JO 2024 : Le Parc Olympique de Budapest se dévoile

Par petites touches, la candidature de Budapest (Hongrie) dévoile les visuels de ce que pourrait être l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été en 2024.

Ainsi, après avoir publié les visuels de la Place des Héros ou encore du parvis du Parlement de Hongrie, Budapest 2024 a présenté ce matin les premiers éléments relatifs au Stade Olympique.

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Visuel du Stade Olympique (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Ce dernier – à ne pas confondre avec le Puskas Stadion en cours de rénovation – disposera d’une capacité de 60 000 places et pourra accueillir les Cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les compétitions d’athlétisme.

Comme le précise le dossier de candidature de la capitale hongroise, la construction de l’enceinte sportive est envisagée entre 2020 et 2023 pour un investissement de 269,270 millions de dollars (253,8 millions d’euros).

La participation des autorités nationales ne sera pas négligeable – comme d’ailleurs pour l’ensemble du projet – puisque le Gouvernement prévoit d’investir 245,409 millions de dollars (231,3 millions d’euros) pour bâtir la future installation.

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Visuel du Stade Olympique avec les tribunes de 60 000 places et la piste d’athlétisme (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

En plus de sa capacité à organiser des événements majeurs, le futur stade offrira – grâce à son implantation en bordure du Danube – un cadre majestueux aux spectateurs, mais aussi aux athlètes.

En effet, le Village Olympique sera implanté à proximité immédiate du Stade Olympique, de même que le Village des Médias.

Des compétitions auront également lieu sur place, au cœur du Noyau du Parc Olympique, l’un des trois pôles de la Zone du Danube.

Le BMX trouvera ainsi place au sein d’un stade (5 000 sièges) prévu pour un coût de 6,802 millions de dollars (6,41 millions d’euros). Le complexe de canoë-kayak (slalom) – qui doit être aménagé pour 27,346 millions de dollars (25,78 millions d’euros) – offrira pour sa part 8 000 places, tandis que le site temporaire du triathlon permettra d’accueillir 2 500 spectateurs. Les équipements temporaires devraient nécessiter une enveloppe de 5,630 millions de dollars (5,31 millions d’euros).

L’haltérophilie de son côté, siègera au Centre des Congrès de Budapest (4 500 places). Un vaste programme de rénovation sera engagé à hauteur de 135,368 millions de dollars (127,58 millions d’euros).

Le handball sera hébergé au sein de la Budapest Olympic Arena (10 000 places) dont les aménagements prévus d’ici 2021 devraient avoisiner un coût de 55,351 millions de dollars (52,16 millions d’euros).

Enfin, le tennis prendrait place dans un complexe dédié dont les travaux devraient mobiliser 62,349 millions de dollars (58,76 millions d’euros). Les matchs se dérouleraient dans des enceintes de 10 000 places, 5 000 places et 3 000 places, ainsi que dans sept terrains adjacents d’une capacité de 250 places.

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Visuel du Parc Olympique, avec au premier plan, le Village des Athlètes (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Outre les visuels du Parc Olympique et du Stade des Cérémonies, Budapest 2024 a aussi présenté deux visuels du Centre Aquatique actuellement en construction dans l’optique des Championnats du Monde de natation 2017.

Le Centre – implanté dans le Noyau de l’Île d’Obuda dans la Zone du Danube – disposera d’une capacité de 15 000 places au moment des Jeux.

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Visuel du Centre des Sports Aquatiques (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

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JO 2024 : Budapest dévoile de nouveaux visuels et se prépare à l’accueil de grands événements

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

La candidature de Budapest (Hongrie) renforce sa communication.

Quelques jours après avoir présenté le second volet de son dossier technique, Budapest 2024 a en effet dévoilé de nouveaux visuels afin d’illustrer ce que pourrait être l’événement olympique et paralympique sur les rives du Danube.

La capitale hongroise entend ainsi pleinement démontrer sa capacité à accueillir les Jeux dans le cadre d’un plan compact – 26 sites et 24 sports dans un rayon de 7 kilomètres – avec des installations de qualité et l’utilisation maximale des monuments qui font la renommée de Budapest à travers le monde.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

De fait, le tir-à-l’arc aurait pour cadre le parvis du Parlement, offrant aux compétiteurs et aux spectateurs un cadre des plus prestigieux.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Une partie du tournoi de water-polo prendrait place pour sa part au sein des installations aquatique Hajós Alfréd sur l’île Marguerite, avant de gagner les infrastructures du futur Centre Aquatique de Budapest (19 000 places).

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Si le cyclisme sur route est programmé pour faire le tour de la cité historique, le VTT est quant à lui prévu sur les hauteurs de la ville avec une vue panoramique sur Budapest et son fleuve.

