JO 2024 : « Nous sommes entrés dans une période où nous sommes sous le regard du CIO »

Quelques jours après le « Oui » éclatant des Conseils d’arrondissements en faveur des Jeux (19 arrondissements sur 20) et avant la tenue du Conseil de Paris, le 13 avril, la Maire de la capitale a accordé une interview ce dimanche pour le quotidien national « Aujourd’hui en France ».

Paris 2024 - Anne Hidalgo - Mouvement olympique

Anne Hidalgo évoque en particulier les « éléments déclencheurs » qui ont fait pencher la balance en faveur d’une candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

« Le premier, c’est le travail sérieux réalisé par le Mouvement sportif sur les forces et les faiblesses d’une candidature, sur les raisons de nos échecs précédents, et sur les conditions, qui rejoignent celles que j’ai fixées, d’une nouvelle candidature.

Le deuxième élément, cela a été ce qui s’est passé à Paris en janvier. Je parle des attentats dramatiques mais surtout de cette foule qui s’est levée pour porter un message au monde entier.

Ce besoin aussi de s’inscrire dans un projet fédérateur pour la jeunesse de nos quartiers ».

Ce propos permet de fait de délimiter le probable message qui sera au cœur de la candidature tricolore : la jeunesse.

Il apparaît cependant nécessaire d’affiner cette ambition, les dernières Olympiades ayant largement misé sur cette thématique, à l’instar de Londres 2012 (« Inspirer une génération ») et prochainement, de Tokyo 2020 (« Découvrir demain ensemble »). Surtout, il faudra impérativement positionner le curseur des politiques publiques en faveur de la jeunesse.

Thème de campagne du candidat François Hollande en 2012, la jeunesse se semble plus être une priorité du mandat du Président de la République. Un changement majeur devra donc être opéré afin de rendre crédible le message de la candidature olympique de Paris.

Mais au-delà de cette problématique liée aux contours de la candidature, Anne Hidalgo aborde également la question de l’héritage olympique, avec notamment l’implantation des sites pour 2024.

« Sur Paris, on dispose de l’essentiel des sites pouvant accueillir l’événement. Il nous reste Roland Garros à terminer, la piscine olympique à positionner.

Je pense que le Village Olympique doit être situé en Seine-Saint-Denis et pouvoir servir, après les Jeux, à l’urbanisation intelligente de quartiers.

On doit concevoir un modèle économique dans lequel la ville principale, Paris, ne soit pas endettée. C’est un engagement que je prends.

Ce n’est pas zéro coût. Un certain nombre de coûts s’inscrivent dans mon projet d’embellissement de la ville. Je vais plutôt me servir des Jeux pour accélérer.

Pour Paris Nord-Est, il y a ainsi une accélération à donner sur tout ce quartier qui est en jonction avec la Seine-Saint-Denis. Sur ce secteur de la Porte de la Chapelle, on peut imaginer qu’il y a des équipements, des évolutions positives, liés aux Jeux ».

SuperDome

Ce quartier évoqué par Anne Hidalgo était d’ailleurs l’une des pistes prévues dans le cadre de la candidature de Paris 2012. Les promoteurs du projet avaient ainsi imaginé la construction d’un Super-Dôme de 20 000 places, afin d’y accueillir – notamment – les compétitions olympiques de gymnastique.

Illustrations :
– Anne Hidalgo aux côtés d’Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique Français ; Bernard Lapasset, Président du Comité Français du Sport International ; Tony Estanguet, membre français du Comité International Olympique et Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (Crédits – Page officielle Facebook)
– Projet de Super-Dôme près de la Porte de la Chapelle (Crédits – Paris 2012)

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