisables ».

JO 2024 : Le Centre Aquatique de Paris 2024 sera construit à Saint-Denis

En dépit de la mobilisation des élus locaux d’Aubervilliers, qui avaient notamment écrit au Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais aussi au Président de la République, le Comité de Candidature de Paris 2024 a décidé d’établir le futur Centre Aquatique sur le territoire de la commune de Saint-Denis.

Cette dernière, qui abrite déjà le Stade de France – appelé à devenir Stade Olympique si Paris obtient l’organisation des JO 2024 – aura donc un deuxième équipement sportif de grande envergure.

Le Bureau exécutif de Paris 2024 était réuni ce mercredi soir pour examiner les dossiers et arrêter un choix. En présence des membres fondateurs de la candidature, dont le Secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, le choix de Saint-Denis a été validé à l’unanimité.

« Le Centre Aquatique, attendu depuis de longues années, sera un magnifique outil pour la France et la natation française qui pourront enfin accueillir des compétitions de niveau mondial.

Il constitue aussi un héritage fort et nécessaire pour les populations locales puisqu’il sera un équipement de proximité, répondant à toutes les demandes de pratique » a affirmé Francis Luyce, Président de la Fédération Française de Natation (FFN) et fervent partisan de l’aménagement d’un tel équipement structurant.

Le Centre Aquatique de Saint-Denis (étoile bleue) sera situé à proximité du Stade de France et non loin du Village des Athlètes (étoile orange)

Le Centre Aquatique de Saint-Denis (étoile bleue) sera situé à proximité du Stade de France et non loin du Village des Athlètes (étoile orange)

Concrètement, le site de « La Plaine Saulnier » a recueilli les faveurs de la candidature pour plusieurs raisons : sa proximité immédiate avec le Stade de France tout d’abord, mais aussi sa superficie et sa connexion avec les transports en commun (RER B et D ainsi que la ligne 13 du métro).

Implanté sur un terrain de 6,8 hectares, le futur équipement sportif offrira – pour la compétition et les entraînement – deux bassins olympiques (50 mètres) et deux fosses à plongeon.

Durant les Jeux, pas moins de 15 000 personnes pourront s’installer dans les tribunes qui seront ensuite partiellement démantelées. Dans un souci de reconversion optimale, et sur le modèle du Centre Aquatique de Londres 2012, la capacité du site sera en effet réduite de 15 000 à 2 500 places.

« Le site de ‘La Plaine Saulnier’ réunit tous les atouts. Il est extrêmement fonctionnel. Sa superficie nous permet d’envisager une optimisation des installations et, surtout, sa grande proximité avec le Stade de France et le Village Olympique et Paralympique renforce la compacité de notre projet, au bénéfice des athlètes et des spectateurs.

Ce choix améliore encore la qualité de notre dossier de candidature.

Il convient de saluer le travail et la coopération de Plaine Commune et des villes de Saint-Denis et d’Aubervilliers qui ont permis au Comité d’explorer toutes les options possibles sur le territoire au cours des derniers mois » a déclaré Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, à l’issue de la réunion du Bureau exécutif.

Mobilisée sur le terrain et sur les réseaux sociaux, la Ville d’Aubervilliers ne sera donc pas présente dans le dispositif olympique et paralympique, contrairement aux deux précédentes candidatures de Paris.

Pour l’échéance 2008, la ville devait héberger le Vélodrome des Jeux. Concernant l’Olympiade 2012, il était cette fois question d’y aménager le Centre Aquatique. Cruelle désillusion pour les élus et sportifs locaux.

L’interventionnisme répété de la Maire de la ville, Mériem Derkaoui, aura peut-être finalement été contre-productif pour le projet d’Aubervilliers. Ce constat repose dès lors la question de l’impérieuse nécessité de distinguer, autant que possible, les exigences d’une candidature qui doit avant toute chose être portée par les sportifs, et les désirs formulés par les acteurs politiques.

JO 2024 : « Rien ne mentionne l’exigence d’avoir le Centre Aquatique à côté du Stade Olympique » (Maire d’Aubervilliers)

Quelques heures avant la clôture du Bureau exécutif du Comité de Candidature de Paris 2024, la Maire d’Aubervilliers ne relâche pas la pression et a décidé de convoquer la presse ce mercredi dès 18h30.

Alors que les dirigeants de la candidature doivent statuer sur l’emplacement du futur Centre Aquatique, Mériem Derkaoui a réitéré ce soir le message porté par la Ville depuis plusieurs semaines, à savoir le respect des promesses faites par les précédentes candidatures olympiques de Paris à l’égard d’Aubervilliers.

Conférence

Pour cela, Aubervilliers a d’abord proposé l’utilisation du site initialement envisagé pour le projet de Paris 2012.

