JO 2024 : Une candidature française estimée à 70 millions d’euros

Dans son édition du jour, le « Journal du Dimanche » revient sur la réunion organisée ce samedi à Paris, entre le Président de la République et le nouveau Président du Comité International Olympique (CIO).

Durant près d’une heure, François Hollande et Thomas Bach ont échangé sur la question olympique et notamment sur l’éventualité d’une prochaine candidature française, pour l’Olympiade de 2024.

Le Président de la République s’est montré favorable à une telle démarche, ce qui n’est pas étonnant compte-tenu des derniers rendez-vous élyséens du mois de novembre. En effet, le Chef de l’État a convié à l’Élysée les trois membres français du CIO puis les Présidents du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et du Comité Français du Sport International (CFSI) en l’espace de quinze jours.

Elysée

Selon un conseiller du Président Hollande, « il trouverait formidable que Paris ait les Jeux. Cela aurait une dimension symbolique évidente, mais aussi une dimension économique et cela montrerait la force de la France.

La décision de se présenter ne dépend pas de lui. Il dit à tous ses interlocuteurs : ‘Si vous êtes d’accord, si vous êtes prêts, je vous soutiendrai' ».

Mais en parallèle de ces consultations officielles, Bernard Lapasset, Président du CFSI, mène actuellement un travail de l’ombre entre rencontre des responsables de Fédérations Olympiques et discussions avec des chefs d’entreprises susceptibles d’apporter un soutien non-négligeable le moment venu.

Car pour parvenir à mettre en place un solide dossier, l’argent sera déterminant. Outre la garantie financière de l’État et des Collectivités Territoriales pour la partie technique, il faudra être en capacité de mobiliser plusieurs dizaines de millions d’euros pour promouvoir le projet jusqu’au choix final du CIO, à savoir septembre 2017.

Pour le JDD, le coût d’un tel projet pourrait être estimé à 70 millions d’euros, soit un montant relativement raisonnable au regard des dernières candidatures olympiques.

Certes, ce chiffre représente une somme supérieure à la précédente tentative française (Paris 2012) mais demeure dans les standards actuels pour mener à bien un projet olympique.

Dans le cadre des Jeux d’hiver de 2018, PyeongChang avait par exemple dépensé 100 millions d’euros pour faire la promotion de son dossier auprès du CIO tandis que Munich avait débloqué quelques 50 millions d’euros.

Pour sa part, Annecy avait péniblement rassemblé 25 millions d’euros pour au final, n’obtenir que sept petits suffrages olympiques…

Plus récemment, Tokyo a déboursé près de 65 millions d’euros pour s’offrir les Jeux Olympiques d’été de 2020, plus que ses concurrentes Istanbul (plus de 40 millions) et Madrid (environ 25 millions).

Illustration : Crédits – Présidence de la République

8 pensées

  1. D’accord, entièrement d’accord, mais où voyez-vous le début du commencement d’une révolte ou même d’une opposition de la part des Français? Tous aiment-ils donc se faire flageller à ce point?

    1. Je ne comprends pas bien votre commentaire.

      Il y aura opposition au projet – si la France décide de se lancer – c’est évident. Aucune candidature, dans n’importe quel pays ne remporte une adhésion totale.

    2. Il n’y a pas trop de révolte ou d’opposition sur ce blog, mais dans la presse nationale ou spécialisée (sportive) française qui a déjà parlé d’une possible candidature française, les critiques fusent de toute part. Rares sont ceux en faveur qui s’expriment, mais les contres sont majoritaires dans les commentaires.

      Le principal objet de contestation est le coût global des JO (en la hausse ces 15 dernières années !), puis l’impact économique sur la vie locale/nationale (hausse des impôts, taxes, prix du logements etc…) qui ont pour conséquence de peser lourd dans l’esprit général.

      Après il y a également beaucoup de contestations sur le fait que ce n’est pas vu comme une priorité ni comme utile, alors qu’il y a quand même un héritage économique, sociale, urbain, médiatique et même environnemental à prendre en compte… Mais ça les gens ne le voit pas.

      Par conséquent, un grand nombre de lecteurs de ce blog appuient ces idées, mais le reste de la communauté internet non. Et sur le principe oui, ils aiment bien rabaisser leur pays en le qualifiant de « trop pauvre » ou de « Tiers monde de l’Europe », en gros…

  2. Pourquoi mendier encore une fois auprès de l’état providence tant critiqué par ailleurs ? Les jeux ne rapporteront rien à 99% des français, le financement doit donc être à 100% privé ou sponsorisé. Et si la région Ile de France veut absolument ces jeux qu’elle les paye, mais uniquement après un large débat sanctionné par un référendum.
    Détourner l’argent public vers l’organisation des jeux alors que tant de gens arrivent à peine à subvenir à leur survie est une infamie absolue. J’ai honte pour ceux qui, ne songeant qu’à leur orgueil ou leur intérêt personnel , manœuvrent pour y parvenir.
    J’espère qu’un large mouvement citoyen fera échec à cette folie….

    1. Le recours au référendum est devenue une pratique courante pour les Villes Requérantes à l’organisation des Jeux Olympiques.

      Paris – ou plus logiquement – le territoire du Grand Paris devrait donc organiser un référendum dans le cas où une candidature française serait annoncée d’ici fin 2014.

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