(Crédits - Budapest 2024 / Brick Visual)

(Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

Autour du Stade Puskás Ferenc – proposé comme Stade Olympique – le basketball se déroulerait dans l’enceinte de la Papp László Aréna (12 500 places).

La Place des Héros serait le cadre du Marathon et des matchs de beachvolley (Crédits - Budapest 2024 / )

La Place des Héros serait le cadre du Marathon et des matchs de beachvolley (Crédits – Budapest 2024 / Brick Visual)

La présentation de ces quelques visuels n’est pas l’unique élément d’actualité concernant la candidature de Budapest.

En effet, la capitale hongroise peaufine également l’accueil des représentants des Fédérations Sportives Internationales.

Pour l’heure, des représentants du taekwondo, de la boxe, du judo, du tir, de l’haltérophilie, de l’escrime et du hockey ont déjà visité Budapest.

Dans les prochains mois, d’autres représentants devraient se rendre en Hongrie pour inspecter les sites proposés par la candidature et échanger avec les porteurs du projet olympique et paralympique.

Pour aider les Fédérations Internationales et le grand public à s’imprégner de l’esprit des Jeux made in Budapest, une salle de présentation a été installée dans le secteur de la Citadella où trône notamment la Statue de la Liberté, symbole de la candidature.

Des casques de réalité virtuelle – similaires à ceux déployés sur le stand de la candidature lors des Jeux de Rio 2016 ou plus récemment sur la barge promotionnelle installée sur le Danube – permettent également de découvrir le concept des JO 2024.

Avec ces équipements, Budapest 2024 veut convaincre de la pertinence de son projet basé à la fois sur l’héritage de la ville au travers de l’architecture et des monuments emblématiques, et sur une exceptionnelle compacité des sites.

« Nous remercions toutes les Fédérations Internationales pour leur visite. Il y a d’ores et déjà eu quelques sessions extrêmement intéressantes et d’autres sont à venir.

Ce processus de coopération a commencé il y a plus d’un an et sans elle, nous n’aurions pas pu établir le Masterplan remarquable dont nous sommes tous très fiers aujourd’hui.

Le programme des observateurs de Rio 2016 nous a beaucoup apporté également, en nous plongeant au cœur de l’expérience des Jeux » a indiqué Attila Mizsér, Directeur des Sports et des Sites de Budapest 2024.

Pour compléter son projet et afin de donner une dimension nouvelle à l’ambition olympique et paralympique, Budapest et la Hongrie en générale vont pouvoir compter sur l’organisation de pas moins de 15 grands événements sportifs au cours de l’année à venir, dont les Championnats du Monde de natation à l’été 2017.

D’ici au 13 septembre 2017, jour de l’élection de la Ville Hôte des JO 2024, plusieurs rendez-vous sont en effet programmés dans des sports olympiques (canoë-kayak, escrime, gymnastique rythmique, judo, pentathlon moderne, tennis de table, triathlon et voile) mais aussi paralympiques.

Budapest, qui sera Capitale Européenne du Sport en 2019, sera par ailleurs hôte du Festival Européen de la Jeunesse Olympique (EYOF). Cet événement réunira quelques 2 500 jeunes en provenance de 50 pays.

Rio 2016 : La Fédération Internationale de Natation écarte 7 nageurs russes

Faisant suite à la décision du Comité International Olympique (CIO), la Fédération Internationale de Natation (FINA) a été la première à prendre ses responsabilités et à sélectionner les nageurs russes éligibles aux Jeux Olympiques de Rio 2016, autrement dit, en mesure de pouvoir participer aux compétitions.

« La FINA reconnaît et soutient la position du CIO concernant la participation des sportifs russes propres aux Jeux Olympiques de Rio.

Le Rapport indépendant de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a montré que les règles antidopage, à savoir les règles de contrôle du dopage imposées par la FINA, et le Code de l’AMA, ne sont pas correctement mis en œuvre en Russie.

L’implication exacte de la Fédération Russe de Natation doit encore être clarifiée. A cet effet, la question a été transmise à une Commission ad hoc qui devra enquêter » a précisé l’organisation sportive dans un communiqué.

Vue intérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro, avec le bassin des compétitions et les tribunes (Crédits – Cidade Olimpica)

Vue intérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro, avec le bassin des compétitions et les tribunes (Crédits – Cidade Olimpica)

Pour prendre sa décision, la FINA a pris en compte les demandes du CIO relatives à l’éligibilité des sportifs. Elle a par ailleurs appliqué lesdites demandes à ses propres critères.

Ainsi, « aucun sportif dont les échantillons ont été mentionnées dans le Rapport de l’AMA ne sera déclaré éligible.

La participation de chaque sportif sera analysée au regard des tests de dopage effectués soit par la FINA, soit par une autre organisation, et n’ayant pas été analysés en Russie.