Cependant, le Comité de Candidature a indiqué que la surface disponible pouvait ne pas être suffisante au regard des exigences techniques du Comité International Olympique (CIO) et de la Fédération Internationale de Natation (FINA).

De fait, la Ville a ensuite proposé – comme cela fut évoqué par l’ancien Maire d’Aubervilliers, Jack Ralite – l’intégration du Fort d’Aubervilliers au sein du dispositif olympique et paralympique.

Ce site, sélectionné par Paris 2008 pour le dossier du Vélodrome Olympique, a l’avantage de disposer d’une surface conséquente et bien supérieure aux impératifs organisationnels (36 hectares actuellement), mais se trouve plus éloigné que le site du Landy.

Mais pour Mériem Derkaoui, « tout argument technique sur l’aménagement du Centre Aquatique près du Stade Olympique est fallacieux. Aucun texte, pas même la Charte Olympique, ne mentionne une telle exigence.

Le Fort d’Aubervilliers se trouve à 1,5 km du Stade de France et à 2 km du site du Village Olympique ».

Une manière de prévenir le Comité de Candidature dans l’optique où celui-ci ne porterait pas sa préférence sur le site du Fort d’Aubervilliers.

« Nous sommes un département où apprendre à nager demeure un objectif au collège. Nous sommes la première ville sportive de Seine-Saint-Denis. Cet été, quatre sportifs d’Aubervilliers iront aux Jeux de Rio 2016. Peu de villes peuvent se targuer d’une telle représentation.

Notre voisine Paris ne saurait nous tourner le dos. Ce serait ici une incompréhension totale.

Le CIO jugera de la candidature de Paris comme des autres, à la mesure de l’engouement et de la mobilisation. Il y a ici une attente de la population et non de quelques personnes réunies dans un bureau » a encore affirmé Mériem Derkaoui.

La ville de Seine-Saint-Denis sera-t-elle entendue ? La réponse devrait intervenir aux alentours de 21h00 via un communiqué de Paris 2024.

JO 2024 : Pour le Centre Aquatique, l’ancien Maire d’Aubervilliers, Jack Ralite, écrit au Président de la République

Alors que le Bureau exécutif de la candidature de Paris 2024 doit statuer ce mercredi* sur l’emplacement du Centre Aquatique, les soutiens de la Ville d’Aubervilliers ne se démobilisent pas et espèrent toujours que le site choisi pour les JO 2012 sera à nouveau sélectionné pour la nouvelle campagne.

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Ainsi, après la lettre ouverte adressée au Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, par la Maire d’Aubervilliers, Mériem Derkaoui, c’est à présent au tour de l’ancien Ministre, Sénateur et Maire honoraire de la ville, Jack Ralite, de prendre la plume.

Celui qui fut Maire d’Aubervilliers durant 19 années (1984-2003), a adressé un courrier en date du 20 mai 2016 au Président de la République, François Hollande, rappelant les divers projets successifs des candidatures olympiques pour Aubervilliers (Paris 2008, Paris 2012) et les promesses non-tenues par les dirigeants politiques et sportifs successifs.

D’ailleurs, Jack Ralite va même jusqu’à proposer l’implantation du Centre Aquatique sur un autre site de la ville, à savoir le Fort d’Aubervilliers. C’est à cet endroit que Paris 2008 avait imaginer l’aménagement du Vélodrome Olympique.

Les efforts des élus locaux seront-ils entendus par le Comité de Candidature de Paris 2024 ? Réponse ce mercredi en fin d’après-midi.

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* Le Bureau exécutif devait initialement avoir lieu lundi 06 juin 2016.

JO 2024 : Réunion autour de la problématique du Centre Aquatique de Paris 2024

Ce jeudi 19 mai, la Ville d’Aubervilliers aurait dû organiser une visite du terrain-candidat pour accueillir le Centre Aquatique Olympique du projet de Paris 2024. Toutefois, cet événement fut remplacé par l’annonce d’un rassemblement citoyen ce samedi 21 mai.

Là-encore, les choses ont rapidement évolué, puisque ledit rassemblement – initialement prévu à 12h30 – a été annulé, même si la Mairie parle pour l’heure d’un simple report.

Aubervilliers

En effet, selon les informations de « Sport & Société », les différentes parties prenantes au dossier – dont la Ville d’Aubervilliers et le Comité de Candidature de Paris 2024 – doivent se réunir cette après-midi afin d’évoquer la question délicate de l’implantation du Centre Aquatique, l’une des deux seules infrastructures sportives qui doit être aménagée dans le cadre du projet pour les JO 2024.

Si cette réunion de dernière minute ne présage en rien du choix final concernant le site, elle démontre en tous cas que la mobilisation des autorités d’Aubervilliers a permis de faire bouger les lignes.

