Le Canada s’apprête à ouvrir une quinzaine olympique, potentiel tremplin vers une candidature aux Jeux

Durant une quinzaine de jours, le Canada vibrera au rythme des Jeux Panaméricains 2015. Organisés à Toronto dès demain, ils marqueront avec faste l’esprit olympique canadien et seront le point d’orgue de célébrations qui débuteront ce soir à Montréal.

La ville du Québec va en effet inaugurer la nouvelle Maison Olympique Canadienne. Après un gala en présence des principaux membres du Comité International Olympique (CIO) – dont le Président Thomas Bach – et des plus hautes autorités politiques régionales voire même nationales, les anneaux olympiques s’érigeront dans le ciel de Montréal afin d’être apposés à la façade du building.

Un concert et un feu d’artifice clôtureront ensuite cette soirée olympique.

Dès demain, le rythme ne retombera pas, puisque Toronto prendra le relais de Montréal en accueillant les Jeux Panaméricains en présence d’environ 7 000 athlètes venus d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Événement majeur du sport, les Jeux Panaméricains pourraient servir de tremplin à Toronto en vue d’une prochaine candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques. Mais si l’échéance de 2024 a été écartée par les autorités locales en janvier 2014 et ce, malgré le lancement d’une étude de faisabilité, l’ambition de la ville pourrait toutefois refaire surface à l’aune du succès éventuel des Jeux Panaméricains.

C’est en tous cas l’avis exprimé hier par le Président du CIO. Interviewé par la chaîne de télévision CBC, Thomas Bach a ainsi plaidé pour une nouvelle candidature olympique de Toronto, après l’échec du projet porté pour les JO 2008.

« Je pense que Toronto pourrait être un bon candidat, mais nous avons encore besoin de voir comment vont se dérouler les Jeux Panaméricains ici. Ces Jeux peuvent donner un coup de pouce à un candidat olympique.

Nous voulons savoir, pour un candidat potentiel, comment les Jeux pourraient servir au mieux le développement du sport, la valorisation du développement durable, la croissance économique… » a notamment affirmé Thomas Bach, Champion olympique d’escrime lors des JO de Montréal 1976.

Le Président du CIO, Thomas Bach, à l’Assemblée générale de l’Organisation Sportive Panaméricaine (ODEPA) à Toronto avant les Jeux Panaméricains (Crédits - CIO / Ian Jones)
Le Président du CIO, Thomas Bach, à l’Assemblée générale de l’Organisation Sportive Panaméricaine (ODEPA) à Toronto avant les Jeux Panaméricains (Crédits – CIO / Ian Jones)

Toronto n’est toutefois pas la seule ville canadienne à pouvoir prétendre à l’organisation des Jeux.

Si cette dernière peut légitimement viser les Jeux d’été, Montréal serait plus disposée à accueillir un jour les Jeux d’hiver.

La cité québécoise devra néanmoins régler la délicate problématique de la reconversion du Stade Olympique hérité des Jeux d’été 1976. La toiture de cette infrastructure constitue en effet un perpétuel débat entre autorités sportives et politiques.

Les célébrations à venir du 375e anniversaire de la ville ainsi que l’impact touristique et économique de la Maison Olympique Canadienne pourraient cependant relancer le projet ainsi qu’une possible candidature aux Jeux.

Thomas Bach croit en tous cas aux capacités de Montréal mais aussi de Québec. Malgré les bisbilles récurrentes entre le Maire de Québec et le Président du Comité Olympique Canadien, le patron du CIO estime que la ville peut candidater aux Jeux de 2026.

« Bien sûr ! Le Canada a toutes les opportunités parce que c’est un pays de sport et qui sait organiser de grands Jeux.

Il l’a prouvé avec les Jeux de Vancouver, de Calgary et de Montréal. C’est un pays avec de grands athlètes et qui a tous les atouts pour organiser des Jeux » a déclaré Thomas Bach dans une interview pour « Le Journal de Québec ».

Allumage de la vasque des Jeux de Montréal 1976 (Crédits - Comité Olympique du Canada)
Allumage de la vasque des Jeux de Montréal 1976 (Crédits – Comité Olympique du Canada)

Les 15 prochains jours s’annoncent quoiqu’il en soit déterminants. Marcel Aubut, Président du COC devrait en effet profiter de la venue de Thomas Bach mais également de nombreux membres du CIO pour évoquer l’ambition olympique de son pays.