La FINA a pris note du fait que le Comité Olympique Russe (ROC) ne doit pas sélectionner un sportif ayant déjà été sanctionné ».

Compte tenu de ces différents critères, 7 nageurs russes ont été déclarés inéligibles :

  • Mikhail Dovgalyuk,
  • Yulia Efimova (médaillée de bronze du 200 mètres brasse aux JO 2012),
  • Natalia Lovtcova,
  • Anastasia Krapivina (nage en eau libre),
  • Nikita Lobintsev (médaillé d’argent du relais 4×200 mètres nage libre aux JO 2008 ; médaillé de bronze du 100 mètres nage libre aux JO 2012),
  • Vladimir Morozov (médaillé de bronze du relais 4×100 mètres nage libre aux JO 2012),
  • Daria Ustinova.

La FINA a par ailleurs décidé de procéder à un réexamen des échantillons des tests de dopage effectués lors des Championnats du Monde de Natation de Kazan 2015.

Rio 2016 : Inauguration du Centre Aquatique

Plus d’un mois après le constat de retards dans l’aménagement du Centre Aquatique des Jeux de Rio 2016, l’équipement a enfin été inauguré ce vendredi 08 avril.

L’événement s’est déroulé en présence des responsables du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2016, mais aussi de la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, pourtant particulièrement affaiblie sur la scène politique nationale.

De gauche à droite, Eduardo Paes, Maire de Rio de Janeiro ; Francisco Dornelles, Gouverneur de Rio ; Dilma Rousseff, Présidente du Brésil et Carlos Nuzman, Président du Comité d'Organisation des JO 2016 (Crédits - Prefeitura do Rio / Renato Sette Camara)

De gauche à droite, Eduardo Paes, Maire de Rio de Janeiro ; Francisco Dornelles, Gouverneur de Rio ; Dilma Rousseff, Présidente du Brésil et Carlos Nuzman, Président du Comité d’Organisation des JO 2016 (Crédits – Prefeitura do Rio / Renato Sette Camara)

Compte-tenu de l’inauguration, l’épreuve-test de natation pourra finalement se dérouler au sein de ce nouveau site du Parc Olympique de Barra. Du 15 au 20 avril, les Championnats du Brésil se dérouleront ainsi dans les bassins du Centre Aquatique. La natation paralympique sera ensuite à l’honneur du 22 au 24 avril, avant l’organisation de l’épreuve-test de water-polo du 25 au 29 avril.

Au moment des Jeux, quelques 12 000 personnes pourront prendre place dans l’installation qui dispose de deux piscines, l’une dédiée à la compétition et l’autre à l’entraînement, d’une capacité de 3,7 millions de litres.

Vue intérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro, avec le bassin des compétitions et les tribunes (Crédits - Cidade Olimpica)

Vue intérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro, avec le bassin des compétitions et les tribunes (Crédits – Cidade Olimpica)

Résolument tourné vers la durabilité, le Centre Aquatique de Rio de Janeiro – qui accueillera les épreuves de natation (06 au 13 août) et les phases finales du tournoi de water-polo (14 au 20 août) – a été conçu selon un système de ventilation novateur.

Ce dernier se compose de 15 000 points d’air dans la structure du bâtiment et ce, dans un souci d’économie d’énergie en lieu et place d’un système classique de ventilation.

Le filtrage de l’eau a également été au cœur des préoccupations, avec la réduction de 25% de produits chimiques et une meilleure régulation de la température afin de permettre aux bassins d’être chauffés entre 25 et 28 degrés.

Vue extérieure du Centre Aquatique, avec les panneaux monumentaux (27 mètres de hauteur) de l'artistique Adriana Varejão (Crédits - Cidade Olimpica)

Vue extérieure du Centre Aquatique, avec les panneaux monumentaux (27 mètres de hauteur) de l’artistique Adriana Varejão (Crédits – Cidade Olimpica)

A l’issue de l’événement estival, le Centre Aquatique de Rio sera partiellement reconfiguré. Plutôt qu’un équipement pérenne, les organisateurs brésiliens ont en effet souhaité repenser le site en un vaste espace d’entraînement pour les équipes locales et nationales.

Avec deux piscines et des locaux administratifs, le Centre Aquatique – pour lequel l’État a participé à la construction à hauteur de 225,3 millions de reals soit 56,42 millions d’euros – sera dès lors l’un des équipements-phares du futur Centre d’Entraînement Olympique du Brésil.

Rio 2016 : La natation, parent pauvre des prochains Jeux ?

A 165 jours de l’ouverture des Jeux Olympiques de Rio 2016, les organisateurs s’attèlent actuellement aux derniers chantiers sur les sites qui accueilleront les compétitions. Si une partie des installations sportives est déjà achevée, plusieurs infrastructures demeurent encore en travaux.

