La Basketball Arena de Londres sera-t-elle la solution aux problématiques parisiennes ?

Le 11 juin dernier, le quotidien sportif « L’Equipe » consacrait un article à la reconversion de la Basketball Arena des derniers Jeux Olympiques de Londres 2012.

En vente depuis plusieurs mois, la grande salle de 12 000 places pourrait trouver une seconde jeunesse à… Paris, et plus précisément dans l’enceinte du Stade Charléty !

Basketball Arena à Charléty

C’est en tous cas l’idée émise par Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), au moment où plusieurs clubs sportifs de la capitale et de sa proche banlieue (Nanterre…), ne disposent pas d’infrastructures adéquates et alors que le Palais Omnisports de Paris Bercy s’apprête à fermer ses portes pour cause de rénovation jusqu’en 2015.

De fait, pour Denis Masseglia, « construire une Arena coûterait 100 millions d’euros. Pourquoi ne pas utiliser un stade temporaire, comme la Basketball Arena des JO de Londres ?

C’est une enceinte de 12 000 places démontable et remontable. Elle pourrait être posée dans le Stade Charléty (XIIIe arrondissement de Paris) et éventuellement être revendue ensuite, par exemple aux organisateurs des Jeux de Rio ».

L’avis semble être le même du côté de la Ligue Nationale de Basket (LNB) où son Président, Alain Béral, estime que « cette salle [est] une opportunité crédible, facile. Nous sommes à la recherche d’investisseurs et d’un terrain ».

Toutefois, la question d’une implantation dans Charléty pourrait poser des problèmes organisationnels. En effet, comme le rappelle « L’Equipe », « un certain nombre d’événements sont déjà programmés dans le stade, notamment les matchs de l’équipe féminine de football du PSG ».

Dès lors, quel terrain pourrait accueillir l’Arena londonienne ? « La faisabilité sur un terrain aux abords de la Halle Carpentier a aussi été étudiée avant d’être écartée. Et pourquoi pas les bois de Boulogne ou de Vincennes ? » demande le quotidien sportif.

Pour Jean Vuillermoz, adjoint aux sports à la Mairie de Paris, « on ne peut rien y construire, même pas des pelouses synthétiques, sauf à obtenir des dérogations de la commission des sites et du Ministère de l’Écologie ».

Le devenir de la salle qui a organisé la phase finale du tournoi olympique de handball reste donc en suspens, de même que l’aménagement d’une ou de plusieurs installations de moyenne à grande capacité dans Paris ou en proche banlieue.

Pour l’heure, la capitale ne possède qu’une seule salle en mesure d’accueillir entre 5 000 et 10 000 spectateurs dans le cadre de manifestations continentales ou internationales… Jusqu’à quand ?

Illustration : L’Équipe du mardi 11 juin 2013

4 pensées

  1. Il ne faudrait surtout pas que cette salle soit vu comme une solution à long terme. J’ai eu l’occasion d’assister à deux matches du tournoi olympique féminin de basket et je me suis rendu compte qu’elle avait un gros défaut : il n y a pas d’endroits pour placer des boutiques et de points de restauration.
    Aux jeux, celles-ci furent placées à l’extérieur.

    Qui voudrait s’ en servir pour du sport-business devra alors faire preuve de créativité pour en faire une affaire rentable.

    1. Tout à fait. C’est un bon équipement dans le cadre d’une manifestation temporaire – comme les Jeux – mais ensuite divers problèmes peuvent se poser.

      Pour Paris, il paraît urgent de rénover en profondeur la Halle Carpentier et la Salle Pierre de Coubertin, deux salles emblématiques de la capitale mais qui ne répondent plus aux standards internationaux.

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