Il faut dire que la Maire de la ville, Mériem Derkaoui, est montée au créneau à plusieurs reprises, allant même jusqu’à adresser un courrier au Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Quoiqu’il en soit, le Comité de Candidature de Paris 2024 arrêtera officiellement son choix, sur la base de considérations techniques en lien avec les exigences de la Fédération Internationale de Natation (FINA) et du Comité International Olympique (CIO), lors d’un Bureau exécutif qui se déroulera le 06 juin 2016.

JO 2024 : L’héritage des Jeux au cœur d’un plan d’action pour l’aménagement urbain de Paris

Les mesures – dont une partie a été dévoilée hier dans les colonnes du « Journal du Dimanche » – seront examinées la semaine prochaine dans le cadre de la séance du Conseil de Paris (17 et 18 mai).

Au total, pas moins de 43 propositions seront présentées par la Maire de la capitale, Anne Hidalgo, afin d’accompagner le projet olympique et paralympique de Paris 2024.

Signe de l’importance de ces propositions, les deux coprésidents du Comité de Candidature, Bernard Lapasset et Tony Estanguet, devraient être présents dans l’hémicycle du Conseil.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, lors de la présentation du concept de Paris 2024, le 17 février dernier (Crédits - Sport & Société)

Anne Hidalgo, Maire de Paris, lors de la présentation du concept de Paris 2024, le 17 février dernier (Crédits – Sport & Société)

Comme souvent dans le cadre d’une candidature aux Jeux, un programme d’aménagement urbain a été élaboré pour venir en appui du projet présenté devant le Comité International Olympique (CIO).

Barcelone (Espagne) ou Londres (Royaume-Uni) sont quelques uns des exemples-types du tremplin que représente l’organisation des Jeux pour développer un secteur ou une politique de régénération urbaine (quartier du front de mer pour la première ; quartier de l’East End pour la seconde).

Los Angeles (États-Unis) – l’une des trois rivales de Paris dans la course aux JO 2024 – prévoit quant à elle de moderniser en profondeur son système de transports ou encore d’accroître de manière significative la part des énergies renouvelables dans la production énergétique de la « Cité des Anges ».

Mais aujourd’hui, Anne Hidalgo veut aller encore plus loin et souhaite clairement repenser les déplacements des Parisiens ainsi que les habitudes de ces derniers.

La candidature de Paris 2012 proposait déjà l'organisation du triathlon devant la Tour Eiffel (Crédits - Paris 2012)

La candidature de Paris 2012 proposait déjà l’organisation du triathlon devant la Tour Eiffel (Crédits – Paris 2012)

Parmi les mesures qui seront présentées aux élu(e)s parisien(ne)s, la possibilité de se baigner dans la Seine est sans nul doute l’une des plus emblématiques.

Déjà exposée à l’été 2015 par la Maire de Paris pour permettre l’accueil de l’épreuve de natation du triathlon olympique ou encore la réalisation du 10 kilomètres de nage en eau libre, cette idée est loin d’être nouvelle.

Alors Maire de la capitale, l’ancien Président de la République, Jacques Chirac, avait formulé cette proposition, allant même jusqu’à promettre qu’il se baignerait lui-même dans fleuve qui sillonne Paris. La promesse ne fut jamais tenue.

Aujourd’hui, la candidature de Paris 2024 pourrait toutefois permettre d’accélérer la dépollution – partielle – de la Seine en réunissant notamment l’ensemble des acteurs et parties prenantes autour d’une même table, avec outre les Collectivités Territoriales, l’État ainsi que le secteur privé qui utilise le fleuve pour des traversées commerciales ou touristiques.

Au-delà de la Seine, ce sont aussi les canaux de Paris qui pourraient prochainement être autorisés à la baignade. Si le Bassin de la Villette a déjà permis une telle pratique, d’autres lieux de la capitale pourraient être accessibles avant ou après l’échéance de 2024.

(Crédits - Alberto Rochat Atelier d'Architecture)

(Crédits – Alberto Rochat Atelier d’Architecture)

L’aménagement d’une nouvelle ligne de tramway est également à l’ordre du jour des mesures de la Maire de Paris.

Ce « tramway olympique » traverserait ainsi la capitale d’Est en Ouest en longeant une partie des sites olympiques et paralympiques, à l’instar des arènes multifonctionnelles de Bercy – ex-POPB et future Bercy Arena 2 – ou encore du Grand Palais appelé à devenir hôte des compétitions d’escrime.

En 2014, au moment des élections municipales, le candidat écologiste Christophe Najdowski – aujourd’hui Adjoint en charge des transports – avait avancé l’idée d’un tramway léger le long de la Seine.

L’organisation éventuelle des Jeux Olympiques et Paralympiques pourrait concrétiser ce projet ambitieux, et connecter celui-ci au réseau existant du métro et au futur Grand Paris Express.