C’est notamment le cas du Centre Aquatique du Parc Olympique de Barra.

Vue intérieure du chantier du Centre Aquatique de Rio 2016 (Crédits - Prefeitura do Rio/Renato Sette Camara)

Vue intérieure du chantier du Centre Aquatique de Rio 2016 (Crédits – Prefeitura do Rio/Renato Sette Camara)

La Fédération Internationale de Natation (FINA) a d’ailleurs reconnu que l’épreuve-test des Jeux ne pourrait sans doute pas se dérouler au sein de la piscine olympique et ce, en raison d’un retard dans la mise en place du système de ventilation.

Prévue du 15 au 20 avril 2016, l’épreuve-test devrait dès lors être transférée au cœur du Maria Lank Aquatic Center, site des compétitions de plongeon.

Située elle-aussi dans le Parc de Barra, l’installation – construite dans le cadre des Jeux Panaméricains 2007 – aurait le mérite de ne pas engendrer de perturbations trop importantes pour les nageurs présents en avril prochain, notamment en ce qui concerne le transport sur place.

Vue de la piscine du Centre Aquatique Maria Lank de Rio de Janeiro (Crédits - Beth Santos / Prefeitura do Rio)

Vue de la piscine du Centre Aquatique Maria Lank de Rio de Janeiro (Crédits – Beth Santos / Prefeitura do Rio)

Néanmoins, les retards dans l’aménagement du Centre Aquatique principal pose une question majeure : la natation sera-t-elle le parent pauvre des Jeux d’été de 2016 ?

Sur les installations encore en cours d’édification, le Centre Aquatique est achevé à 97%, soit un niveau relativement élevé. Toutefois, la capacité finale de l’équipement aquatique interpelle.

En effet, à l’occasion des Jeux, les tribunes auront une capacité de 12 000 sièges, mais seuls 8 000 d’entre-eux devraient être réservés au grand public. Après les Jeux, les tribunes seront entièrement démantelées.

Étonnant pour un sport qui, année après année, gagne en popularité, même au Brésil avec les performances de la star nationale, César Cielo (triple médaillé olympique dont le titre sur 50 mètres nage libre en 2008, sextuple Champion du Monde, etc…).

Extrait du Livre 2 du Dossier de Candidature de Rio 2016 (Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

Extrait du Livre 2 du Dossier de Candidature de Rio 2016, page 50 (Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Initialement pourtant, le dossier de candidature déposé par Rio 2016 au siège du Comité International Olympique (CIO) – et sur la base duquel la cité carioca a été élue à l’automne 2009 – mentionnait noir sur blanc l’aménagement d’un site de 18 000 places.

Ce site qui devait, après les Jeux, devenir l’un des équipements du Centre d’Entraînement Olympique. Ce dernier point semble, aujourd’hui, être le seul maintenu en l’état.

Vue intérieure du Centre Aquatique de Londres (Crédits - Zaha Hadid Architects)

Vue intérieure du Centre Aquatique de Londres (Crédits – Zaha Hadid Architects)

A titre de comparaison, l’Aquatic Center des Jeux de Londres 2012 disposait de 17 500 places durant les compétitions – 2 500 depuis la clôture de l’événement -, tandis que le « Cube d’Eau » des Jeux de Pékin 2008 offrait une capacité de 17 000 sièges (6 000 pérennes).

Pour les Jeux d’Athènes 2004, quelques 11 500 personnes pouvaient prendre place dans les tribunes du Centre Aquatique en plein air. Quatre ans auparavant, 17 500 spectateurs (10 000 places pérennes) avaient pu assister aux différentes sessions des épreuves de natation de Sydney 2000.

Si l’on remonte encore plus loin, Atlanta 1996 avait proposé le Georgia Tech Campus Recreation Center avec 14 600 places (1 950 places maintenues). Plus tôt, Barcelone 1992 avait mobilisé plus de 10 000 places dans le cadre du complexe aquatique Bernat Picornell, dernièrement utilisé pour les rencontres de water-polo (5 000 sièges) des Mondiaux 2013.

Vue du bassin du Centre Aquatique Bernat Picornell de Barcelone (Crédits - Page officielle Facebook)

Vue du bassin du Centre Aquatique Bernat Picornell de Barcelone (Crédits – Page officielle Facebook)

Sur les six Olympiades citées – et en prenant en compte la nécessaire réservation de sièges pour les officiels, les entraîneurs et les journalistes -, seules deux éditions ont donc proposé une capacité d’accueil similaire à celle de Rio 2016.

Mais à l’époque, la natation n’avait pas la même envergure qu’aujourd’hui. Surtout, elle n’avait pas la même visibilité médiatique.

