Près de 6 M€ pour la candidature avortée de Sion 2026

En juin 2018, les citoyens du Canton du Valais en Suisse avaient massivement rejeté – 53,98% de « Non » contre 46,02% de « Oui » – la perspective d’une candidature olympique et paralympique à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026.

Cette décision, regrettée par le Comité Swiss Olympic et par les artisans du projet de Sion 2026, ne fut toutefois pas une réelle surprise et ce, compte-tenu de la position adoptée par les citoyens helvètes autour des précédentes candidatures de St-Moritz 2022 puis des Grisons 2026.

(Crédits – Sion 2026)

Récemment, des éléments chiffrés ont été publiés par la presse locale concernant le coût de la candidature avortée de Sion 2026.

Comme l’a ainsi mentionné « Le Matin Dimanche » au début du mois de novembre dernier, ce projet a coûté quelques 6,3 millions de francs suisses (5,8 millions d’euros). Une somme qui est allée en priorité sur l’élaboration des divers études techniques et de faisabilité, mais également sur la promotion du projet auprès du grand public, ainsi que sur le paiement des salaires et la logistique (site Internet, etc.).

Conformément aux engagements des diverses parties, le règlement de la facture s’est fait équitablement entre la Confédération Helvète, les autorités locales engagées dans le projet et Swiss Olympic qui avait mis en place le processus de candidature.

A titre de comparaison, les dernières candidatures ayant été contraintes à l’abandon et pour lesquelles des chiffres des dépenses ont été communiqués, ont présenté des coûts plus élevés que le projet de Sion 2026.

Les porteurs de la candidature de Sion 2026 lors de la présentation du projet, le 20 janvier 2017 (Crédits – Sion 2026)

De fait, avant son retrait forcé en novembre 2018, la candidature de Calgary 2026 avait déboursé 17,7 millions de dollars canadiens (12,11 millions d’euros), dont 4,4 millions à la charge du Gouvernement Fédéral (3 millions d’euros), 4,2 millions pour le Gouvernement de la Province de l’Alberta (2,87 millions d’euros) et 7 millions pour la Ville de Calgary (2,73 millions d’euros). Sur ce dernier montant, près de 3 millions de dollars canadiens (2,05 millions d’euros) furent nécessaires au secrétariat et à la tenue du référendum.

Quelques années auparavant, la ville de Hambourg (Allemagne) – engagée dans la course aux Jeux d’été de 2024 – avait abandonné suite à un référendum à l’issue défavorable.

Le projet allemand avait alors coûté 12,6 millions d’euros, dont 10,2 millions à la seule charge des pouvoirs publics. Initialement, les artisans de la candidature avaient projeté un investissement global de 50 millions d’euros pour la phase de promotion du projet.

A l’inverse, la candidature helvète du Canton des Grisons – avec Davos et St-Moritz – avait coûté moins cher en 2013. A un stade de développement plutôt similaire, le projet avait ainsi conduit à un investissement de 5,1 millions de francs suisses, soit 4,17 millions d’euros à l’époque.

Dans le détail, avant l’abandon du projet, la Confédération et Swiss Olympic avaient réglé 1,7 million de francs suisses chacun (1,39 millions d’euros), tandis que le Canton avait déboursé 850 000 francs suisses (environ 695 000 euros). Pour les deux communes en course, Davos et St-Moritz avaient toutes deux réglé la note de 425 000 francs suisses, soit près de 347 500 euros.

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