Extension de Roland Garros : « La FFT n’a pas voulu examiner sérieusement le projet alternatif » (Ségolène Royal)

La réaction ne s’est pas fait attendre. Ségolène Royal est revenue hier matin sur l’annonce du soutien gouvernemental concernant les délivrances prochaines des permis de construire pour le projet d’extension du stade de Roland Garros.

Sceptique depuis plusieurs sur le projet officiel porté par la Fédération Française de Tennis (FFT) et la Ville de Paris, la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie respecte le choix formulé par le Premier Ministre, Manuel Valls, mais a tout de même tenu à exprimer ses réserves, lors d’une interview sur BFM-TV et RMC.

(Crédits - Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie)
(Crédits – Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie)

« Je suis membre du Gouvernement, donc je ne vais pas faire de polémique. Le Premier Ministre est Premier Ministre et a le droit de faire ce qu’il a décidé. J’ai le droit de faire valoir – bien évidemment – les arguments que je veux défendre, c’est-à-dire, à partir du moment où il y a une solution alternative qui respecte le droit commun des Français et notamment ce Jardin Botanique des Serres d’Auteuil, il y avait d’autres solutions.

La vraie question, c’est le fait que la FFT n’a pas voulu examiner sérieusement le projet alternatif.

Je suis dans la discipline gouvernementale, c’est une chose, mais nous sommes dans un État de Droit et dans un État démocratique, et heureusement.

Je crois que les associations qui défendent farouchement l’environnement des Français vont utiliser les moyens de droit pour essayer de faire respecter les grands principes, à la fois les grands principes constitutionnels – parce que le principe de précaution est inscrit dans la Constitution – et les grands principes démocratiques et le droit de tout un chacun de faire respecter les espaces naturels ».

Les associations mobilisées devraient fort logiquement s’appuyer sur les réserves de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle et sur sa position exprimée auprès du Premier Ministre et des parties prenantes au dossier, pour poursuivre leur opposition, notamment devant les tribunaux.

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