JO 2026 : Les élus de Calgary valident finalement la poursuite du projet

Il s’en est fallu de peu.

En début de semaine, le sort de la candidature olympique et paralympique canadienne pour les Jeux d’hiver de 2026 semblait scellé, avec le récent ultimatum adressé par le Maire de Calgary, Naheed Nenshi, au Premier Ministre, Justin Trudeau.

En milieu de semaine toutefois, un nouveau rebondissement a permis – au moins temporairement – de remettre le projet sur les rails, avec la finalisation d’un accord financier portant sur la répartition des coûts entre les trois échelons institutionnels engagés dans l’effort : l’État Fédéral, la Province de l’Alberta et la Ville de Calgary.

(Crédits – Ville de Calgary)

Mardi soir, la conclusion dudit accord a ainsi ouvert la voie à une poursuite de la candidature, poursuite qui devait encore être actée par le Conseil Municipal, ce mercredi.

Après huit heures de débats, les élus ont maintenu la confiance à l’égard des porteurs du projet de Calgary 2026, même si le vote a été obtenu d’une extrême justesse. En effet, huit des quinze conseillers ont voté en faveur de la motion proposant l’abandon du projet olympique et paralympique, alors que la majorité requise pour une telle décision avait été fixée à dix sur quinze.

Avec les deux décisions de cette semaine, la candidature de Calgary 2026 va pouvoir poursuivre son travail de pédagogie d’ici à la consultation populaire prévue pour le 13 novembre 2018. A cette date, les citoyens de Calgary devront se prononcer sur l’opportunité ou non de continuer les efforts pour organiser à nouveau les Jeux d’hiver, après l’accueil de l’événement en 1988.

En cas de succès populaire, le projet passera un nouveau cap et pourra alors attendre la visite de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), au printemps 2019. En cas d’échec néanmoins, la candidature devra se retirer sans possibilité, cette fois-ci, de sauvetage de dernière minute.

Durant la petite dizaine de jours avant cette consultation citoyenne, les porteurs du projet vont donc devoir expliquer encore davantage les tenants et les aboutissants d’une telle entreprise, en soulignant évidemment les bénéfices – matériels et immatériels – qui pourraient rejaillir sur le territoire en cas d’organisation des Jeux.

Parmi les arguments qui devront être exposés, l’aspect financier occupera sans nul doute une place prépondérante, dans un pays où le souvenir des Jeux de Montréal 1976 – avec la lourde charge financière pour les Collectivités – demeure particulièrement ancré dans les esprits. L’ultimatum fixé par le Maire de Calgary à l’attention du Premier Ministre du Canada n’est d’ailleurs pas anodin afin de garantir un coût le plus faible possible pour les autorités publiques.

Avec ses plus de 17 000 places, le Scotiabank Saddledome serait un cadre idéal pour la tenue du tournoi de hockey-sur-glace (Crédits – Ville de Calgary)

Dans le nouvel accord, ces dernières se répartiront dès lors un financement à hauteur de 2,875 milliards de dollars canadiens (1,923 milliards d’euros). Ce chiffrage représente une baisse par rapport aux projections initiales qui tablaient sur un apport public de 3,01 milliards de dollars (2,01 milliards d’euros). Il représente surtout un meilleur équilibrage entre apport du secteur public et apport du secteur privé pour parvenir à un budget d’organisation de 5,24 milliards de dollars (3,50 milliards d’euros).

Dans le détail, l’État Fédéral s’est engagé pour supporter un investissement de 1,453 milliard de dollars (972,42 millions d’euros), soit un peu plus de la moitié du coût d’organisation envisagé pour le secteur public. La Province de l’Alberta apportera quant à elle 700 millions de dollars (468,39 millions d’euros), tandis que la Ville de Calgary fournira un apport global de 720 millions de dollars (481,86 millions d’euros).

Pour la Ville, cet investissement s’entend par trois fonds distincts.

Une première enveloppe de 370 millions de dollars (247,62 millions d’euros) représenterait la majeure partie de la contribution calgarienne. Cette dernière se conjuguerait par ailleurs avec un investissement, d’ores et déjà planifié, de 150 millions de dollars (100,38 millions d’euros) pour la rénovation du Victoria Park et du Stampede Park. Un apport de 200 millions de dollars (133,85 millions d’euros) serait enfin ajouté au titre des garanties et assurances et ce, afin de palier à tout imprévu.

Carte des sites proposés par Calgary 2026 pour les Jeux Olympiques (Crédits – Calgary 2026)
Carte des sites proposés par Calgary 2026 pour les Jeux Paralympiques (Crédits – Calgary 2026)

Selon les plans présentés par Calgary 2026 au cours du mois d’octobre dernier, et en prenant en considération l’apport du secteur privé, huit installations devraient être rénovées et modernisées dans la perspective des Jeux, tandis que deux sites devraient spécifiquement être édifiés : une aréna multifonctionnelle de taille intermédiaire et un complexe sportif.

Outre les sites de montagne identifiés dans le secteur de Canmore et de Nakiska, trois pôles sportifs ont été soumis à l’approbation des parties prenantes au projet : le pôle du Parc Stampede, le pôle Foothills – avec notamment le Stade McMahon pour les Cérémonies d’ouverture et de clôture -, et le pôle du Parc Olympique Canada.

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