Euro 2016 de Football : Un déséquilibre territorial regrettable dans l’offre d’organisation

La Fédération Française de Football a dévoilé hier, la liste des neuf stades où se dérouleront les matchs de l’Euro 2016. 

Le Stade de France à Saint-Denis bien sûr, mais également le Parc des Princes (Paris), le futur Grand Stade de Lille, le Stade Félix Bollaert de Lens, le Stade Marcel Picot de Nancy, le futur Stade des Lumières de Lyon, le futur Grand Stade de Nice, le Vélodrome de Marseille et le futur Grand Stade de Bordeaux.

Enfin, deux stades ont été choisis en position de réserve. Il s’agit du Stadium Municipal de Toulouse et du Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne. 

Sur les neuf stades sélectionnes par la FFF pour 2016, quatre enceintes doivent être construites et quatre autres devront subir une modernisation de leurs structures afin de proposer un meilleur confort aux joueurs et aux spectateurs. 

Si l’on peut se réjouir de la volonté de la FFF de faire la part belle à de nouveaux équipements performants et multifonctions comme le futur Stade de Lille ou encore le futur complexe sportif de Lyon, on ne peut se satisfaire de la quasi-absence du Grand-Ouest de notre pays dans le plan d’organisation.

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L’Euro de Football est un événement majeur pour un pays organisateur et doit faire participer l’ensemble du territoire national dans un esprit de cohésion et de partage autour de l’équipe nationale et des valeurs du sport.

Cependant, avant même la décision de l’UEFA de confier à la France l’organisation de la compétition, la Ville de Nantes s’était retirée de la « pré-sélection » des villes françaises, compte-tenu du faible engagement de l’Etat dans l’investissement global de modernisation / construction des enceintes sportives.

Depuis hier, force est de constater que c’est véritablement l’ensemble de la façade Ouest de l’Hexagone qui se trouve délaissé par la FFF, car hormis Bordeaux, aucune autre ville n’accueillera de matchs en 2016, Toulouse ayant été recalée en « réserviste ». La ville a sans doute aussi pâti de ses critiques, similaires à celle de Nantes, sur le maigre effort étatique.

Ce profond déséquilibre est regrettable. Il aurait en effet fallu un choix concerté et responsable avec les dirigeants politiques et sportifs locaux afin de permettre à l’ensemble du territoire de prendre part dans l’accueil et l’organisation de l’événement continental, l’un des plus suivi dans le monde. Il aurait ainsi été légitime, selon moi, de voir Toulouse en position de ville-hôte au détriment de Nice ou Nancy par exemple. Je précise ici que je n’ai absolument rien contre ces villes mais je pense que ces choix plutôt que celui de la « Ville Rose » ne sont pas adéquats en terme de couverture territoriale de l’organisation. Certains diront en outre que le choix de Nancy est dû au fait que Michel Platini, Président de l’UEFA, y a débuté sa carrière… Le choix de la FFF de recaler Saint-Etienne est lui aussi critiquable – compte-tenu de la très forte tradition footballistique de la ville – mais la proximité avec le futur Stade des Lumières de Lyon a sans doute pesé dans la décision finale.

Cinq ans avant l’accueil de la compétition, la Fédération Française de Football a fait preuve d’un choix bancal, potentiellement préjudiciable dans les années à venir, pour la ferveur populaire que requiert un tel événement.

Illustration :

– Carte des stades sélectionnés (AFP)

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