JO 2026 : Pour faire la différence, Stockholm-Åre mise sur sa culture des sports d’hiver

Après la publication du Rapport de la Commission d’évaluation en charge des Jeux d’hiver de 2026, la candidature olympique et paralympique suédoise veut reprendre la main, un mois avant l’élection de la Ville Hôte.

Fragilisée par des critiques parfois sévères de la part de la Commission d’évaluation – notamment sur l’absence de garanties financières – la candidature de Stockholm-Åre 2026 souhaite en effet revenir à ses fondamentaux, en valorisant jusqu’au bout la culture suédoise des sports d’hiver, via ce qui peut s’apparenter à un slogan de campagne : Made In Sweden.

(Crédits – Erik G Svensson / Stockholm-Åre 2026)

Pour défendre cet axe de communication, Stockholm-Åre 2026 se base sur l’expérience reconnue de l’accueil d’événements sportifs hivernaux – avec en particulier des Championnats majeurs dans neuf des quinze disciplines olympiques d’hiver au cours de la décennie passée – et sur les commentaires positifs réalisés en ce sens par la Commission d’évaluation dans le cadre du Rapport publié ce vendredi 24 mai :

Les sports de neige et de glace font partie de l’ADN des pays nordiques.

La Suède affiche un bilan impressionnant et une vaste expérience en accueil d’épreuves de sports d’hiver, avec des fans aussi connaisseurs que passionnés.

Le pays dispose d’un large éventail de sites de Coupes et de Championnats du monde pour les sports de neige et de glace.

Au-delà de ce constat, la candidature entend aussi mettre en exergue sa proposition de bâtir les Jeux d’hiver autour d’une alliance des territoires, entre le cadre urbain de la capitale d’une part et les paysages traditionnels et montagneux des villes associées d’autre part.

Pour l’échéance de 2026, Stockholm-Åre prévoit ainsi d’accueillir les compétitions dans des lieux adaptés, qui répondent pleinement à l’objectif de durabilité fixé à la fois par le Comité International Olympique (CIO) et par les autorités nationales suédoises. Sur les douze sites nécessaires aux Jeux, neuf seraient en effet mobilisés en raison de leur statut existant ou temporaire, soit un taux de l’ordre de 75%.

Ce choix d’exploitation des sites résonne aussi dans la proposition de la candidature d’associer la ville de Sigulda (Lettonie) aux préparatifs d’organisation des Jeux, avec la participation de la piste existante de luge, bobsleigh et skeleton.

Que ce soit avec Sigulda, mais aussi Åre et Falun, le concept de la candidature se fonde sur une culture forte des sports d’hiver, mais également sur une identité singulière pour chacun des territoires mentionnés.

La Commission d’évaluation du CIO ne s’y est d’ailleurs pas trompée lors de la rédaction de son Rapport. Dans son document, ladite Commission répertorie les atouts territoriaux de la manière suivante :

La Lettonie a une longue tradition dans les sports de glisse et Sigulda figure régulièrement parmi les sites choisis pour la Coupe du monde ou le Championnat d’Europe […].

La Suède est une grande nation de hockey-sur-glace et Stockholm a accueilli quatre éditions des Championnats du monde de hockey-sur-glace de l’IIHF à la Globe Arena. Åre est une station de ski européenne de premier plan, avec trois Championnats du monde de ski alpin de la FIS à son actif. Falun est le berceau des sports nordiques en Suède, quatre fois organisatrice de Championnats du monde de ski nordique de la FIS.

(Crédits – Jeppe Wikström / Stockholm-Åre 2026)

A l’aune de ces considérations et avant le scrutin olympique du mois prochain, les dirigeants du Comité de Candidature espèrent désormais pouvoir convaincre les membres du CIO de choisir l’option suédoise en vue de l’organisation des Jeux d’hiver.

Comme l’a résumé ce vendredi Mats Årjes, Président du Comité National Olympique de Suède (SOK) :

Il est clair que la culture authentique des sports d’hiver a réellement résonné chez les membres de la Commission d’évaluation. Les sports d’hiver sont dans l’ADN de la Suède ; ils font partie du tissu de nos villes et de nos communautés.

Combinez cette passion avec notre concept des Jeux d’hiver qui place 85% des athlètes au sein de deux pôles seulement – Stockholm et Åre – et nous pouvons promettre une expérience des plus magiques aux athlètes et aux fans.

Dans le cas où la candidature serait sélectionnée par le CIO, cela constituerait une première pour la Suède qui, malgré plusieurs tentatives passées, n’a jamais eu l’opportunité d’accueillir les Jeux d’hiver.

Le pays a cependant organisé le pendant estival des Jeux, avec l’édition 1912 de Stockholm.

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