Si les porteurs de la candidature puis du projet des Alpes françaises 2030 ont un temps projeté la tenue des Jeux Paralympiques au sein de quatre clusters, à l’instar des Jeux Olympiques, il semble désormais acquis que les compétitions se dérouleront in fine sur deux pôles répartis entre Auvergne-Rhône-Alpes pour les épreuves de neige, et Provence-Alpes-Côte-d’Azur pour les épreuves de glace.

Alors que le Comité d’Organisation des Alpes françaises 2030 a récemment présenté son schéma préférentiel des sites pour la partie olympique, les discussions qui doivent encore se poursuivre portent et porteront également sur la dimension paralympique des Jeux d’hiver.
La localisation des épreuves doit en effet être sanctuarisée en accord avec l’ensemble des parties prenantes, dont le Comité International Paralympique (IPC) et les Fédérations Internationales (FI) des sports présents au programme des Jeux.
Aussi, face à l’éclatement du dispositif à cheval sur deux Régions et quatre Départements, les organisateurs de l’événement planchent en ce moment sur une approche plus compacte en ce qui concerne la manifestation paralympique, tant pour les sites sportifs que pour les lieux destinés à héberger les para-athlètes.
Dans son Rapport publié au mois de juin 2024, un mois tout juste avant la désignation officielle sous conditions des Alpes françaises 2030, la Commission de Futur Hôte du Comité International Olympique (CIO) avait déjà évoqué la perspective d’un resserrement du concept pour les Jeux Paralympiques prévus du 1er au 10 mars 2030.
Ainsi que l’avait notamment mentionné ladite Commission au sujet du Plan directeur des Jeux alors présenté par la candidature tricolore :
L’équipe des Alpes françaises 2030 s’attelle actuellement à revoir le Plan directeur des Jeux Paralympiques dans l’optique de réduire éventuellement les zones au nombre de deux, voire à trois au maximum, afin d’offrir aux athlètes et aux spectateurs la meilleure expérience possible.
Cette réduction jouerait également favorablement sur le déroulement des opérations et le coût des Jeux.

Il faut dire que jusqu’à présent, le concept développé par les Alpes françaises 2030 reposait sur une certaine similarité entre sites olympiques et sites paralympiques.
De fait, selon la carte alors présentée en phase de candidature, les compétitions paralympiques de para-ski de fond et de para-biathlon devaient être localisées au sein du cluster de Haute-Savoie, avec la tenue desdites compétitions sur le site du Grand-Bornand.
Concernant les épreuves de para-ski alpin, la candidature française avait privilégié l’option Méribel pour orchestrer l’ensemble des compétitions au sein du cluster de Savoie.
Les épreuves paralympiques de para-snowboard avaient quant à elles été sectorisées du côté de Montgenèvre, dans le cluster du Briançonnais.
Enfin, les compétitions sur glace – para-hockey-sur-glace et curling-fauteuil – avaient été annoncées à Nice (Alpes-Maritimes).
Or, avec un tel dispositif, pas moins de quatre Villages des Athlètes devraient être nécessaires pour héberger les compétiteurs le temps des Jeux. Une logistique, couplée à celle du transport entre les sites, qui semble aujourd’hui délicate à assurer.
Dès lors, un schéma à deux clusters semblent désormais être sur la table des discussions entre les différentes parties, avec l’idée de maintenir les compétitions de glace sur Nice, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et de regrouper dans le même temps l’ensemble des épreuves de neige sur un même cluster, voire potentiellement un seul et unique site.
Cela assurerait une plus grande lisibilité du dispositif paralympique, avec les épreuves de neige sectorisée au Nord, en Région Auvergne-Rhône-Alpes, et les épreuves de glace sur la partie Sud et ce, en parvenant à conserver l’équilibre territorial tant recherché par les organisateurs et scrupuleusement surveillé depuis la candidature par les deux leaders régionaux que sont Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier.

Dans cette optique, et d’après des informations recueillies par « Le Dauphiné Libéré » à la fin du mois de juillet 2025, les compétitions paralympiques sur neige pourraient intégralement avoir lieu en Savoie. Cette possibilité exclurait de facto Montgenèvre du dispositif, et sacrifierait aussi Le Grand-Bornand en Haute-Savoie.
Néanmoins, les derniers développements autour du pôle savoyard sont de nature à compliquer – au moins un temps – la bonne répartition des épreuves précitées.
En effet, mécontente d’avoir été écartée de la carte des sites olympiques et refusant de n’être mobilisée que sur l’événement paralympique, Méribel s’est purement et simplement retirée des discussions et du projet des Alpes françaises 2030.
Cette défection – rendue publique par les autorités locales – va inévitablement conduire le Comité d’Organisation à revoir sa copie, sachant que Tignes pourrait reprendre le flambeau de Méribel.
L’instance présidée par Edgar Grospiron a d’ailleurs déjà fait savoir qu’elle poursuivait ses échanges avec le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) et l’IPC dans le but de parvenir à l’adoption du meilleur schéma possible pour les Jeux Paralympiques.
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