JO 2022 : Réaction du CIO au retrait d’Oslo : « Une occasion manquée »

Le Comité International Olympique (CIO) n’a pas tardé à réagir à l’annonce du retrait de la candidature d’Oslo à l’organisation des Jeux d’hiver de 2022.

Après le désaveu infligé par la coalition gouvernementale, la capitale norvégienne n’a eu d’autre possibilité que de retirer son offre et ce, malgré la qualité technique de celle-ci.

Pour Christophe Dubi, Directeur exécutif du CIO, « c’est une occasion manquée pour la ville d’Oslo et pour tous les citoyens de Norvège, qui sont connus dans le monde entier pour être de grands amateurs de sports d’hiver.

C’est surtout une occasion manquée pour les athlètes norvégiens qui ne seront pas en mesure d’atteindre de nouveaux sommets olympiques dans leur pays d’origine.

Il s’agit d’une occasion manquée de pouvoir bénéficier d’un investissement du CIO de 880 millions de dollars. Cet investissement aurait été fait pour les Jeux afin de construire un héritage considérable pour le peuple.

En outre, l’organisation des Jeux aurait livré une somme considérable et certainement plus élevée que les 181 millions de dollars estimés dans le dossier de candidature. Les éditions les plus récentes des Jeux Olympiques d’hiver (par exemple Vancouver et Sotchi) ont toutes réalisées un bénéfice supérieur à leurs attentes ».

Drapeau olympique

Mais au-delà des regrets exprimés vis-à-vis d’un pays où les sports d’hiver sont une véritable religion et où le souvenir des Jeux de Lillehammer 1994 perdure, l’institution olympique pointe quelques critiques à l’égard du Comité de Candidature d’Oslo 2022.

Christophe Dubi rappelle ainsi que « plus tôt cette année, l’équipe de candidature norvégienne a demandé une réunion avec le CIO afin d’obtenir des informations complémentaires sur tous les aspects et les exigences, y compris en matière financière.

Le CIO a organisé une réunion avec les trois Villes Candidates afin de garantir le fair-play entre les trois offres.

Malheureusement, Oslo n’a envoyé sur place, ni membre du Comité de Candidature, ni-même un représentant du Gouvernement.

Pour cette raison, les responsables politiques de Norvège ne semblent pas avoir été correctement informés concernant le processus olympique et ont été obligés de prendre des décisions sur la base de demi-vérités et d’inexactitudes.

Pour un pays ayant de tels moyens, un grand nombre d’athlètes de haut niveau et un fort développement des sports d’hiver, il est dommage qu’Oslo ait manqué une belle occasion d’investir dans son avenir et de montrer au monde ce qu’elle a à offrir.

Nous allons à présent travailler en étroite collaboration avec le Mouvement olympique de Norvège pour faire des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver de Lillehammer 2016, un succès pour les jeunes athlètes ».

Illustration : Crédits – CIO

10 pensées

  1. Et ben voilà, ce qui devait arriver, arriva. Oslo s’est belle et bien retirée et nous voilà avec 2 cités asiatiques qui nous proposerons encore des budgets et de jeux trop large et trop coûteux.D’ailleurs à noté qu’il s’agira pour la première fois de puis 1994 que deux villes issues du même continent se succèdent.

    En gros le continent asiatiques ne pourra plus trop demander d’organiser de jeux été et hiver confondus pendant un petit moment (2018- 2020 -2022).

    Encore une fois et je le redis, le CIO c’est elle même mise en péril.

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    1. En effet, l’Asie va avoir du mal à se voir ré-attribuer un événement aussi important d’ici la fin des années 2020. Même s’il y a davantage de continent demandeurs que dans les années 80′ (et que les deux dernières éditions des JO à s’être déroulées sur le même continent en Europe n’était éloignées que de 2 ans, avec le changement de calendrier), ça va tout de même marquer le CIO, qui va à coup sûr y faire référence pour la question des candidatures…

      Après, le CIO a quand même fait de son mieux pour valoriser et inciter d’autres villes à candidater, et éviter ce cas de figures… Près d’une dizaine de villes étaient intéressées à la base, dont 7 ou 8 en Europe. Sur les 6 à avoir déposé un dossier de candidature, 4 étaient européennes… Ces 4 mêmes qui se sont désistés ! La principale erreur du CIO est de ne pas avoir avoir fait de communication pour inciter les villes à organiser des JO à coûts réduits et de réutiliser des infrastructures… Si cela avait été fait, il y aurait davantage de candidates européennes.

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  2. À moins d’une autre surprise, les Jeux de 2022 auront lieu en Chine qui aura alors réussi l’exploit d’organiser JO, JOJ et Jeux d’hiver en l’espace de 14 ans seulement.

    Maintenant, il faut essayer de regarder plus loin. Est-ce que les membres du CIO vont vouloir faire payer ces désistements successifs à l’Europe pour 2022, en la privant des JO en 2024 ou au contraire vont-ils faire en sorte d’y revenir?

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    1. Je pense que le désistement d’Oslo n’aura pas d’incidence sur l’Europe.

      En revanche, une éventuelle candidature de la capitale norvégienne pour 2026 ou 2030 serait immanquablement sermonnée sinon critiquée par le CIO.
      Un tel retrait, en plein coeur du processus de candidature (et non de requérance), cela fait bien longtemps que ça ne s’était pas constaté…

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