JO 2022 : Oslo mise sur l’environnement pour convaincre

Le 30 octobre, la 10e édition de la Conférence Mondiale du Comité International Olympique (CIO) sur le sport et l’environnement a officiellement été ouverte à Sotchi, Ville Hôte des prochains Jeux d’hiver en février 2014.

Des tables rondes et des débats auront lieu, avec les interventions d’experts, d’universitaires, de personnalités politiques et de défenseurs de l’environnement, sur le thème « Changer le présent pour un avenir meilleur ».

Pour le Président de l’institution olympique, Thomas Bach, « le sport est depuis longtemps conscient de sa responsabilité et oeuvre de concert avec des partenaires qui partagent les mêmes opinions en donnant le bon exemple. Le Mouvement Olympique a d’ores et déjà montré à la communauté internationale de quelle manière le sport pouvait apporter une contribution tangible à la réduction de l’impact sur l’environnement. Nous participons à la recherche de solutions durables en proposant des directives et stratégies pratiques, lesquelles peuvent être mises en œuvre aussi bien au niveau mondial que local ».

Vue du Parc Olympique de Sotchi

A l’occasion de cette Conférence, le Comité de candidature d’Oslo 2022 a fait le déplacement en Russie, notamment pour rappeler que la première du genre fut organisée à la suite des Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer en 1994.

Pour Eli Grimsby, directrice du Comité de candidature, « Oslo 2022 a des ambitions environnementales élevées.

Ici, nous avons la possibilité d’acquérir de l’expérience et d’en savoir plus sur la façon dont le sport en général et les Jeux Olympiques en particulier, peuvent contribuer au progrès environnemental ».

Ce déplacement n’est pas anodin, à l’heure où Oslo 2022 fait appel à de jeunes entrepreneurs et ingénieurs pour affiner son projet olympique, en misant notamment sur l’aspect environnemental dans la conception et la gestion des installations olympiques.

Toujours selon Eli Grimsby, « nous avons beaucoup à apprendre de ceux qui ont déjà organisé des JO et des autres personnes travaillant pour les Jeux et pour l’environnement au quotidien. Nous pouvons rencontrer des gens qui pourraient être utiles pour nos travaux futurs et pour nous permettre d’élargir notre réseau à l’échelle internationale ».

Gronmo - Oslo 2022

Comme une critique à l’encontre des organisateurs des Jeux de Sotchi 2014, le Comité de candidature norvégien a pointé le fait que « les Russes ont dû construire un impressionnant Parc Olympique, qui n’existait pas auparavant.

Mais pour Oslo 2022, le concept est à l’opposé de ce que nous voyons ici à Sotchi.

Nous nous engageons ainsi à réutiliser des installations dans la capitale norvégienne mais aussi des infrastructures emblématiques de la région de Lillehammer ».

Une manière comme une autre de rappeler l’impérieuse nécessité de réfléchir, très tôt, à l’héritage olympique et à la meilleure façon de réutiliser les sites olympiques après le départ des athlètes et des spectateurs.

Une option que les organisateurs russes n’ont pas pris en compte, du moins pour l’instant.

Illustrations :
– Vue d’ensemble du Parc Olympique de Sotchi (Crédits – Stefan Krasowski / Flickr)
Projet de revitalisation d’un site industriel dans le quartier de Grønmo à Oslo (Crédits – Oslo 2022 / Snøhetta Oslo AS)

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