Quelques chiffres permettent d’ailleurs de le démontrer.

Les Mondiaux de natation de Kazan 2015 ont ainsi connu un succès populaire certain, avec quelques 316 259 billets vendus, soit 78% de la billetterie disponible.

Côté audiences, les derniers Championnats du Monde ont été diffusés dans 107 pays à travers le monde, grâce à la mobilisation de 81 diffuseurs, et ont généré une audience cumulée de l’ordre de 4,5 milliards de téléspectateurs.

Visuel des projets d'Aréna de water-polo et de Centre de Natation Olympique de Tokyo (Crédits - Tokyo 2020)

Visuel des projets d’Aréna de water-polo et de Centre de Natation Olympique de Tokyo (Crédits – Tokyo 2020)

Tokyo 2020 semble avoir pleine conscience de ces données, puisque les organisateurs des Jeux Olympiques d’été 2020 envisagent l’aménagement d’une aréna modulable de 20 000 places pour les épreuves de natation. Après les Jeux, 5 000 places demeureront pérennes.

Si l’on se projette encore plus loin, les quatre Villes Candidates à l’organisation des Jeux de 2024 proposent elles-aussi des enceintes de grande capacité, avec une planification à long terme.

Rome (Italie) prévoit – sans surprise – de réutiliser le Stadio del Nuoto construit pour les Jeux de 1960 et qui a accueilli les Mondiaux de natation en 2009. Pas moins de 15 000 personnes pourront s’installer dans les tribunes, dont certaines seront temporaires.

Paris (France) envisage – enfin – l’aménagement d’un Centre Aquatique limitrophe du Stade de France. Au moins 15 000 spectateurs pourront assister aux sessions durant les Jeux, tandis que la capacité de l’installation pourrait être réduite à 5 000 places après les compétitions et ce, dans un souci de laisser un héritage pour le territoire et en particulier pour la Seine-Saint-Denis.

Los Angeles (États-Unis) prévoit quant à elle l’édification – entre 2016 et 2018 – d’une enceinte de 22 000 places qui serait entièrement reconfigurée après les Jeux. Situé à proximité immédiate du mythique Los Angeles Memorial Coliseum, le LAFC Stadium deviendrait alors un stade dédié à la pratique du football.

Budapest (Hongrie) enfin, s’est d’ores et déjà engagée dans l’aménagement d’un nouveau Centre Aquatique et ce, dans le cadre des préparatifs d’organisation des Championnats du Monde de natation 2017. A cette occasion mais aussi durant les Jeux, 19 000 spectateurs pourront être accueilli dans cette installation moderne. Après les festivités, 5 000 sièges resteront pérennes.

Signe de l’intérêt pour la natation, même la candidature avortée de Hambourg (Allemagne) avait envisagé l’édification d’un Centre Aquatique modulable d’une capacité comprise entre 2 000 et 17 000 sièges.

Visuel du Downtown Cluster, avec au premier plan, le Centre Aquatique, et au second plan, le Stade Olympique (Crédits - LA 2024)

Visuel du Downtown Cluster, avec au premier plan, le Centre Aquatique, et au second plan, le Stade Olympique (Crédits – LA 2024)

Le Directeur Exécutif de la FINA reste néanmoins confiant pour Rio, comme il l’a réaffirmé auprès de l’Associated Press (AP), en espérant que la natation soit l’un des vecteurs du succès des prochains Jeux.

Pour Cornel Marculescu, « il y a encore beaucoup de choses à faire.

[…] Chaque Fédération veut avoir les meilleures conditions possibles d’accueil des compétiteurs.

[…] Nous ne sommes plus en mesure de nous plaindre et nous devons faire avec ce que nous avons et non avec ce que nous n’avons pas. Nous sommes dans une situation où nous devons faire au mieux avec ce que nous avons ».

Une critique à peine voilée à l’attention des organisateurs des Jeux et des parties prenantes aux chantiers, à commencer par le Maire de la ville de Rio de Janeiro, Eduardo Paes.

Le même qui aurait – selon la presse brésilienne – envoyé un courriel au Comité International Olympique (CIO) pour informer l’institution du risque de ne pouvoir livrer le « Métro Olympique » dans les délais.

Vue extérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro (Crédits - Cidade Olimpica)

Vue extérieure du Centre Aquatique de Rio de Janeiro (Crédits – Cidade Olimpica)

Compte-tenu de ces différents déboires organisationnels et sans présager de la réussite ou non des JO 2016, des têtes pourraient bien tomber dans la sphère politique locale une fois la flamme olympique éteinte

JO 2024 : Budapest désignée Capitale Européenne du Sport 2019

Relativement discrète dans sa communication, la candidature olympique et paralympique de Budapest (Hongrie) cherche toutefois à tirer son épingle du jeu, face à quatre candidates redoutables.

