Tokyo 2020 présente une version consolidée des budgets

A un peu plus de 210 jours de la Cérémonie d’ouverture des prochains Jeux Olympiques d’été, le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a dévoilé les chiffres de la quatrième et dernière version de son budget, en y intégrant également les données concernant l’investissement des autorités locales et nationales.

De gauche à droite, Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo ; Yoshiro Mori, Président du Comité d’Organisation de Tokyo 2020 ; Thomas Bach, Président du Comité International Olympique ; et Shinzo Abe, Premier Ministre du Japon, mercredi 24 juillet 2019 (Crédits – CIO / Greg Martin)

Pour ce qui est du budget dit d’organisation, Tokyo 2020 dispose ainsi de 5,9 milliards de dollars de revenus (5,32 milliards d’euros), avec un niveau record pour le Programme des Partenaires.

Avec plus de soixante-cinq sponsors nationaux, le Comité d’Organisation (TOCOG) a pu amasser pas moins de 3,3 milliards de dollars (2,98 milliards d’euros). Du jamais vu dans l’histoire des Jeux et, à n’en pas douter, un niveau qui sera difficile d’atteindre lors de prochaines échéances olympiques.

En plus des revenus propres à ce Programme, Tokyo 2020 a aussi pu compter sur la contribution du Comité International Olympique (800 millions de dollars ; 722,16 millions d’euros) et sur l’apport du Programme des Partenaires Mondiaux du CIO (500 millions de dollars ; 451,35 millions d’euros). A ces montants s’ajoutent également la billetterie, dont les recettes sont estimées à 800 millions de dollars (722,16 millions d’euros), ainsi que la vente de produits sous licence (100 millions de dollars ; 90,27 millions d’euros).

Si les revenus globaux aujourd’hui présentés constituent une hausse sensible par rapport aux estimations de la fin de l’année 2016 (4,7 milliards de dollars), ils sont surtout bien au-dessus des projections réalisées en 2012 dans le cadre de la candidature de Tokyo 2020 et ce, grâce à l’apport massif du Programme des Partenaires.

A cette époque, les artisans du projet nippon avaient en effet tablé sur des recettes diverses et contributions olympiques de l’ordre de 3,42 milliards de dollars, avec notamment un parrainage national de quelques 823,86 millions de dollars, soit un quart du niveau actuel.

Vue intérieure du Stade Olympique de Tokyo (Crédits – Japan Sport Council)

En ce qui concerne cette fois-ci les dépenses inscrites au budget d’organisation et donc assumées par le TOCOG, Tokyo 2020 a annoncé un montant global de 5,6 milliards de dollars (5,05 milliards d’euros), montant auquel s’ajoute un fonds pour la gestion des imprévus de 300 millions de dollars (270,82 millions d’euros).

Dans le détail, la partie du budget consacrée aux sites s’élève à 1,1 milliard de dollars (993 millions d’euros), soit le second investissement le plus important pour le TOCOG, derrière les opérations générales liées aux Jeux et les opérations de marketing (1,2 milliard de dollars pour chacun de ces deux postes ; 1,08 milliard d’euros) qui elles, sont incluses dans le budget des services.

Ce dernier se chiffre d’ailleurs à 4,4 milliards de dollars, comprenant entre autres les opérations liées à la technologie (700 millions de dollars ; 631,91 millions d’euros), aux transports (400 millions de dollars ; 361,09 millions d’euros) ou encore à la sécurité (300 millions de dollars ; 270,82 millions d’euros).

Là encore, à l’instar des revenus budgétaires de Tokyo 2020, les dépenses d’organisation ont connu une hausse certaine depuis le dépôt de la candidature. En 2012, ces dépenses avaient ainsi été estimées à 3,15 milliards de dollars, sans compter le poste dédié aux imprévus (272,72 millions de dollars).

Vue extérieure du Centre aquatique olympique de Tokyo (Crédits – Tokyo 2020)

Au-delà du budget d’organisation, Tokyo 2020 a présenté le niveau des investissements réalisés et prévus à la charge des autorités gouvernementales, soit le Gouvernement Métropolitain de Tokyo (TMG) et le Gouvernement du Japon.

Pour ces deux entités publiques, la contribution globale s’élève aujourd’hui à 7 milliards de dollars, dont une part majeure assumée par le seul TMG (5,6 milliards de dollars ; 5,05 milliards d’euros).

Ce dernier a notamment apporté un financement conséquent pour les sites, que ce soit pour les aménagements permanents (2,1 milliards de dollars ; 1,89 milliard d’euros) ou les structures temporaires (1,9 milliard de dollars ; 1,71 milliard d’euros). Pour le Gouvernement du Japon, l’apport dans ces deux postes de dépenses a été moindre, avec un investissement de 1,1 milliard de dollars (993 millions d’euros) pour les sites permanents et une enveloppe de 200 millions de dollars (180,54 millions d’euros) incluant les sites temporaires, les équipements énergétiques et la technologie.

Concernant enfin la partie budgétaire relative aux services divers (transports, sécurité, opérations liées aux Jeux, communication, marketing) la part assumée par le TMG et le Gouvernement nippon s’est établie à 900 millions de dollars pour le premier (812,45 millions d’euros) et 100 millions de dollars pour le second (90,27 millions d’euros).

(Crédits – Tokyo 2020)

In fine, si l’on additionne les dépenses d’organisation (5,6 milliards de dollars ; 5,05 milliards d’euros) à l’investissement consenti par les autorités locales (5,6 milliards de dollars ; 5,05 milliards d’euros) et nationales (1,4 milliards de dollars ; 1,26 milliard d’euros), le coût des Jeux de 2020 se chiffre, en cette fin d’année 2019, à quelques 12,6 milliards de dollars (11,37 milliards d’euros).

Comme l’a exposé le Comité d’Organisation de Tokyo 2020, le niveau des dépenses – constant par rapport à la précédente version mais bien supérieur aux projections de la candidature – se justifie par l’héritage engendré par les Jeux pour le territoire :

Ces investissements comprennent des sites qui serviront au sport nippon et à la population pendant plusieurs décennies – en accueillant non seulement des événements sportifs, mais aussi des spectacles culturels – en plus des sites hérités des Jeux de Tokyo 1964 et qui ont enrichi la vie des habitants de Tokyo et du Japon depuis plus d’un demi-siècle.

Vue du Parc Odori à Sapporo (Crédits – Tokyo 2020)

Des précisions seront toutefois apportées dans les semaines à venir en ce qui concerne le délicat sujet de la délocalisation du marathon et de la marche en direction de Sapporo, à environ 800 kilomètres de Tokyo.

Il conviendra en effet de savoir quelle autorité prendra en charge le coût d’organisation de ces épreuves, sachant que jusqu’alors, le Gouvernement Métropolitain de Tokyo devait fournir 300 millions de dollars (270,82 millions d’euros).

De fait, des discussions sont en cours entre les diverses parties prenantes au projet olympique et paralympique, et il n’est pas à exclure que les dépenses engendrées par le déplacement des épreuves précitées soient finalement assumées par le CIO ou, si tel n’est pas le cas, par le fonds instauré par Tokyo 2020 pour la gestion des imprévus.

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