JO 2022 : Oslo s’impose comme une évidence, à moins que…

Avec le retrait forcé de Stockholm (Suède), la candidature voisine d’Oslo (Norvège) apparaît considérablement renforcée.

En effet, ayant un statut de favorite depuis le dépôt des candidatures, Oslo a toutefois dû faire face à la concurrence féroce de Stockholm, qui a misé sur la qualité de ses installations existantes mais aussi la compacité de son projet pour séduire.

En somme, un créneau similaire à celui de la capitale norvégienne.

Oslo-Holmenkollen

Aujourd’hui, cette dernière se retrouve opposée à quatre villes qui ne semblent pas en mesure de l’inquiéter pour la victoire finale.

Avec un manque de neige et une culture des sports d’hiver encore sous-développée, la candidature de Pékin-Zhangjiakou aura du mal à atteindre la phase de sélection des Villes Candidates. Il pourrait en être de même pour Lviv (Ukraine) ou encore Almaty (Kazakhstan).

Dès lors, seule la candidature de Cracovie (Pologne) pourrait venir contredire la suprématie évidente d’Oslo.

Comme l’a récemment rappelé la Présidente du Comité de Candidature, interrogée en exclusivité francophone ici-même, « les Jeux Olympiques d’hiver ne se sont jamais tenus dans cette partie de l’Europe ».

Un argument qui pourrait faire mouche auprès des Olympiens.

Mais la singularité du concept – avec l’utilisation des pistes de Slovaquie -, les infrastructures à construire et le manque d’expérience de la Pologne sont de nature à handicaper profondément Cracovie 2022.

Oslo peut donc espérer remporter l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver. Mais le risque pourrait venir de l’intérieur avec le possible refus d’accorder les garanties financières de la part du Gouvernement et du Parlement. Or, ces garanties sont une nécessité absolue pour toute ville désireuse d’accueillir les Jeux.

C’est donc dans le but de convaincre les élus nationaux qu’Oslo poursuit sa stratégie – payante jusqu’à présent – consistant à présenter de manière détaillée et chiffrée son projet.

Sur ce point, Eli Grimsby, Directrice du Comité de Candidature, a d’ailleurs expliqué que « Stockholm présentait des similitudes avec le concept d’Oslo et aurait pu devenir un concurrent sérieux. Mais Oslo a été plus loin dans le travail, avec un concept complet et un budget« .

Ces différents éléments renforcent par conséquent les chances norvégiennes.

De fait, Eli Grimsby estime que « beaucoup s’attendent à voir les Jeux d’hiver revenir en Europe occidentale en 2022. Oslo a gagné une réputation de favorite auprès des bookmakers. Mais malgré notre bon potentiel, toutes les Villes Requérantes auront un fervent désir de gagner ».

Oslo

Alors bien que les jeux semblent déjà pliés, il ne faut pas oublier le fait que le Comité International Olympique (CIO) sélectionnera officiellement les Villes Candidates en juillet prochain avant de désigner la Ville Hôte, le 31 juillet 2015.

Une campagne longue et intense attend donc, les désormais, cinq Villes encore en lice.

Illustrations : Tremplin de saut à ski de Holmenkollen à Oslo (Crédits – Oslo 2022)

6 pensées

  1. Cracovie seule aurait peut-être pu représenter une solution séduisante et alternative à Oslo. Mais confier l’organisation à deux pays pourrait vite devenir cauchemardesque. On démultiplie les problèmes potentiels. Le CIO voudra-t-il s’engager sur cette voie-là?

    De plus, ni la Pologne, ni la Slovaquie n’ont des économies flamboyantes. Qu’arrivera-t-il si un des deux pays est contraint de renoncer d’ici 2022? On sait tous que les budgets prévisionnels ne sont jamais respectés.

    Sotchi est problématique à plus d’un titre et Rio doit donner des cheveux blancs à plusieurs au CIO. La décision pour 2022 aura lieu entre Sotchi et Rio. Cela va forcément colorer le choix pour 2022.

    Si Oslo devait renoncer (ce à quoi je ne crois pas vraiment, les Norvégiens ayant un boulevard qui s’ouvre devant eux avec le retrait de la Suède), la favorite pourrait bien devenir…Beijing. Certes, la Chine a peu d’expérience dans l’organisation d’épreuves sportives hivernales, mais les choses changent vite dans ce pays. Shanghai va d’ailleurs accueillir pour la première fois les championnats du Monde de patinage artistique en 2015. De plus, Sotchi n’était pas exactement une destination de sport d’hiver avant sa désignation olympique et PyoengChang a été créée de toutes pièces par les Sud-Coréens. Et je ne doute en aucun cas de la capacité des Chinois à être prête si elle le décide et à livrer des Jeux remarquables en 2022.

    Certes, 2018 et 2020 semblent condamner les candidatures asiatiques pour 2022. Mais si le CIO se retrouve dans une situation où seules les candidatures asiatiques tiennent la route, il n’aura pas d’autre choix que de retourner en Asie pour une 3e fois consécutive.

    Nous n’en sommes vraiment pas là, mais on ne peut pas écarter complétement un scénario de ce genre.

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    1. La Chine peut se positionner sur 2022 mais je pense davantage à elle pour 2026 voire plutôt 2030.

      N’oublions pas que Sotchi a dû bataillé pour 2010 avant d’obtenir 2014 et PyeongChang était aussi présente pour l’échéance 2010 avant de décrocher 2018…

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      1. Tu as raison Kevin, mais si Oslo devait se retirer, le CIO devra choisir. Et la Chine pourrait alors représenter la meilleure alternative.

        Juste une petite précision, Sotchi n’était pas candidate pour 2010.

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      2. Je suis assez d’accord, si Oslo devait renoncer (mais c’est aller bien loin en disant ça, ce serait vraiment étonnant sachant que la ville a toutes les cartes en main !), je pense que les 2 asiatiques auraient plus de force que les 2 européennes restantes. La Chine a su avoir des infrastructures de qualités et dans les temps, et organiser de bons jeux (si on met de côté la question des coûts et l’éthique du Pays…) et Amalty a déjà un tas d’infrastructures (même si elles sont plutôt utilisables pour des Jeux d’été que d’hiver…). A contrario les européennes n’ont pas grand chose pour le moment. Je donne l’avantage à Cracovie parmi ces 2, car elle entreprend plus de choses que Lviv à l’évidence…

        Après, il faut voir ce que préfère les CIO : alterner encore et toujours les continents (avantage Europe) ? Ou miser sur les acquis de chaque nation (avantage Asie) ? Wait and See…

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