Ainsi, après avoir lancé plusieurs chantiers sportifs d’envergure et après l’obtention des Championnats du Monde de natation 2017, la capitale hongroise a été désignée Capitale Européenne du Sport pour l’année 2019.

Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Adjointe au Maire de Budapest et Gian Francesco Lupattelli, Président de l'Association des Capitales Européennes du Sport (Crédits - MTI / Kallos Bea)

Alexandra Szalay-Bobrovniczky, Adjointe au Maire de Budapest et Gian Francesco Lupattelli, Président de l’Association des Capitales Européennes du Sport (Crédits – MTI / Kallos Bea)

Une désignation qui tombe à point nommé et qui pourrait permettre à Budapest de s’affirmer davantage sur la scène sportive continentale et plus encore, mondiale.

« La préparation de cette échéance va contribuer à attirer les regards sur la candidature de Budapest 2024 et permettre un accroissement de l’attractivité de la ville » a souligné l’Adjointe au Maire de Budapest, Alexandra Szalay-Bobrovniczky.

JO 2024 : Budapest veut marquer des points grâce aux préparatifs des Mondiaux de natation 2017

La capitale de la Hongrie est sans nul doute le « petit poucet » dans la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Néanmoins, malgré son manque d’expérience et la forte concurrence internationale, Budapest peut compter sur une volonté politique particulièrement marquée dans le domaine sportif.

Pour exemple et dans le cadre des aménagements prévus au cours des prochaines années – pour plus de 2 milliards d’euros -, Budapest va se doter d’un nouveau Centre Aquatique (5 000 à 19 000 sièges).

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits - Fédération Hongroise de Natation)

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits – Fédération Hongroise de Natation)

Cet équipement d’envergure internationale permettra à la Hongrie d’accueillir les Championnats du Monde de natation en 2017 (15 au 30 juillet). Initialement, la capitale hongroise devait organiser l’événement en 2021, mais le retrait de Guadalajara (Mexique) a conduit la Fédération Internationale (FINA) à repenser sa stratégie et à designer Budapest comme solution de repli.

En construction depuis le mois de mai sur les rives du Danube, le futur complexe a reçu la visite, les 20 et 21 octobre, d’une délégation officielle de la FINA conduite par le Directeur exécutif de l’institution, Cornel Marculescu.

Cornel Marculescu et ** (Crédits - FINA)

Cornel Marculescu et Balazs Furjes (Crédits – FINA)

Ce dernier a d’ailleurs tenu à saluer l’état d’avancement des travaux ainsi que l’engagement des autorités locales et nationales derrière ce projet sportif et urbain. Plusieurs éléments du bâtiment sont déjà visibles, à l’instar des parois extérieures, des bassins et de deux tours d’une hauteur de 27 mètres.

En présence du Commissaire du Gouvernement en charge du chantier, Balazs Furjes, Cornel Marculescu s’est exprimé au nom de la FINA.

« Nous avons pu discuter de l’avancement du projet, et aujourd’hui, je peux vous dire que nous avons réussi à nous mettre d’accord sur chaque petit détail.

La FINA est fière à l’idée que Budapest pourra disposer d’un héritage fantastique après les Mondiaux 2017″ a notamment affirmé le Directeur exécutif de la Fédération Internationale.

Réceptif à ce bilan d’étape, le Maire de Budapest, Istvan Tarlós, a fait part de sa volonté de mettre en scène le plus grand événement sportif jamais organisé en Hongrie et ce, quelques semaines avant le vote du Comité International Olympique (CIO) à Lima (Pérou).

Une volonté qui a un prix : 49 milliards de forints, soit 157,2 millions d’euros.

Pas de doute, Budapest ne compte pas jouer un rôle de figurant dans la course aux grands événements internationaux, et en particulier, dans la course aux anneaux olympiques.

Les adversaires de la capitale hongroise auraient tort de sous-estimer cette candidature. Une candidature souhaitée et incarnée par un homme : le Premier Ministre Viktor Orbán.

Kazan 2015 : L’heure du bilan pour les Mondiaux de natation

Dimanche dernier, le rideau est tombé sur la Kazan Arena ainsi que sur l’ensemble des sites des Championnats du Monde de natation 2015.

Organisé cette année en Russie, l’événement a suscité un engouement majeur dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio 2016.

Défilé des drapeaux lors de la Cérémonie de clôture (Crédits - Kazan 2015)

Défilé des drapeaux lors de la Cérémonie de clôture (Crédits – Kazan 2015)

Ainsi, les organisateurs russes ont accueilli pas moins de 2 638 nageurs, soit un niveau de participation jamais atteint dans le cadre d’une compétition placée sous l’égide de la Fédération Internationale de Natation (FINA).

