Tokyo 2020 : Le relais de la flamme partira de Fukushima

Comme un symbole. Plus de sept ans après le séisme et le tsunami qui avaient frappé l’Est du Japon, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo 2020 a officialisé le départ du relais de la flamme depuis la Préfecture de Fukushima.

Durant 121 jours, dès le printemps 2020, le relais – dont le concept n’est autre que « L’espoir éclaire notre chemin » – traversera chacune des 47 Préfectures que compte l’archipel, selon un ordonnancement qu’il conviendra de valider en coopération avec le Comité International Olympique (CIO).

(Crédits – Tokyo 2020)

Concrètement, à son arrivée d’Olympie (Grèce), le relais passera trois jours dans chacune des Préfectures directement concernées par le séisme et le tsunami de 2011 (Fukushima, Iwate et Miyagi). Il passera par ailleurs trois jours dans chacune des Préfectures destinées à accueillir des compétitions lors des Jeux Olympiques et Paralympiques (Chiba, Kanagawa, Saitama et Shizuoka), tandis que les 39 autres Préfectures auront l’honneur d’accueillir le relais deux jours consécutifs. Le relais achèvera in fine son parcours dans la Préfecture de Tokyo, où il demeurera 15 jours, jusqu’à l’embrasement de la vasque au Stade Olympique, le 24 juillet 2020.

Comme il est de coutume, chaque arrivée et départ du relais donnera lieu à des célébrations culturelles en présence de la population locale et avec la participation d’athlètes et de personnalités.

Après Fukushima (26 au 28 mars 2020), le relais de la flamme passera notamment par la Préfecture de Nagano (02 et 03 avril), hôte des Jeux d’hiver de 1998, et plus tard, par la Préfecture d’Hokkaido (14 et 15 juin), où se situe Sapporo, Ville Hôte des Jeux d’hiver en 1972 et candidate déclarée aux Jeux de 2026.

(Crédits – Tokyo 2020)

Frappée de plein fouet par la catastrophe qui avait engendré l’accident nucléaire du même nom, Fukushima fut au cœur de l’argumentaire de la candidature nippone à l’organisation des Jeux.

En 2013, le Comité de Candidature avait d’ailleurs mobilisé la Famille Impériale pour adresser un message de confiance et d’espoir à l’attention des membres du CIO, mais également de remerciement. Devant la Session olympique réunie à Buenos Aires (Argentine), la Princesse impériale de Takamado fut la première à s’exprimer sur la scène, prenant même le soin de prendre la parole en Français :

« Au nom du peuple japonais, permettez-moi de vous dire ‘Merci’. En 2011, notre pays a été frappé par un terrible séisme et par un tsunami. Le CIO lui a tendu la main et nous vous en remercions.

C’est sans doute la première fois qu’un membre de notre famille s’exprime devant vous, mais sachez que nous soutenons l’action du sport. Le CIO donne espoir aux jeunes, notamment au travers des programmes éducatifs ».

Une fois l’attribution des Jeux actée, Tokyo 2020 avait poursuivi sa démarche, en lien avec la reconstruction des zones sinistrées.

A l’été 2014, le Comité d’Organisation avait ainsi accompagné une course de 1 200 kilomètres portée par 800 relayeurs. Ces derniers, en vélo ou à pied, avaient traversé deux semaines durant les régions affectées par la catastrophe du printemps 2011. Quelques mois plus tard, le Comité avait fait savoir que les travaux du Stade Olympique entraînerait le démontage de la vasque des Jeux de 1964 et l’exposition itinérante de celle-ci à travers le pays.

A l’époque, Koji Murofushi, Directeur des Sports de Tokyo 2020, avait exprimé le souhait que :

« Ces efforts collectifs inspireront les gens de tous âges et montreront le pouvoir du sport comme moteur de changement.

Je crois qu’au cours des quatre dernières années, nous avons déjà vu le rôle important que le sport peut jouer dans la société. C’est cette inspiration que nous voulons partager à Tokyo en 2020″.

Vue des tribunes et du terrain du Fukushima Azuma Stadium, hôte d’une partie des matchs de baseball et softball lors des Jeux d’été de 2020 (Crédits – Tokyo 2020)

Aujourd’hui, le choix de Fukushima comme lieu de départ du relais de la flamme des Jeux de 2020 est donc un symbole fort, d’autant plus que la Préfecture sera également territoire hôte de compétitions.

Ainsi, après l’appel lancé dès 2014 par le Gouverneur de Fukushima, Masao Uchibori, et les études préalables menées depuis, le Comité d’Organisation avait validé, au printemps 2017, le choix de Fukushima pour accueillir des matchs de baseball et de softball. En concertation avec le CIO et la Fédération Internationale (WBSC), les leaders du Comité d’Organisation avaient alors souhaité envoyer un message fort au monde pour démontrer l’accompagnement des efforts de reconstruction.

Si le Stade de Yokohama (Préfecture de Kanagawa) demeurera le site principal des compétitions de baseball et de softball, l’implantation d’une partie des matchs au Fukushima Azuma Stadium (30 000 places) situé au cœur du Parc des Sports d’Azuma, donnera lieu à une rénovation de l’édifice dans la perspective des Jeux.

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