L’installation d’un tramway interviendrait aussi en parallèle de la fermeture automobile d’une partie des Berges rive droite et à l’aménagement de nouveaux espaces récréatifs, ludiques et sportifs.

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La mise en œuvre de ces deux mesures-phares viendrait en complément d’une politique sportive et urbaine pensée à divers échelons.

Dans les quartiers, de nouveaux équipements sportifs accessibles à tous pourraient ainsi voir le jour, tandis que la pratique du vélo serait accentuer grâce notamment au « Plan Vélo » d’ores et déjà planifié. Ce dernier s’inscrit en effet dans une vision à long terme soutenue par Anne Hidalgo qui veut faire de Paris, « une capitale mondiale du vélo en 2020 ».

Pour y parvenir, la Ville de Paris a présenté en janvier dernier, un vaste plan doté de 150 millions d’euros, dont 63 millions consacrés à l’aménagement de pistes cyclables ou encore 10 millions pour l’achat de triporteurs et de vélos-cargos à vocation commerciale.

(Crédits - Ville de Paris)

(Crédits – Ville de Paris)

Anne Hidalgo, qui entend proposer des « Jeux sobres et écologiques », devrait également s’appuyer sur la simplification de la vie des associations et clubs sportifs de la capitale pour développer de nouvelles mesures en lien avec la candidature aux JO 2024.

Le programme « Terrains de jeux » pourrait aussi s’inscrire dans cette démarche ambitieuse mais qui se veut une démonstration de la volonté municipale d’accompagner la « Génération 2024 ».

JO 2024 : La Ville d’Aubervilliers va organiser une visite sur le terrain-candidat pour le Centre Aquatique

Très active dans la campagne pour l’aménagement du Centre Aquatique Olympique à Aubervilliers, Mériem Derkaoui va prochainement piloter une visite sur le site-candidat pour accueillir l’installation des bassins aquatiques du projet de Paris 2024.

En effet, jeudi 19 mai en fin de matinée, la Maire d’Aubervilliers se mobilisera une nouvelle fois pour réclamer l’intégration du site d’Aubervilliers au projet de la candidature olympique et paralympique.

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Sélectionné dans le cadre de la candidature de Paris aux JO 2012, le terrain-candidat occupe désormais une surface de 3,8 hectares, non loin du Stade de France ainsi que du futur Village des Athlètes. Mais malgré cette localisation adéquate, le Comité de Candidature se laisse encore quelques semaines avant d’arrêter son choix définitif.

Il faut dire que l’aménagement d’un tel équipement est soumis à des exigences techniques majeures de la part du Comité International Olympique (CIO) d’une part, et des Fédérations Internationales (FI) d’autre part.

En outre, le dossier parisien – qui entend s’appuyer massivement sur les équipements sportifs existants en région francilienne – comporte peu de constructions nouvelles. Hormis la Bercy Arena 2, le Centre Aquatique (15 000 places) constitue en effet la seule infrastructure sportive pérenne à devoir être édifiée pour pouvoir accueillir les Jeux.

Le lieu d’implantation du Centre Aquatique doit en conséquence être particulièrement étudié et ce, afin de minimiser les risques et les éventuels aléas techniques et logistiques.

Visuel du projet de Centre Aquatique d'Aubervilliers (Crédits - Cabinet d'architectes Chaix & Morel)

Projet de Centre Aquatique d’Aubervilliers (Crédits – Cabinet d’architectes Chaix & Morel)

A l’issue de la visite du 19 mai, une conférence de presse sera organisée afin de répondre aux différentes questions liées à ce chantier d’importance.

En complément de cette journée, la Ville d’Aubervilliers prévoit d’ores et déjà le déploiement d’autres actions sur le terrain et sur les réseaux sociaux avec pour unique objectif de maintenir la pression sur le Comité de Candidature.

Des sportifs pourraient notamment être mis à contribution avant le lancement d’une plate-forme de financement participatif.

JO 2024 : La Maire d’Aubervilliers s’adresse au Ministre des Sports concernant le Centre Aquatique

A un mois de la décision du Comité de Candidature de Paris 2024 concernant l’emplacement du futur Centre Aquatique, la Maire de la Ville d’Aubervilliers maintient la pression et s’inquiète de l’issue de la réflexion.

Comme elle l’avait déjà exprimé courant avril, Mériem Derkaoui souhaite que le Centre Aquatique du projet olympique et paralympique soit implanté sur le territoire de sa commune et ce, conformément aux engagements de la précédente candidature, à savoir celle de Paris 2012.

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l'installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits - Dossier de candidature de Paris 2012)

Visuel du Centre Aquatique du projet de Paris 2012. A proximité du Stade de France, l’installation devait être édifiée à Aubervilliers (Crédits – Dossier de candidature de Paris 2012)

Afin de porter son message au plus haut niveau de l’État, la Maire a donc adressé un courrier au Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

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