Les préoccupations du Comité Olympique Italien et du Gouvernement Renzi

Avec le départ programmé du club de football de l’AS Roma du Stadio Olimpico de Rome, le Comité Olympique Italien (CONI) cherche à trouver de nouveaux partenariats et des initiatives afin de maintenir le prestige de la mythique enceinte et surtout sa rentabilité.

Car avec le départ de l’AS Roma, ce sont 2,6 millions d’euros de redevance annuelle qui manqueront dans les caisses du Stade Olympique et du CONI. Le dernier contrat signé entre les deux parties date de 2012 et prendra fin en 2015 avec une option sur les deux années suivantes. Après cette date donc, plus un centime ne proviendra de la tirelire de l’AS Roma.

CONI - réunion

De fait, le CONI devrait logiquement s’appuyer sur les matchs de la Squadra Azzura, mais aussi et surtout, sur les rencontres de rugby. Ces dernières sont devenues de plus en plus populaires en Italie, notamment depuis l’intégration de l’équipe nationale au Tournoi des VI Nations. L’équipe nationale pourrait d’ailleurs élire domicile de manière définitive au Stade Olympique (72 000 places), en lieu et place du Stade Flaminio, d’une capacité bien moindre (30 000 sièges).

Outre ces hypothèses, le Président du CONI, Giovanni Malago, souhaite la multiplication des événements non-sportifs, comme les concerts et spectacles ou encore les réunions et congrès d’entreprises.

Selon lui, « bien sûr, nous perdons un client important. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le seul qui paye pour l’utilisation du Stade Olympique.

Il y a une longue saison de concerts et nous comptons sur le succès des événements de rugby. Nous serons mis au défi de faire davantage.

Nous allons essayer de convaincre de nouveaux partenaires afin d’accélérer la réalisation de notre objectif concernant la modernisation et l’évolution du Foro Italico« .

Mais au-delà de la question relative à l’avenir du Stade Olympique, le CONI fait de l’intégration par le sport l’un de ses chevaux de bataille. De ce point de vue, Giovanni Malago a récemment salué l’initiative du Gouvernement de Matteo Renzi d’incorporer l’éducation physique et sportive au programme des écoles primaires.

« Nous remercions le Gouvernement pour cette révolution. Faire du sport scolaire aura un impact social extraordinaire.

La décision d’introduire en permanence du sport à l’école, résultat d’un intense travail effectué ces derniers mois avec le Gouvernement, représente une étape cruciale pour l’avenir de nos enfants ».

Plusieurs milliers de professeurs devraient ainsi être recrutés d’ici la rentrée 2015-2016 afin de dispenser une heure de cours par semaines aux écoliers italiens. Cette annonce gouvernementale, qui fait partie d’un plan global de 3 milliards d’euros en faveur de l’école, fait suite à un sévère constat : un enfant italien sur trois âgé de 5 à 17 ans se trouve en situation de surpoids.

Malgré les mauvais chiffres de l’économie transalpine, le Gouvernement semble donc disposer à investir à nouveau dans le sport, après une réduction drastique des moyens au cours des dernières années, ce qui n’est pas pour déplaire au Comité Olympique, soucieux de s’assurer le soutien des autorités nationales en vue d’une prochaine candidature olympique.

Roberta Vinci - Matteo Renzi - Sara Errani

Près de 60 ans après l’organisation de la dernière Olympiade à Rome, le CONI veut passer à la vitesse supérieure et envisage de prendre une décision dans le courant du mois de septembre concernant le dépôt d’un dossier pour les JO 2024.

D’ailleurs, une réunion semble se préparer dans les prochaines semaines entre le Président du CONI et le Président du Conseil Italien, Matteo Renzi.

« Renzi m’a assuré que nous aurions une réunion spéciale sur le fond du dossier.

Ce sera une occasion de renforcer la possibilité d’une candidature solide de Rome ».

Illustrations :
– Réunion du Comité Olympique Italien, début 2014 (Crédits – CONI)
– Le Président du Conseil, Matteo Renzi, entouré des stars du tennis italien, Roberta Vinci (à gauche) et Sara Errani (Crédits – Antonio Costantini / FIT / CONI)

Laisser un commentaire