A la mesure des discussions, le Canada pourrait dès lors se positionner, soit pour les Jeux d’été de 2024 ou plus probablement 2028, soit pour les Jeux d’hiver de 2026.

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6 pensées

  1. Il est certain que les jeux panaméricains, s’ils sont réussis, pourrait relancer le projet de candidature de Toronto pour les JO 2024. Cependant, la ville devra faire face à une forte concurrence, sauf si l’objectif est les JO de 2028 ou de 2032.

    En ce qui concerne les jeux d’hiver, il est certain que Montréal ou Québec seraient des candidates sérieuses. Néanmoins, les deux villes sont confrontées à deux problèmes. Les jeux de Vancouver ont eu lieu assez récemment, une candidature aux jeux d’hiver peut être considérée comme précipitée. Mais aussi le choix du site des épreuves de ski alpins, même si la ville de Lake Placid (USA) est souvent évoquée.

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  2. Québec, ville hôtesse des Jeux olympiques d’hiver…
    De l’avis de tous, au Québec comme ailleurs au Canada, la ville de Québec représenterait le meilleur endroit pour accueillir une (autre) prochaine fois des les J.O. d’hiver en sol canadien.
    Son histoire unique, son cachet unique, son « hiver » unique, son cadre naturel unique = ville olympique unique: Québec, aux hivers classiques, ville nordique ayant un carnaval mythique en plein hiver, ferait une ville olympique logique pour les jeux d’hiver. Nul ne peut nier (même des membres du CIO, des athlètes, des politiciens étrangers) le fait que Québec DOIT un jour tenir des Jeux olympiques d’hiver. Candidate défaite par Salt Lake City en vue de l’obtention des Jeux en 2002 (et on connaît le scandale entourant cette fracassante victoire de la ville américaine!!!), Québec a tout pour gagner, des gens d’ici et même d’ailleurs le clament. Si on résout le « problème » concernant cette damnée descente masculine en ski alpin (quelques mètres à peine sont à l’origine du « problème », qu’est-ce qu’on attend pour y aller de l’avant avec la descente masculine faisable dans les Monts Chic-Chocs en Gaspésie, terre de neige légendaire?), eh bien dès lors, je suis convaincu que l’affaire serait « dans le sac » (presque assurée) comme on dit.
    Québec, ville toute désignée pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver. Cela arrivera.

    Imaginez les cérémonies d’ouverture et de clôture tenues dans un stade fait de bois des immenses forêts du Québec, lequel serait construit temporairement sur les mythiques Plaines d’Abraham, ce parc urbain historique surplombant le majestueux fleuve Saint-Laurent, avec comme toile de fond le Château Frontenac, les fortifications britanniques de la citadelle et de la Vieille ville aux origines coloniales françaises, ou encore en arrière scène des cérémonies les anneaux olympiques en format géant, illuminés et « accrochés » aux ponts de Québec qui enjambent le fleuve Saint-Laurent en amont. Du rêve? Non; reprenons et améliorons des idées de la candidature de Québec 2002: c’est une excellente base sur laquelle ont pourrait RÉALISER ce rêve. Québec, c’est l’hiver. Tous ne peuvent nier cela.

    Je dirais que Denver (ou la ville américaine qui sera candidat officiellement) a de très bonnes chances pour 2026. Vaudrait mieux présenter une candidature de la ville de Québec pour 2034 ou 2028 où le principe de l’alternance des continents ramènerait alors potentiellement les jeux d’hiver en Amérique du Nord… donc au Canada si ceux de 2026 se déroulent en sol états-unien, ce qui est fortement probable (nous souhaitons alors Denver, au Colorado – très solide prétendante vs autres villes américaines – ou Anchorage, en Alaska = le plus nordique des États parmi les 50 États formant les États-Unis).

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    1. Merci pour ce commentaire complet et passionné !

      Québec présente effectivement des atouts intéressants. Reste maintenant à savoir les intentions du Maire, notamment à l’aune de l’impact des Jeux Panams sur Toronto, mais aussi de la concurrence, en particulier Nord-Américaine.

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