JO 2024 : Pour Tony Estanguet, « on sent plus d’humilité »

Membre français du Comité International Olympique (CIO), Tony Estanguet est revenu ce dimanche sur la rencontre organisée samedi au Palais de l’Élysée, entre le Président de la République, François Hollande et le Président du CIO, Thomas Bach.

Interviewé dans le cadre de l’émission « Les Grandes Gueules du Sport » sur RMC, le triple champion olympique de canoë-kayak a estimé que la démarche entreprise par François Hollande « fait plaisir car on sent plus d’humilité ».

Thomas Bach - François Hollande 3

Présent lors du rendez-vous, Tony Estanguet a par ailleurs mentionné le fait que le Chef de l’État avait directement échangé avec le Président du CIO concernant le rôle de la France dans le mouvement sportif.

« Qu’est-ce que la France peut faire pour l’Olympisme demain ? A-t-elle un rôle à jouer ? J’ai assisté au rendez-vous. Les discours d’avant c’était : ‘C’est nous qui avons organisé les Jeux, c’est normal que vous nous les donniez’.

On a changé d’approche. Aujourd’hui, d’autres grandes nations sont capables d’organiser les Jeux. On a perdu notre leadership. On repart de plus bas et on essaye de construire ».

Concernant le calendrier à mettre en place avant l’annonce d’une candidature, Tony Estanguet estime qu’il faut d’abord « commencer par essayer de voir ce qui se passe autour de nous, quelles sont nos chances. Il faut essayer de regarder le projet. On a du temps. La France doit se prononcer sur ‘faut-il y aller ou non’ avant septembre 2015. Il faudra déposer le projet de candidature en septembre 2016. Et la ville pour les JO 2024 sera choisie en septembre 2017« .

Évidemment, l’échéance des élections municipales comptera dans la poursuite éventuelle du projet – en fonction des résultats du scrutin -, et l’adhésion de toutes les forces vives du pays sera déterminante.

D’ailleurs, sur ce dernier point, Tony Estanguet met en garde le mouvement sportif et le monde politique.

« Il faut […] réunir tous les interlocuteurs et voir si on peut travailler ensemble, être coordonnés.

Si c’est juste le mouvement sportif qui demande les JO, on va se planter. Si c’est juste les politiques, ça ne marchera pas non plus.

Mais si, en revanche, on est capable de fédérer autour d’un vrai projet, tous les atouts français, là, on change de catégorie, de dimension. Et peut-être qu’on aura une chance ».

Illustration : Crédits – Présidence de la République

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