A titre de comparaison, les derniers Mondiaux de Barcelone 2013 avaient accueilli quelques 2 293 nageurs. Il faut remonter à l’édition 2009 – à Rome – pour retrouver un niveau de participation proche (2 556 nageurs).

L’intérêt sportif s’explique bien entendu par l’envergure de l’événement, l’inscription de nouvelles épreuves au programme (natation synchronisée mixte…), mais également par l’arrivée de nouvelles nations sur la scène aquatique mondiale – comme l’Égypte, Bahreïn… – et le retour en force et au premier plan de nations historiques comme par exemple l’Australie.

Au total, ce sont pas moins de 166 délégations qui ont fait le déplacement jusqu’à Kazan.

Pour assurer la réussite des compétitions, la logistique technique et budgétaire n’a évidemment pas été la seule mobilisée. Quelques 2 500 volontaires ont en effet été déployés sur les sites pour coordonner l’entrée et la sortie des spectateurs et le bon déroulement des compétitions.

(Crédits - R-Sport / MIA Rossiya Segodnya)

(Crédits – R-Sport / MIA Rossiya Segodnya)

En ce qui concerne l’intérêt populaire et médiatique, il est là aussi particulièrement conséquent pour la quinzaine des Mondiaux 2015.

En effet, 316 259 billets ont été vendus par les organisateurs, soit 78% de la billetterie disponible (404 702 billets). Chaque journée a d’ailleurs permis d’enregistrer une moyenne de 25 000 spectateurs présents sur les différents sites des épreuves.

Du côté des audiences télévisées, les Championnats du Monde de natation confirment leur développement et sont désormais pleinement inscrits dans le paysage sportif audiovisuel, avec une audience cumulée de l’ordre de 4,5 milliards de téléspectateurs, soit un score similaire à celui de Barcelone 2013.

Les compétitions ont été diffusées dans 107 pays à travers le monde et ce, grâce à la mobilisation de 81 diffuseurs.

Le Premier Ministre de Hongrie, Viktor Orban, devant le Président de la FINA, Julio Maglione (Crédits - Kazan 2015)

Le Premier Ministre de Hongrie, Viktor Orban, devant le Président de la FINA, Julio Maglione (Crédits – Kazan 2015)

La prochaine échéance internationale se déroulera en 2017 à Budapest (Hongrie). La capitale hongroise devait initialement accueillir l’événement en 2021, mais le retrait soudain de Guadalajara (Mexique) a finalement rebattu les cartes.

Le Premier Ministre, Viktor Orban, avait fait le déplacement à Kazan lors de la Cérémonie de clôture.

Les autorités hongroises vont désormais pouvoir se concentrer sur l’organisation des prochains Mondiaux au sein d’un nouveau Complexe Aquatique qui doit être édifié sur les bords du Danube, complexe qui sera l’une des pièces maitresses de la candidature olympique de Budapest 2024.

Mondiaux de Natation 2021 et 2023 : Sept pays candidats

Dans quelques semaines, le 30 juin prochain, la Fédération Internationale de Natation (FINA) se réunira pour faire le point sur l’organisation à venir des Championnats du Monde de Kazan (Russie) mais abordera également les échéances futures, de 2021 et 2023 pour lesquelles les candidats semblent d’ores et déjà nombreux.

Ainsi, alors que les Mondiaux 2021 devaient initialement avoir lieu à Budapest (Hongrie), le retrait soudain de Guadalajara (Mexique) a finalement précipité l’organisation hongroise à 2017. Ce changement de lieu a eu pour conséquence directe de remettre en jeu l’attribution des Mondiaux 2021 et de lancer le processus pour ceux de 2023.

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits - Fédération Hongroise de Natation)

Visuel du futur Centre Aquatique de Budapest (Crédits – Fédération Hongroise de Natation)

Aujourd’hui, pas moins de sept pays auraient fait mention de leur intérêt auprès de l’instance de la natation mondiale.

L’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, mais aussi la Chine, le Japon, la Turquie et le Qatar semblent en effet intéressés par ces compétitions d’envergure internationale.

L’Allemagne pourrait profiter de sa candidature olympique pour mettre en avant sa volonté d’obtenir les Mondiaux de natation. L’aménagement du quartier portuaire de Kleiner Grasbrook dans le cadre du projet olympique de Hambourg et la construction d’un Centre Aquatique sur cette île pourraient d’ailleurs être un argument de premier plan vis-à-vis de la FINA.

Mais l’Allemagne, hôte des récents Championnats d’Europe en grand bassin, devra se défaire des candidatures de l’Australie, de la Chine, du Japon et du Qatar, quatre prétendants qui ont eux aussi une réelle expérience dans le domaine de la natation.

