Le CIO fait état de 31 nouveaux cas de dopage et met en garde les tricheurs avant Rio 2016

A 80 jours de l’ouverture des Jeux de Rio 2016, le Comité International Olympique (CIO) a fait état de la découverte de 31 nouveaux cas de dopage à la suite du réexamen de plusieurs centaines d’échantillons prélevés au moment des Jeux de Pékin 2008.

Affichant une intransigeance dans le propos et dans les actions en cours, l’institution a tenu aujourd’hui une réunion exceptionnelle de sa Commission exécutive.

A l’issue de cette séance spéciale, le Président du CIO en personne s’est exprimé afin de garantir la protection des athlètes intègres, tout en délivrant un message de fermeté à l’égard des tricheurs.

Thomas Bach, Président du CIO, lors de l'arrivée de la flamme olympique de Rio 2016 à Lausanne, le 29 avril 2016 (Crédits - IOC / A. Meylan)
Thomas Bach, Président du CIO, lors de l’arrivée de la flamme olympique de Rio 2016 à Lausanne, le 29 avril 2016 (Crédits – IOC / A. Meylan)

« Le CIO a fait procéder à la réanalyse de 454 échantillons sélectionnés des Jeux Olympiques de Pékin 2008. Ces nouvelles analyses font suite au travail effectué par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) et les Fédérations Internationales.

Elles portent sur des athlètes qui pourraient éventuellement concourir aux Jeux Olympiques de Rio 2016, et ont été effectuées à l’aide des méthodes scientifiques les plus récentes. Résultat, pas moins de 31 athlètes de six sports pourraient être empêchés de participer aux Jeux Olympiques de Rio.

La Commission exécutive du CIO a décidé aujourd’hui, à l’unanimité, d’entamer immédiatement une procédure, et d’informer les 12 Comités Nationaux Olympiques (CNO) concernés dans les jours qui viennent. Tous ces athlètes qui ont enfreint les règles antidopage ne seront pas autorisés à participer aux Jeux Olympiques de Rio 2016″ a fait savoir Thomas Bach.

L’Olympiade 2008 n’est toutefois pas la seule sur laquelle de nouvelles analyses ont été décidées.

En effet, le CIO attend désormais les résultats de 250 échantillons prélevés lors des Jeux de Londres 2012. Là-encore, l’objectif affiché par l’institution est d’empêcher d’éventuels tricheurs de pouvoir à nouveau concourir sur un site olympique.

Le CIO va même plus loin, en annonçant par exemple l’examen des échantillons des athlètes qui pourraient obtenir une médaille à la suite de la disqualification d’athlètes tricheurs. Autrement dit, des dizaines d’analyses supplémentaires pourraient prochainement être demandées par le CIO aux services compétents.

Mais si les échéances de Pékin 2008 et Londres 2012 concernent directement la perspective des Jeux de Rio 2016, le CIO souhaite également faire toute la lumière pour ce qui est du laboratoire antidopage de Sotchi et ce, alors que la Russie est une nouvelle fois dans la tourmente, après la révélation du « New York Times » concernant un scandale de dopage organisé sur les Jeux d’hiver 2014.

« La Commission exécutive a demandé à l’AMA de mener une enquête approfondie concernant les allégations de corruption portées à l’encontre du laboratoire de Sotchi.

Pour sa part, le CIO donnera pour instruction au laboratoire antidopage de Lausanne, où les échantillons prélevés lors des Jeux de Sotchi sont stockés pour une durée de 10 ans, de procéder en collaboration avec l’AMA, à leur analyse avec les moyens les plus efficaces et les plus modernes à disposition.

Le CIO a en outre demandé au Comité Olympique Russe de déployer tous ses efforts pour assurer la totale coopération de la partie russe dans l’enquête de l’AMA. Le CIO a placé son Directeur Médical et Scientifique, qui est lui-même Champion olympique, à la disposition de l’AMA pour les besoins de l’enquête.

Sur la base des résultats de cette enquête, le CIO prendra des mesures rapides » a précisé le Président de l’institution.

La Commission exécutive du CIO après une réunion, le 1er mars 2016 (Crédits - IOC / C.Moratal)
La Commission exécutive du CIO après une réunion, le 1er mars 2016 (Crédits – IOC / C.Moratal)

Point central de la batterie de réforme « Agenda 2020 », la protection des athlètes intègres est également l’un des arguments forts du Président Thomas Bach.

Champion olympique d’escrime aux Jeux de Montréal 1976, le dirigeant allemand veut de fait apposer sa marque sur une politique de lutte antidopage en constante évolution dans le monde du sport, compte-tenu des progrès technologiques.

Thomas Bach a sur ce point affiché une fermeté sans précédent.

« Les dopés n’ont nul endroit où se cacher. Nous conservons les échantillons pendant 10 ans afin que les tricheurs sachent bien qu’ils ne pourront jamais être tranquilles.

En barrant la route de Rio à autant d’athlètes dopés, nous signifions une fois de plus notre détermination de préserver l’intégrité des compétitions olympiques, et le laboratoire antidopage de Rio, pour que la magie des Jeux puisse opérer à Rio de Janeiro » a déclaré sans ambiguïté le Président du CIO.

L’intervention de Thomas Bach, et la réunion exceptionnelle de la Commission exécutive du CIO, interviennent quelques mois après une refonte de la procédure de sanctions concernant les Jeux Olympiques.

Ainsi, à compter des JO 2016 et dans un objectif accru de transparence et d’indépendance, une nouvelle Formation du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) viendra remplacer la Commission disciplinaire du CIO.

Cette Formation sera dès lors chargée d’auditionner les parties avant de se prononcer sur les cas de dopage ainsi que sur les résultats des analyses d’échantillons.

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