Ces quatre pays ont en effet déjà accueilli les Championnats du Monde – les trois premiers dans la catégorie grand bassin – et souhaitent redevenir (Australie, Japon) ou s’affirmer (Chine et Qatar) comme de grandes nations de la natation mondiale, au travers d’événements majeurs mais aussi au travers de performances notables de leurs nageurs.

Vue intérieure du Centre Aquatique de Brisbane (Crédits - Australian Freediving Association)

Vue intérieure du Centre Aquatique de Brisbane (Crédits – Australian Freediving Association)

A ce jeu-là, l’Australie peut se prévaloir d’un palmarès exceptionnel – quatrième nation au tableau des médailles mondiales depuis 1973 avec pas moins de 208 breloques – et de trois éditions organisées sur son sol, à Perth (1991 et 1998) et à Melbourne (2007). Cette dernière devrait d’ailleurs être sur les rangs pour porter la candidature australienne, à moins que les autorités sportives ne préfèrent miser sur Brisbane, prétendante à l’organisation des JO d’été de 2028.

Concernant l’Argentine, le Japon et la Turquie, le pari sera tout autre. Chacun devra proposer un projet solide pour pouvoir remporter les suffrages de la FINA et convaincre cette dernière de s’ouvrir à de nouveaux territoires, même si des tentatives ont eu lieu par le passé.

Le Japon a accueilli les Mondiaux en grand bassin en 2001 et pourrait à nouveau les accueillir dans le cadre du futur Centre Aquatique des Jeux de Tokyo 2020, tandis que la Turquie a organisé l’édition 2012 des Mondiaux en petit bassin.

L’Argentine demeure pour sa part le seul pays candidat à ne jamais avoir accueilli les meilleurs nageurs de la planète. La FINA pourrait y être sensible.

Le choix final devrait intervenir avant la fin de l’année 2015.

JO 2024 : La Hongrie confirme son désir des Jeux en décrochant l’organisation de deux compétitions majeures

En obtenant, à quelques jours d’écart, l’organisation des Championnats du Monde de natation et de judo 2017, la Hongrie confirme sa volonté de postuler prochainement à l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Si ce projet est un vieux « serpent de mer » pour Budapest, la capitale hongroise semble aujourd’hui bien décidée à se lancer dans une course où Boston (États-Unis) et Hambourg (Allemagne) sont déjà partantes et dans laquelle Paris (France) devrait se présenter d’ici quelques semaines.

Pour appuyer cette ambition, Budapest se positionne dès aujourd’hui sur l’accueil d’événements d’envergure internationale et ce, afin de permettre la modernisation de ses infrastructures existantes ou l’aménagement de nouveaux équipements.

Budapest 2024 - vue sur le Parlement

Ce sera ainsi le cas pour les Mondiaux de natation – que la Hongrie avait initialement obtenu pour l’année 2021 – et ce sera également le cas pour les Mondiaux de judo que le pays vient de décrocher cette semaine.

Président de la Fédération Internationale, Marius Vizer est d’ailleurs « convaincu que ce sera un succès en Hongrie, notamment avec la possibilité d’une candidature pour les Jeux Olympiques 2024 et aussi au vu de l’histoire brillante du judo dans le pays ».

Du côté des personnalités du sport hongrois, l’optique d’une candidature est évidemment un argument de poids pour demander des aides étatiques supplémentaires pour développer le sport en général et certaines pratiques en particulier.

Mais comme l’a précisé Fürjes Balázs, Commissaire aux investissements prioritaires, « le gouvernement n’a pas défini sa position à l’heure actuelle ».

Toutefois, les récents engagements du gouvernement à l’égard des Fédérations Internationales de natation et de judo montrent une réelle volonté politique de candidater et ce, en dépit des déclarations du Maire de Budapest qui demeure réticent à l’idée d’envoyer sa ville sur la scène mondiale.

Quoiqu’il en soit, les autorités sont déterminées à faire de la Hongrie une place forte du sport au cours des années à venir. D’ici 2020, l’État prévoit ainsi d’injecter près de 2 milliards d’euros dans l’aménagement de nouvelles installations sportives et culturelles, notamment dans le secteur du Puskas Ferenc Stadion.

Budapest 2024 - façade du Puskas Ferenc Stadion

Mais au-delà de ces engagements, les autorités devront convaincre la population et sans nul doute investir dans les secteurs du quotidien, comme les transports, la santé ou l’éducation.

Les Jeux pourraient être un argument pour accélérer la mise en place de ces projets – d’autant plus depuis l’adoption de la réforme Agenda 2020 – mais la classe politique devra tout de même enclencher des réformes en amont.

Illustrations : Vue du Parlement et façade du Puskas Ferenc Stadion (Crédits – Domingo Leiva et For Budapest)